L'instant-poésie
Instant-Poésie 160
(le 2019-11-17 à 07:00)

Chers amis,
Bougival attendait naturellement un poème : nombre de lecteurs et l’auteur y demeurent. Qu’hommage lui soit donc ici rendu.
Vous remarquerez la présentation particulière de la photo : elle est celle du livre.
« INSTANTS ET AU-DELA » Photo-Poésie II,
dans la très belle mise en page d’Éric Courtade. Il arrive incessamment ainsi qu’un N° spécial de l’Instant-Poésie.
Par ailleurs, une autre invitation vous attend en conclusion !

Lassée de tant de monuments,
De la vie parisienne,
J’ai cherché, moi la Seine,
Un repos longuement.

Alors je me mis à flâner
Auprès d’un val boisé,
Et d’une onde-baiser
Bougival était né.

Un bourg s’allongea près de moi
Et grimpa sur les flancs ;
Un clocher fin et blanc
Fit signe de sa foi.

Puis l’on me prit en affection,
Les artistes du monde
Et les peintres de l’onde
Aux tons des impressions.

J’inspirai Georges Bizet*,
Jusqu’au bain froid fatal :
Cet amour sidéral
Carmen et Don José.

Et j’inspirai à Tourgueniev*
Poèmes et mémoires,
Un roman de terroirs,
De Russie, de son fief.

Et jusqu’en fin de mon aval,
En mes scintillements,
Je verrai en coulant
Mon suave Bougival.

PNMA

Illustration
Bougival, la maison de Georges Bizet.

Attention: la "définition" de la photo et de la page est en réalité ONZE FOIS SUPERIEURE ! à celle de cette image, définition limitée pour le logiciel de diffusion.

DANIEL ADAM du Bougival Photo Club
DIMANCHE 24 NOVEMBRE 15h30- 17h30
en l’église St Pierre St Paul de LA CELLE-SAINT-CLOUD (78°) :
« BACH MAÎTRE SPIRITUEL»
Conférence, illustrée à l’orgue, donnée par notre ami le PASTEUR JOLY éminent spécialiste de ce père de la Musique. A son issue nous vous accueillerons avec plaisir pour un verre de l’amitié.
Bonne semaine!
A tout bientôt !
PNMA
Objet : Test IP Emmanuel
(le 2019-11-05 à 03:00)

Texte d'introduction

Texte de l'instant.
Illustration
Légende de l'image

Crédit photo
Texte de conclusion
IP 159 Aulnay de Saintonge
(le 2019-11-02 à 08:00)

Chers amis,
Voilà donc le poème, anticipé pour raison de calendrier comme vous allez le lire et le voir. Il s'accompagne naturellement de mes pensées et prières pour vos proches,notamment parents et conjoints, que j'ai connus, parfois très bien. De nombreux visages défilent devant mes yeux...
Que leur lumière dans celle de l'Incomparable vienne jusqu'à chacun de nous!
Que ce jour des défunts
Qui ne sont pas loin,
Soit pour chacun
Un jour serein !

Voir par ailleurs la fin de cet IP



Aulnay-de-Saintonge

Cet été nous rendions visite
A Aulnay-de- Saintonge ;
Nous répondions à cette invite
D’un souvenir, d’un songe.

On rêvait d’un lieu solitaire,
Mais un acteur disait
Un poème d’Apollinaire
Sur un ton apaisé.

L’enclos autour était sans fleurs
Dans la paix funéraire,
Avait le parfum de langueur
De ces dalles de pierres.

Quels pèlerins y reposaient
Sur ce chemin jacquaire ?
Les tombes dans l’herbe taisaient
Leur vie aventurière.

Mais on voyait d’autres jardins,
Plus vrais que le vieux songe,
Des simples et un gallo-romain,
A Aulnay-de-Saintonge.

Au soir, en paisible lumière,
Les personnes parties,
Revenait l’âme singulière
En ce lieu investie :

La pure harmonie des volumes
De l’église en nature,
Mystère que la raison hume
Et qui au cœur perdure.

PNMA
Illustration

Photo PNMA
INVITATION

CE MARDI 5/11 à 20H30 EN L'EGLISE ST PIERRE ST PAUL DE LA CELLE-SAINT-CLOUD, je donnerai mon témoignage de la " poésie vécue comme aventure humaine et spirituelle"l avec lecture de poèmes de la trilogie des 153.
J'espère vous y revoir nombreux !
En vous souhaitant un week-end de Paix!
IP 158 Haltes russes
(le 2019-10-20 à 07:00)

Voilà un souvenir de voyage en Russie (2017), réminiscences-éclairs présentées sous forme de haïkus (5-7-5 syllabes).Lisez aussi en conclusion l’invitation à une toute nouvelle soirée francilienne !

Saint-Petersbourg

Neva et Newski
Canaux places palais hommes
Perspectives s’enfilent

Peterhof-Petrodvorets

Fenêtres par centaines
Aux longues façades claires
Pleuvent les fontaines

Kiji

Temple de bois seul
Tuiles à l’argent du tremble
Calmant les eaux

Saint-Cyril-au-lac-blanc

Grands murs sur le lac
Monastères en blanche forteresse
Et tant de clochers

Moscou

Place rouge on va
Aux gratte-ciels circulons
Lente Moscova

Novodievitchi

En Paix ombragée
Au couvent dorment les grands
Bancs pour les vivants

Bulbes d’or

Soudaine hauteur
Bondissent cinq bulbes d’or
Stupeur de bonheur



Illustration
Cimetière de russes célèbres à Novodievitchi (Moscou), lieu particulièrement prisé des artistes et poètes depuis des siècles.

photo PNMA
Invitation ; mardi 5 novembre à 20h30 à l’église Saint-Pierre Saint-Paul de la Celle Saint-Cloud.
Dans le cadre des vibrantes soirées « Hosanna » je donnerai mon témoignage : « La poésie ? Une aventure humaine et spirituelle », en photos, musique et poèmes.A bientôt pour ceux qui le peuvent et à tous belles journées aux couleurs de l’automne !
IP 157 Réjouis-toi Vierge de Fleury
(le 2019-10-06 à 07:00)

Demain lundi 7 octobre, certains d’entre nous fêterons Notre-Dame du Rosaire (cf wikipedia). Le poème de cette quinzaine se devait donc naturellement d’honorer la Mère du Ciel. Voilà un nouvel hommage à Notre-Dame de Fleury que pria Jeanne d’Arc.

Réjouis-toi Vierge de Fleury
En ostensoir de chêne
Notre Mère et Reine

Réjouissez-vous Jésus et Marie
Votre blanche douceur
Vient jusque dans nos cœurs

Réjouis-toi Vierge de Fleury
En légère couronne
Ta joie vers nous rayonne

Réjouis-toi Mère au nom Marie
Vierge au sourire si sereine
Se tenant humble Reine

Réjouis-toi Vierge de Fleury
Au sourire si long
Qu’il nous touche au tréfonds

Réjouis-toi qui plus blanc sourit
Que montagne de neige
Ouvrant son cœur vierge

Réjouis-toi Vierge couronnée
Toi la si belle au monde
Et l’ultime Joconde

Réjouis-toi Vierge inclinée
Qui dit : « Regardez-nous,
Mon Jésus est à vous »

Réjouis-toi Vierge de Fleury
Et sculpteur toi aussi
Qui donna tant de vie
A l'albâtre ravi :
En l’instant d’un éclair
La pierre devint chair

Réjouis-toi Vierge de Fleury
Visage tendre et doux
Regard d’amour pour nous

Réjouissez-vous Jésus Marie
Au sourire le même
Et qui nous dit : Je t’aime »

Illustration

Pnoto PNMA
A jeudi à Croissy pour les Franciliens (cf l’IP de dimanche dernier) et bonne quinzaine à tous !
Instant-Poésie : Invivitation
(le 2019-10-01 à 15:00)

Avec plaisir je vous invite à cette soirée où je dirai de nouveaux poèmes avec photos et accompagnement musical.

SUR LES PAS DE MARIE
EN PHOTO, PRIÈRE ET POÉSIE

JEUDI 10 OCTOBRE 20H45
Mois du Rosaire
ÉGLISE SAINT-LÉONARD
A CROISSY /SEINE (ouest parisien)

Illustration
Notre-Dame de Fleury (Saint-Benoît/Loire)
A très bientôt j'espère!
En amitié poétique
IP 156 Sous les ponts de Paris
(le 2019-09-22 à 07:00)

Pour ces journées du patrimoine je vous invite à une promenade parisienne sous deux ponts de Paris : le pont de Passy (PNMA) et le pont Mirabeau de Guillaume Appolinaire, original de mon pastiche.

PONT DE PASSY

Sous le pont de Passy coule la Seine
Et souvenirs
Revenant à la traîne
Des Geneviève Hildebert et Germaine

Vienne la pluie soleil luise
Les eaux s’en vont bonheur je puise

Vois les métros qui mènent dans les airs
Les amoureux
Au cœur à découvert
Pour un baiser sous la tour en fers clairs

Vienne la pluie soleil luise
Les eaux s’en vont bonheur je puise

Stations saisons passions tout y alterne
Passé présent
Au pont qui te materne
Où sous chaque arche brille une lanterne

Vienne la pluie soleil luise
Les eaux s’en vont bonheur je puise

Et toujours cœur lourd où l’âme sereine
De nuit de jour
Te voir m’est une étrenne
Toi pont de Passy où coule la Seine

Vienne la pluie soleil luise
Les eaux s’en vont bonheur je puise

PNMA

PONT MIRABEAU

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Guillaume Appolinaire


Illustration

Photo PNMA
En vous souhaitant une belle première quinzaine d'automne!
IP 155 De Nubie et du Finistère!
(le 2019-09-08 à 07:00)

Chers amis,
Tout d’abord un chaleureux merci à tous ceux qui m’ont partagé leurs désirs pour cette rentrée. Un large consensus s’établit autour de trois idées :
-Un envoi tous les 15 jours suffit ;
-la photo est aussi attendue que le poème ;
-enfin l’ouverture, notamment, aux sujets de société est très peu souhaitée.
Je vous rejoins largement et poursuis donc dans cette voie.
Cette rentrée se fera exceptionnellement avec deux poèmes : un souvenir de voyage et un hommage à la Vierge (au Menez-Hom cet été), puisque le 8 septembre on fête traditionnellement sa Nativité.
En espérant que ce nouvel Instant-Poésie vous plaise (?) et vous trouve chacun dans la meilleure forme possible, je vous assure de ma fidèle et poétique amitié.
PNMA

KALABSHA*, TEMPLE ÉGYPTIEN

Le temple fort à peine ouvert
Son pylône en avant
Regarde au loin le désert
Affronte deux mille ans

Depuis les vastes salles closes
Et jusqu’au sanctuaire
Montent les colonnes grandioses
Au-delà des mystères

Elles semblent supporter le ciel
Palmiers à fleur de lotus
Dressées en gardiens solennels
Des murs et papyrus

Au long des parois protectrices
Pharaon fait offrande aux dieux
Isis et son fils Mandoulis
En gestes nobles et gracieux

Il songe à ce « livre des morts »
Accomplit le rituel
Pour que sa barque arrive au port
Des quais éternels

Ainsi les peintres et sculpteurs
Pharaon déifiant
Tous artistes et bâtisseurs
Ils ont vaincu le temps

Le temple fort à cœur ouvert
En puissance et beauté,
Regarde au lointain le désert,
Et dit l’Éternité

*Temple de Nubie (Haute-Égypte) construit vers 30 avant JC. Le pylône est la massive façade.

---
SAINTE-MARIE DU MENEZ-HOM !

Sainte-Marie du Menez-Hom
Soyez louée aux Trois-Retables,
Pages d’or et sublime album !

Dans le cortège aux douze Saints,
Humains posés, vivants divins,
Louons Marie du Menez-Hom !

D’Œuvre-de-Dieu et Travail-d’hommes,
Soyez bénie pour cette somme,
Sainte-Marie du Menez-Hom !

Une coquille vous fait dôme,
Et toute-belle en polychrome,
Sainte-Marie du Menez-Hom !

Dans l’enclos, muette Bergère,
Mais pleurant au trop haut Calvaire,
Soyez louée au Menez-Hom !

A vous seule chant du Te Deum,
Soyez bénie fleur de l’arum,
Sainte-Marie du Menez-Hom !

Que par de doux mots l’on vous somme,
Écho sacré de l’amen « om »,
Sainte-Marie du Menez-Hom !

Vierge, priez Dieu pour les hommes
Quand à ces retables on vous nomme :
Sainte-Marie du Menez-Hom !

PNMA

Illustration
Sainte Marie du Menez-Hom. La Vierge est au centre à gauche.

PHOTO DE NOTRE AMI-LECTEUR HUBERT JEU
Belle quinzaine de fin d'été et au 22!
IP 154 Confidence et questionnement
(le 2019-06-23 à 06:00)

Chers amis-lecteurs,
L’Instant d’aujourd’hui, ne sera pas un poème, mais une lettre personnelle, une confidence et un questionnement.

1) D’abord un chaud et profond MERCI à tous ceux nombreux qui pendant ces trois ans m’ont écrit ou dit de fortes et sincères paroles d’encouragement et d’amitié. Sans cela ce « travail » n’aurait pas été possible.
Ce charisme de la poésie que j’ai reçu dans ma jeunesse, j’en loue Celui qui me l’a donné, mais c’est grâce à vous et pour vous qu’il s’est développé :
636 lecteurs (sans faire de publicité), 150 poèmes (cf www.instant-poésie.fr ), deux recueils, un prix, un récital, quelques soirées poésies…ET bien plus : des AMITIÉS avec leurs profonds échanges se sont joliment entretenues, renforcées ou sont nées au cours de ces trois ans. Quel cadeau reçu du Très-Haut !

2) Aujourd’hui le temps est arrivé d’une pause et d’un mûrissement jusqu’à l’automne. ..
Que sera l’Instant-Poésie DEMAIN ? Il faut entre autres revoir la gestion informatique et surtout savoir aussi comment toi, ami-lecteur voit les prochains instants ?
Selon cette parole de Montaigne que j’affectionne « la parole est à moitié à celui qui parle et à moitié à celui qui entend », MES DECISIONS DEPENDRONT LARGEMENT DE VOUS et de vos réponses à ces questions :
-un envoi tous les quinze jours suffirait-il ?
-une photo est-elle nécessaire au poème ?
-A la dominante d’hymnes à la Beauté, faudrait-il ajouter des méditations sur notre société ?
-Faut-il alterner avec d’autres auteurs ?
-Introduire d’autres formes que la poésie ?
Et ? et ?

JE SUIS A L’ECOUTE de toutes vos réflexions et suggestions qui sont vraiment attendues.
Les écrans ont la parole !

Que chacun à sa façon –contemplation, méditation, prière…-
Se ressource pleinement cet été !
C’est mon vœu pour chacun de vous.

Avec toute ma poétique amitié

Patrick NMA
patrick@instant-poesie.fr

Illustration
Coucher de soleil sur Bora-Bora.
"La beauté du monde,
c'est le sourire de tendresse du Christ pour nous
à travers la matière." Simone Weil (+1943)

PHOTO ÉRIC COURTADE
D'ans l'attente et au plaisir de vous lire.
Bon dimanche et bel été!
IP 153 L'âme des lieux
(le 2019-06-16 à 07:00)

Un souffle s'exhale de ces lieux qui touchent universellement ou plus personnellement...Merci de prêter ATTTENTION à la fin ce mél.

Parfois enchantés par un site,
Nous demandons, curieux :
D’où viens-tu, toi qui nous invite,
Belle âme de ces lieux ?

Lascaux répond : ma Préhistoire
D'animaux en cavale ;
Lourdes : ma source en offertoire
Où prières dévalent ;

Carnac, Kermario, Le Menec:
Nos milliers de menhirs ;
Et sur l’Aulne Landévennec:
Mes bois et souvenirs ;

Germigny-des-prés: l’oratoire
Aux douze-cents années ;
Maguelone : mon promontoire
Sur Méditerranée ;

Et Notre-Dame de Paris:
Bien-être en ma cité ;
La blanche abbaye de Fleury:
Mes lignes de clarté.

Sète : ma paix au cimetière
Qui domine les eaux ;
Au mont Saint-Michel :mes pierres,
Pyramide des flots.

Près de ces beautés singulières
L'homme songe à ses dieux;
Voilà où il se désaltère,
Où naît l’âme des lieux.

Illustration
La nef de l'abbaye de Fleury à St Benoît/Loire.

Photo Monastère de Fleuurry
DEUX INFORMATIONS :
-Suite à un contretemps extérieur, la soirée"Louange et poésie du 18 juin est reportée en octobre.
-C'est l'avant-dernier dernier Instant-Poésie avant une pause estivale.
Bon dimanche! Bonne semaine!
IP 152 Le Souffle et les roseaux
(le 2019-06-09 à 07:00)

Le poème de Pentecôte...

« Le Souffle d’Elohim* planait
Sur la face des eaux » ;
Par sa caresse s’égrainaient
Semences de roseaux.

Le temps passait sous le Très-Haut,
Quand au Vent balancés
Un printemps béni, les roseaux
Se mirent à penser.

En hommes ils furent mutés,
Œuvre de la Sagesse,
En génies de l’Antiquité
De force et de finesse.

Et parut l’Homme-Dieu Jésus
Au milieu d’un hameau,
Du Souffle et de de la Vierge issu,
Élevé au plus haut.

Des pauvres roseaux Il s’éprit :
On se moqua de Lui,
Mais Il envoya Son Esprit ;
Il vient, c’est aujourd’hui :

Sur les gens des rues, saints, héros,
Qui donnent de leur être,
Amis du Vrai, du Bien, du Beau,
Les ouvreurs de fenêtre ;

Et à chacun de nous roseaux
Invisible et présent,
Le Souffle murmure d’En-Haut :
« Je t’aime mon enfant ».

PNMA Pentecôte 2019


*Un des différents noms pour désigner le Dieu d’Israël, ici en Genèse 1,2.
Voir également la note en conclusion.

Illustration
Le lac de Tibériade (Israël) à Tabgah (rive nord, lieu de la multiplication des pains et des poissons). L'Esprit se cache dans la photo . Où est-il ?
Les gagnants auront une surprise de fin d'année!

Photo PNMA
1) Le titre de cette hymne est un double ricochet sur "L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature, mais c'est un roseau pensant" de Blaise Pascal ET sur le dernier beau livre de Marc Leboucher "Le souffle et le roseau" (éditions Salvator).
2) APPEL DU 18 juin 2019 à 20h30 à l'église St Pierre St Paul de la Celle Saint Cloud , dernière soirée Hosanna "Le souffle et le roseau" où je dirai une quinzaine de mes poèmes. A la joie d'y revoir les franciliens.
IP 151 Méditerranée de midi
(le 2019-06-02 à 07:00)

La venue des beaux jours nous convie de nouveau à la mer...


La mer du plein midi
Au soleil mer éblouie
Scintille à l’infini
Masse immense de Vie

Méditerranée feu
Depuis l’Antiquité
Qui fait jaillir les dieux
Pour notre humanité

Au creuset du soleil
Ton flot se mute en or
Plus qu’argent et vermeil
Dans l’amour le plus fort

A l’ardente caresse
Tu t’enivres et tu vibres
En lumière de liesse
Que chantent les félibres*

Le soleil se mire et mire
En myriade orgasmique
Milliards de fois il vire
En la noce cosmique

Dans cette intime osmose
De ses flots résolus
La planète s’expose
Au soleil absolu

Rayons pénétrant l’eau
Telle saphir des mers
Emis par le Très-Haut
Diamant de l’Univers

PNMA

*Poètes de langue d’oc

Illustration

PHOTO AMN
Bon dimanche! Bonne semaine!
Et à la Pentecôte...
INSTANT-POÉSIE 150 ! ARRÊT LE VAL D'OR.
(le 2019-05-26 à 07:00)

Voici aujourd'hui un court voyage aux noms qui en disent plus long!

Ayant quitté Saint Cloud
Nous roulions, quand alors
Une voix dit tout doux :
« Prochain arrêt : Le Val d’Or*».

Beau était le pays :
Tour Eiffel, Sacré-Cœur,
On voyait tout Paris,
Un instant de bonheur.

Au toit d’une chapelle**
Marie levait les bras,
Matin, étoile belle,
Stella matutina.

Puteaux et La Défense,
Les temples de l’argent
S’élevaient à distance
En cachant leurs agents.

Le francilien filait
Terminus Saint-Lazare,
Son mystère oublié
Au vacarme de gare.

Trajet disant la vie,
La vie est ce trajet,
Heure grise ou rosie
s'envolant comme un geai.

On ne saurait manquer
Pour notre dernier port,
De descendre au bon quai
A l'arrêt Le Val d’Or.

Illustration
*Station réelle sur le trajet très fréquenté de « Saint-Lazare » à Versailles et Saint-Nom-la Bretèche. **Nom de cette chapelle.

PAS DE PHOTO
MERCI aux nombreux lecteurs qui ont envoyé des mots bien sympathiques pour mes derniers poèmes.

Par ailleurs, pour nos amis de Bougival et communes environnantes, à noter sur vos agendas cette INVITATION le mardi 18 juin à 20h30 en l’église St Pierre St Paul de la Celle Saint Cloud la soirée de louanges « Hosanna » « Prier en poésie ».
sera dédiée à une suite de mes poèmes, essentiellement extraits des 150 Instants-Poésie
IP 149 Au café hollandais
(le 2019-05-19 à 07:00)

L'un de ces souvenirs d'instants, en voyage ou ailleurs, où le temps s'arrête...

C’était à Olsteurwyk*
Au pays hollandais
Un café en brique
Où le temps s’attardait

Les bougies sur les tables
Donnaient au mobilier
Une beauté de retables
Un regard familier

Tout parlait en secret
Les verres par leurs reflets
Les vieux livres discrets
Et un trousseau de clés


Les habitués assis
Disaient mezza voce
Des souvenirs d'amis
Sur un ton détaché

La dentelle pendue
Dévoilait à moitié
Dans l’heure suspendue
Des blancs fils d’amitié

La paix s’installait
Dans le jour irisé
Dans le corps s’écoulait
Un bonheur tamisé

C’était à Olsteurwyk
Où le temps s’arrêtait
Un café hollandais
Éclat d'éternité

PNMA

*cf légende de la photo.

Illustration
Dans un café d'Osterwyjk* (la graphie du poème est phonétiquement simplifiée) dans le Brabant, sud des Pays-Bas. 2016

Photo PNMA
Bon dimanche, bonne semaine! et dimanche prochain pensons que nous sommes tous Européens !...
IP 148 Il suffit d'une chose.
(le 2019-05-12 à 07:00)

Il suffit d’une chose,
Un oiseau, une fleur,
Pour que le cœur éclose
Sur le banc du bonheur.

Il suffit d’une rose
Aux pétales huppés,
Et l’âme se repose
En princesse de paix.

Suffit la tourterelle
Et ses roucoulements,
Le ciel se peuple d’ailes
En houle d’un moment ;

Ou la palme qui bruisse
Aux tendresses du vent,
Et la chanson s’esquisse
Sur les plaines d’Ivan.

Il suffit d’une dune
Pour qu’ondule un désert,
Aux lueurs de la lune
Et d’un fol rayon vert.

Un brin d’aster, de mer
Suffit à ton bonheur ;
Chacun est univers,
Un plongeoir pour le cœur.

PNMA
Illustration

Photo PNMA
Bon dimanche, belle semaine!
IP 147 SALUT, O REINE!
(le 2019-05-05 à 07:00)

Voici le mois de mai, le mois de Marie. Le poème ci-dessous est une traduction du "Salve Regina", hymne du XIIème siècle (en majuscules), alternant avec ma méditation (en minuscules).

Salut, O Reine !

SALUT, O REINE,
MÈRE DE MISÉRICORDE,
Tu nous consoles de nos peines,
Et à Dieu nous accordes ;

NOTRE VIE, NOTRE DOUCEUR,
TU ES NOTRE ESPÉRANCE !
Prions avec ferveur,
Disons notre confiance

ENFANTS D’ÈVE EXILÉS,
NOUS CRIONS VERS TOI ;
Si nous avons vacillé,
Viens guérir notre émoi.

NOUS SOUPIRONS VERS TOI,
GÉMISSANT ET PLEURANT
DANS CETTE VALLÉE DE LARMES.
Nous espérons en toi,
Priant et suppliant
De faire taire les armes.

O TOI NOTRE AVOCATE,
MONTRE-NOUS TES REGARDS
MISÉRICORDIEUX ;
Permets que je me hâte
Avant qu’il ne soit tard,
Vers ton être radieux.


ET APRÈS CET EXIL
MONTRE-NOUS JÉSUS,
FRUIT BÉNI DE TON SEIN ;
Et soit-il
Qu’auprès du Saint-des-Saints
Tes amis soient reçus,

AVEC TOI CLÉMENTE,
ET MISÉRICORDIEUSE
DOUCE VIERGE MARIE ;
Prévenante,
Belle et silencieuse,
Sans fin tu nous souris.

Illustration
Vierge du gothique tardif (XVème siècle) de la cathédrale de Trèves (Allemagne)..

PHOTO AMN
Bon dimanche et belle semaine!
IP 146 Nature en Joie!
(le 2019-04-28 à 07:00)

La Nature éclate de Joie,
Nourrie de ses nouvelles sèves,
Et les paysages verdoient.

En procession de printemps,
Les primevères, primes élèves,
Jouent de rose, violet et blanc.

Souriant d’en haut, les magnolias
Chantent l'écho de leurs couleurs,
Magnifiques alléluias !

Et les prunus et forsythias,
Formant duos de clairs bonheurs,
Alternent en Allegrias !

Puis apparaissent les genêts,
Pépites d’or en leur pluie dense,
Et plaisir des hommes renés.

Les champs de colza apprêté
De leurs jaunes forts nous égayent,
Par leurs éclats d’ébriété.

Et des cerisiers aux pommiers,
Toutes floraisons se relayent,
Dans les vergers tels des damiers.

Et toute la terre nubile
Jouit des fleurs de Dieu-Amour;
Songeant à leurs fruits : elle en jubile !

PNMA

Illustration
Genêts à Landévennec.

PHOTO AMN
Bon dimanche et belle semaine de printemps!
IP 145 Miracles à Notre-Dame
(le 2019-04-21 à 07:00)

Le coq est considéré comme un symbole de la Résurrection puisqu'il
chante tôt matin, résurrection quotidienne. Celui de Notre-Dame est miraculé! Le lien est donc immédiat entre ce dimanche de Pâques et ce poème.!

Veilleur sur Notre-Dame de Paris,
Le coq somnole au soir du lundi saint.
A neuf-cents printemps, vêtue de clair gris,
Notre-Dame ne pense à son tocsin.

« Soudain, à l’heure du couchant je brûle.
Ma charpente tout de chênes s’enflamme,
Et sur ma flèche embrasée mon coq hurle,
Précipité dans le feu, corps et âme. »

La foule effrayée est figée sans voix.
Face à ce brasier les pompiers s’acharnent
Dans les cœurs la Dame prie : « Sauvez-moi !
C’est l’âme de la France que j’incarne.

Moi, Mère de Paris et de la France,
Je ne veux pas vous quitter,
Ni ma Seine pour toujours mon alliance,
Ni mon île, ni ma chère Cité. »

Alors, mon Fils, entendant nos prières,
Approche, et tout en haut des pinacles,
Enserrant vivement mon corps de pierres,
Opère urgemment de puissants miracles.

Aucun de nos enfants ne tombe mort,
Et j’émerge du feu par Son secours,
Amputée, brûlée au degré le plus fort,
Mais je me tiens debout, sur mes deux tours.

Mon Trésor trouve une issue, un dessus.
Mais mon coq ? Cœur de reliques garni
D'épines qui firent saigner Jésus,
Et des corps de Geneviève et Denis.

Un ange l’a caché sous une pierre
Alors, au matin de Pâques il rechante.
Les fidèles élèvent leur prière ;
En « alléluia !" Notre-Dame exulte !

Notre-Dame à l’aube en parure blonde
Notre-Dame de Paris, de la France
Notre-Dame Marie, l’Amie du monde,
Notre-Dame Marie, notre Espérance

PNMA

Illustration
Abreuvés des terribles images et vidéos, il ne m'a pas paru opportun d'ajouter une photo
Joyeuses Pâques!
Heureuse semaine pascale!
IP 144 un poème à Notre-Dame de Paris .
(le 2019-04-17 à 13:00)

"De mes flots de mon âme,
J'embrasse l'Île Saint-Louis
Et la Cité chérie.
Au pied de Notre-Dame
Nous échangeons nos oui,
Paris et moi pour toujours unis."

Ainsi j'évoquais Notre-Dame dans le PREMIER poème "Une vie de Seine" du recueil "D'eau, de pierre et d'Esprit".
Nous voilà encore sous le choc de l'émotion, à des degrés divers selon notre lien avec cette haute et profonde Beauté. Le mien, comme pour beaucoup, y est depuis 61 ans particulièrement fort.
En attendant sans doute plus, voilà un très beau poème inconnu la chantant, envoyé par une amie.

NOTRE-DAME DE PARIS

Beau navire immobile au milieu de la Seine,
Sur l'ancre d'Espérance à jamais arrêté,
Dont les deux bras du fleuve enserrent la carène
A la pointe de la Cité.

Vous êtes la nef d'ombre et de silence où l'âme
S'apaise loin du bruit et de l'éclat des voix;
Vous êtes le foyer où palpite la flamme
De l'amour au pied de la Croix.

La lumière filtrée aux vitraux des rosaces
Tombe en lueur pâlie autour du grand autel,
Formant au Tabernacle une auréole où passent
Tous les rayons de l'arc-en-ciel.

La flèche, ainsi qu'un mât, sur l'abside se dresse;
Le bourdon, dans les tours qui couronnent le seuil,
A sonné des tocsins et des chants d'allégresse:
Nos hymnes de joie et de deuil.

Ceux-là dont le travail était une prière,
Maîtres sculpteurs, verriers, charpentiers et maçons,
Pour la vierge ont ouvré cette robe de pierre
Et l'ont brodée à leurs façons.

Ils y mirent l'ardeur de leurs forces croyantes,
Avec l'acharnement d'un labeur obstiné;
Et l'immense vaisseau qui brava les tourmentes
En demeure encore imprégné.

Comtesse de Magallon
"La guirlande de Marie" 1939
Poèmes couronnés par l'Académie Française





Illustration
Pas d'image.
Et Notre Dame bravera encore cette tourmente!
Que Notre-Dame continue de chanter dans nos coeurs et de veiller sur nous!!
IP 143. Croix
(le 2019-04-14 à 07:00)

Ce dimanche si particulier dans l’année invite à balbutier une réponse sur la mort et la Vie …

Dimanche du Mystère,
Ovation et Passion,
En un jour l’on vénère
Rameaux, Crucifixion.

Croix signe et mémoire,
La croix passe en chemin,
Croix cœur de l’Histoire,
Méditation sans fin.

La Croix du Crucifié,
Ieshouah le Nazaréen;
La croix des torturés,
Écrasés en vauriens ;

Croix signant la souffrance,
Brisement de l'instant;
Croix qui lance l’Espérance ;
Victoire sur le Temps.

On combat contre moi
A la Colline des Croix*,
Mont-Parole-de-Foi,,
Mais d’Essence je croîs.

Moi Croix de Ieshouah
Je terrasse la mort,
Et partout où suis là,
Je vous dis haut et fort :

Je fracasse la mort
Et ouvre grand mes bras ;
Je suis la Voie du Port,
Toujours là près de toi.

PNMA

*Voir légende de la photo

Illustration
*Au nord de la Lituanie, lieu de résistance pacifique des Lituaniens catholiques au cours des siècles, notamment face aux soviétiques qui la rasèrent au bulldozer au moins trois fois.
Déclaré par Jean-Paul II, site d’espoir, de paix, d’amour et de sacrifice.

PHOTO PNMA 2002
En souhaitant une intense Semaine Sainte à ceux qui croient et belle pour tous !
IP 142 Mont Saint-Michel
(le 2019-04-07 à 07:00)

La Merveille de l'Occident : juste titre. Au retour du Mont, un poème s'imposait : voilà modestement l'une des mille visions possibles.

Nous avions rendez-vous,
Fin mars, le Mont et nous.

Et l’heureux moment vint,
Quand en route soudain,
Offert le Mont survint,
Léger dans le lointain.

Alors, pris d’émotion
Aux pinacles pointus,
Surgit cette question :
Mont, dis-nous qui es-tu ?

« Montez mes escaliers,
Hauts, larges et longs,
Et passez mes paliers
De gris et lichens blonds.»

Et nous vîmes l’aurore
Et la mer qui s’enfuit.
Au soleil qui le dore,
Le Mont nous dit : « Je suis

La fine pyramide
Renaissance mystique
Résurgence intrépide
De l’Égypte antique

Le visage androgyne,
Militaire et civil,
De flèche féminine,
Et de rempart viril ;

Le fort saint qu’éleva
Le peuple industrieux,
A force de ses bras
Et de Foi au seul Dieu.

Et quand les flots m’enserrent
Dans la marée cosmique,
Le lotus fleur de pierre,
La Merveille héroïque,

Immuable sur l’eau,
Un diamant au Très-Haut.

PNMA

Illustration

DE NOTRE AMI-LECTEUR XAVIER DE BETTIGNIES
Beau dimanche, bonne semaine!
IP 141 Pose de mésange
(le 2019-03-31 à 07:00)

La préservation, l’amour de la Création est un appel du Pape François pour ce carême.
Que ce bref poème se joigne donc à tous les chants des amants de la Nature.

Assis dans le silence
Scrutant le ciel en bleu
N'ayant pour impatience
Qu’un instant lumineux

Je songeais à un ange
Au souffle de l’Esprit
Quand vint une mésange
Clamant un jeune cri

Vêtue de bure claire
Et de coiffe brune
Peut-être messagère
De nouvelle à la une

C’est en vol fortuit
Descendue de son nid
Qu’elle décèle un fruit
La nèfle de midi

Jubilant du repas
La fine mésange
De cœur et bec chanta
Son merci sa louange

Par la vive strette
Silence était délié
Par mésange « nonnette »
Posée au néflier

PNMA

Illustration
Mésange, de fait, dite "nonnette".

PHOTO DE NOTRE AMI-LECTEUR CLAUDE TURLAN.
Bon dimanche! Bonne semaine!
IP 140 Horizon
(le 2019-03-24 à 07:00)

De la méditation sur un objet à la méditation sur la Création...

Pourquoi scruter l’horizon
Y attendre une prédiction
Se plonger en méditation ?

Pour un paysage à déchiffrer
En M de Monts et I de clochers
Du Poète Géant et secret

Dessinateur Universel
Il signe en virtuose virtuel
D’une ligne entre mer et ciel

Droite finition
En immuable motion
Où l’œil part en perdition

Ce serpent rectiligne
Fascine le regard
De ses yeux introuvables

Mer et ciel aux lèvres unies
S’embrassent en longueur inouïe
D’amour en langueur infinie

De caritas et libido
Ils s’épousent à fleur d’eau
Chantant fragrance amoroso

Air en pures rimes
Dieu offre en ces rythmes
Des plaisirs intimes

Horizon qui ne se conçoit pas
Je ne sais quoi au goût d’Au-delà

Illustration

PHOTO AMN
Bon dimanche! Bonne semaine!
IP 139 Prie-Dieu esseulé
(le 2019-03-17 à 07:00)

Une méditation pour ce temps...

Moi prie- Dieu esseulé
J’attends là en silence
Un cœur à consoler

Un passant qui vienne se poser
Sur mes brins de paille bien tressés
Assis ou sur ses deux genoux
Ou près de moi simplement debout

Je suis dans un coin
Abandonné là
Trop dur ou trop loin
Trop vieux ou trop bas

J’ai une planche en plat accoudoir
Pour dire la prière du soir
Une courte échelle à trois barreaux
Pour regarder vers Lui, le Très-Haut

J’élève les prières
Mon ami le vitrail
Fait passer les lumières,
A chacun son travail

Ses rayons irisant
Sur mon bois étincelle
Et sur le pavement
Ils jouent à la marelle

Moi prie-Dieu esseulé
Je dis la Présence
Aux cœurs à consoler

PNMA

Illustration

Photo Nanette Courtade
Au vendredi 22 20h45 (non 20h30) à l'église de Croissy/Seine pour la soirée "Prière et poésie" poèmes de PNMA avec tableaux et la contribution du poète syrien Samir Tahan.
D'ici là bon dimanche et bonne semaine!
Grain de poussière. IP 138
(le 2019-03-10 à 07:00)

Alors que dimanche après dimanche il me paraît juste et bon de chanter la Vie, la Joie de la Résurrection, l’Espérance et le Bonheur, il y a dans notre calendrier annuel deux jours sombres : l’un gris le Mercredi des Cendres, l’autre noir le Vendredi Saint. Pour ce premier dimanche de carême, exceptionnellement donc, voilà une méditation sur ce premier jour, sur notre condition humaine. Pourtant nous sommes invités à vivre ce temps dans la joie de l’Esprit Saint !
Voir information importante en conclusion.

« Tu es poussière et tu retourneras à la poussière.» Genèse 3,19.

Grain de poussière

Rien rien rien de rien
Dans le cosmos infini
Atome d’infiniment petit

De rares années en transfert
Sur un électron de terre
Perdue dans l’univers

Dans les milliards d’années-lumière
Imagination délétère
Écrasée en poussière

Être humain comme un grain
Brûlé, balayé, foulé, vaurien
Dans les extrêmes incertains

Sorti d’un néant incompris
Envolé d’un désert de Gobi
Pour un océan jamais dit

Mais grain qui se souvient
Qui pense qui retient
Qu’il est grain de destin

Derrière la vitre grain de poussière
Qu’un soleil réverbère
Graine de lumière

Poussière de mort
A Ses yeux
Tu es cet or

PNMA
Illustration
Ondulations de dune à Fuerteventura (Canaries)

PHOTO AMN
Vendredi 22 mars à 20h30 à l'église de Croissy/Seine j'animerai une soirée
'Prière et poésie". J'espère y revoir nombreux les amis yvelinois!
Bon dimanche et bonne semaine!
La place de Teguise IP 137
(le 2019-03-03 à 07:00)

Voilà la place de l'un des plus jolis villages de l'île de Lanzarote aux Canaries.

La place est solitaire
Et la page s’écrit
Des mots voguant en l’air
Le palmier de ses palmes
Fait circuler le vent

La fontaine s’est tue
La colombe la frôle
Ni jet ni eau ne coule
Elle reste là têtue
Pour le décor sans rôle

Le pavé est heureux
De n’être pas battu
Les herbes aux interstices
Au hasard survenu
Redressées se réjouissent

Au sein du grand carré
De maisons de chaux blanche
Les vasques aussi pâles
Attendent sur la hanche
L’heure des fleurs fatales

Dans cette vaste cour
Sur un bâtiment blanc
Une croix est accolée
Qui pensera qu’un jour
Jésus y fut cloué ?

Le clocher sonne la demie
Coursé par un garçon
Un lourd pigeon s’envole
Un homme sous parasol
Serein boit son demi

La place s’emplit de passants
La page de caractères
Plus rien n’est solitaire
Ni place ni page passagère

Illustration
La place de la Constitution. Teguise (Lanzarote)

Photo PN
Bon dimanche! bonne semaine!
Et à dimanche prochain pour une méditation!
Isla Graciosa. IP 136
(le 2019-02-24 à 07:00)

Voila l'un des ilôts mineurs de l'archipel des Canaries, tel qu'on le voit d'un belvédère de Lanzarote. Ce poème en est une personnification.

Isla Graciosa s’étend là
De toute sa langueur
Sur son lit bleu sous les cieux

Au soleil elle s’y repose
Fermant les yeux

Sur le divan des flots
Au vent alizé
Au destin prophétisé

Le Sculpteur Suprême a osé
Ce nu posé
De peau ocre et bronzée

Et sa Terre génitrice
L’a signé en son sein
D’un cratère-ombilic

Un port blanc à son côté
Semblerait une parure

Mais est blessure
D’un peuple d’infidèles
Et d’un prêtre invisible

Offrant Isla en sacrifice
Sur l’autel des flots

Illustration
Photo aérienne avant l'atterrissage. Isla est imaginée allongée, la tête à gauche les bras levés et les jambes à droite..

PHOTO AMN
Bon dimanche, bonne semaine! Avant une dernière halte à Lanzarote.
La montagne de feu. IP 135
(le 2019-02-17 à 07:00)

Un concours de circonstances vient de me conduire aux Canaries, sept îles espagnole situées dans l’Atlantique à 130 km au large des côtes marocaines .D’origine volcaniques, Lanzarote notamment porte les traces impressionnantes de la dernière éruption de 1824, inspirant ce poème « libre ».

Le cratère cracha grondant
La lave se pétrifia d’effroi

Rocs et cailloux en chaos
Noirs déchirements en vrac

Et des pluies de cendres
Pour des Mercredis des Cendres sans fin
La terre entre en carême brûlant
Et prépare le désert

Le gravier noir de la cendre
S’étend lointainement
Sur la terre et les hommes
Pénitents blancs

Le cratère cracheur de feu
Incendia la nuit
De ses torrents d’enfer
La lave se tordit de douleurs

Rouges de colère noires de peur
Couleuvres pétrifiées

PNMA

Illustration
Champ de lave à Lanzarote (Îles Canaries)

PHOTO AMN
Bonne semaine et à dimanche prochain pour une autre excursion dans ces îles!
D'un ciel à l'autre. IP 134
(le 2019-02-10 à 07:00)

Une louange à la Beauté de la Création et à son Auteur!

D’un ciel à l’autre


Dans leur ciel immergées
Les étoiles se taisent
Les couleurs orangées
Font deviner la braise

Alors subitement
Surgit à l’horizon
Un point incandescent
D’une inconnue raison

Demi-lune vermeille
Il gonfle en un soleil
Une pleine merveille
En son simple appareil

Et il monte vaillant
Au midi qui rayonne
Du haut du firmament
Douze fois il claironne

Puis il descend prudent
Pour terminer son tour
Majestueusement
A servi tout le jour

Dieu Râ du roi Amon*
Il quitte alors nos aires
Passant derrière un mont
Pour aimer d’autres terres

Et au ciel orangé
Succèdent alors sans bruit
Dans l’infini verger
Les fruits blancs de la nuit

PNMA

Illustration

Photo PNMA
Attention dimanche prochain le poème ne sera diffusé que le soir!
Bon dimanche, belle semaine!
La Sainte Rencontre, Chandeleur. Instant-Poésie 133
(le 2019-02-02 à 07:00)

En l'honneur de la Chandeleur fêtée le 2 février, voilà un mail anticipé. Donc quarante jours après Noël a lieu la Présentation de Jésus au Temple et la Purification de la Vierge pour les chrétiens d'Occident ou la Sainte Rencontre pour les chrétiens d'Orient. Nous célébrons cette fête avec des crêpes, forme et couleur du soleil, symbole du Christ et dans les églises par une procession aux chandelles (d'où la Chandeleur). Ces deux symboles de la lumière illustrent la prophétie de Syméon voyant en Jésus la "Lumière des Nations" (Luc 2,32).

La Sainte Rencontre

Le soleil éclate de joie
Au temple de Jérusalem
C’est l’heure où se croisent les voies
Des Saints d’Israël que Dieu aime

Voilà Anne la prophétesse
En joie dans ces vieilles années
Clamant partout en poétesse
Les grâces du nouveau-né

Et voilà Syméon aussi
Autre compagnon de l’Esprit
Sûr il reconnaît le Messie
Prenant le Bébé-de-la-Vie

Et le Tout-Puissant-Petit
Jésus bien sagement en rit
Présenté au monde ravi
Tendrement aux anges il sourit

Et Marie la Vierge accouchée
Venue pour être purifiée
Du Grand-prêtre s’est approchée
Sa vie à son fils sacrifiée

Et Joseph veilleur de l’enfant
Fait un pas sur une margelle
Sa foi et la Loi sanctifiant
Père il offre deux tourterelles

Qu’aussi de fins gâteaux tout ronds
Et des chandelles en procession
Chantent l’heure du Soleil blond
Du Christ-Lumière-des-Nations

PNMA

Illustration
De gauche à droite : Joseph, Anne,Marie, Jésus, Syméon.

Monastère de Sihistria (Maramuresh, Roumanie)
Belle fête et bonne semaine!
Un vol de goéland! Insant-poésie 132
(le 2019-01-27 à 07:00)

Un fabliau ...avant de chanter la chandeleur au prochain instant-poésie! !

Un vol de Goéland !

D’où vient-il où va-t-il
Et le sait-il lui-même
Au rythme volatile
Peut-être il se promène

Tanguer au gré des flots
Goéland va à l’eau
Même muer de peau
En mouton s’il le faut

Pour trouver compagnie
Inventant la pirouette
Ou songeant à un nid
Il cherche une cachette

Pour manger poisson frêle
D’un plongeon ingénieux
Il fait un tour de ses ailes
Pour ce mets délicieux

Puis l’oiseau de la faune
Se pose au réverbère
Gilet blanc pattes jaunes
Qui des hommes diffère…

Et de haut voit ces gens
Quantité de passants
Des fâchés des agents
Faisant bruits agaçants

Alors vers la mer vire
Le goéland révolté
Où il vole et respire
Un air de liberté

Illustration

PHOTO PNMA
Bonne semaine!
Et au week-end prochain
Si vous le voulez bien !
Le viaduc de Millau Instant-Poésie 130
(le 2019-01-20 à 07:00)

Encore un impromptu,
un lieu du XXIème siècle, l'un des plus beaux et plus exceptionnels de France.
« Temps » et « Hymnes » suivront.


Le viaduc de Millau

Un pont qui fait passer
En de grands paysages
Tant d’hommes et de pensées
Mérite juste hommage

Le Français* ingénia
L’œuvre tel un Cyclope
L’Anglais* l’imagina
Au gabarit d’Europe*

Entre ciel et cours d’eau
En sa courbe adoucie
Le viaduc de Millau
Épouse le pays

Haut par-dessus les prés
Comme sept longs voiliers
Proue à poupe liés
Il vogue sur vallée

A force d’acier blanc
Figurant l’atmosphère
Avec ses cent**haubans
Il navigue sur l’air

Maillon entre deux monts
Reliant les reliefs
Il fait métier de pont
Œuvre d’art et de chefs

Voilà génie de l’Homme
Et beauté de Nature
S’alliant en une somme
Merveille de culture

Illustration

Photo aérienne de PNMA

*L’ingénieur en chef est Michel Virlogneux et son architecte Lord Norman Foster
**En réalité 154
Le viaduc de Millau est un chef d’œuvre de tous les records : voir absolument www.leviaducdemillau.com .
Beau dimanche ! Belle semaine !
Versailles aux miroirs 130ème Instant-Poésie
(le 2019-01-13 à 06:00)

Chers amis
Par ces temps gris
Permettez cette badinerie
Et après la photo
Veillez aux autres mots
Je vous en remercie.

Versailles aux miroirs

C’était au grand Canal
Au parc de Versailles
Par ventôse hivernal
Où Zéphyr s’éventaille

Le ciel était venu
Jouer sur le plan d’eau
Comme Apollon mi-nu
Mirait sa fraîche peau

Zéphyr vint à la partie
Et au frisson de l’air
Le miroir se ternit
De la caresse austère

Puis il voit le château
La galerie des glaces
S’y glisse incognito
En une volte-face

Les cent lustres y oscillent
En dansant sur les glaces
Tout le grand parc vacille
Sur les lisses surfaces

Et prenant les miroirs
Pour la longue allée d’eau
Zéphyr en son mouvoir
Se heurte à ces carreaux

O miroirs de miroir
Faits de glaces et d’eau claire
Avec un envers noir
Vous offrez la lumière

PNMA

Illustration
Versailles, le grand canal. Janvier 2019

PHOTO AMN
Voilà donc le n°130. Deux ans et demi déjà !
C’est le moment d’un bilan et j’envisage des évolutions importantes pour l’Instant-Poésie. Un courrier postal est d’autant plus nécessaire que je dois améliorer la messagerie. Pour ceux dont je n’aurai pas l’ADRESSE POSTALE, merci de me la communiquer par le contact ci-dessous.
IP 129 Mercis du matin
(le 2019-01-06 à 07:00)

Merci à tous ceux qui m’ont déjà envoyé leurs vœux encourageants. Cette année les poèmes vont se poursuivre dans la ligne des trois thèmes de ces deux derniers mois : lieux, temps et hymnes. Et pour commencer l’année : le matin !

Le matin appelle notre merci
Le matin est merci
Merci à la vie

Le matin est multiple merci
Merci de la Terre à la Lumière
Qui point

Merci à son Dieu
De l’immense Créé
Qui chaque matin renaît

Merci du cœur
Qui ce matin encore
Bat tout insonore

Merci de la rose qui éclot
Au soleil caressant
Et à la tendre rosée d’eau

Illustration
Lever de soleil en Polynésie

Photo PNMA
A la suite d’un décalage technique de l’Instant-Poésie du 30 janvier, certains n’ont peut-être pas reçu mes vœux en « néo-sonnet » du 30 décembre. Ils les retrouveront sur www.instant-poesie.fr.
Encore tout le meilleur possible pour cette année ! Et bonne semaine !
Lumière, Amour et Paix IP 128
(le 2018-12-30 à 10:00)

Et bien sûr, allez jusqu'à la fin du mél!

Lumière, Amour et Paix !

Par temps gris rose ou bleu
L’an s’en va comme l’eau
Qu’en de moments heureux
Te viennent jours nouveaux !

Que leurs heures s’enchaînent
En instants pleins de vie
Parfois même s’égrènent
En claire poésie !

Que tous tes jours oscillent
Allant du gris au blanc !
Que la Lumière décille,
Tes yeux vers le Levant !

Que vers plus de clarté
Les semaines s’alignent !
Qu’en générosité
L’Amour te fasse signe !

Que les mois se déroulent
En vraie sérénité !
Qu’ils te mènent et coulent
Vers un été de Paix !

Que saisons se succèdent
Nature en harmonie !
Que les hommes s’entraident
En juste économie !

Soit telle l’Espérance
Animant dits et faits !
A toi en abondance
Lumière, Amour et Paix !

PNMA
Illustration
La forêt de l'Argonne (Meuse) 26 décembre 2018

Photo AMN
Et LA SURPRISE pour la nouvelle année !
« Flore, portraits, sacré » (voir présentation sur l’I-P 120 du blog www.instant-poesie.fr) reçoit un excellent accueil des lecteurs :
« Il est très, très beau » « Superbe ! Un saut qualitatif » "un grand merci pour ce très bel album de poèmes et de photos de qualité professionnelle.
« Textes et photos chantent la beauté de la vie, celle de la nature comme celle des hommes. J'espère qu'il fera du bien à tous ceux qui le liront. »
« Très beau livre que je déguste lentement. »
Une façon radicalement autre de vivre les mots par de nouvelles photos et la magnifique mise en page d’Éric Courtade !
Pour ceux qui aimeraient s’en rendre compte avant d’acquérir notre livre (116 p, 21x21, papier glacé,25 € frais de port compris), je propose de leur adresser auparavant GRACIEUSEMENT la version numérique. Il suffit simplement de me la demander en cliquant sur le contact ci-dessous.
Belle entrée dans la nouvelle année !
Noël, l' Emmanuel annoncé IP 127
(le 2018-12-23 à 07:00)

Il nous était ainsi promis ...

Un vieux juif Isaïe
Vivant aux temps anciens
Annonça le Messie
Qui viendrait chez les siens

Merveilleux Conseiller
Dieu-fort, Père-à-jamais
Prince de la paix*
Emmanuel** nommé

Et l’Esprit de Conseil
Prit chair au nom premier
Dans la jeune merveille
A l’ombre d’un figuier

Le petit prince est né
Habité de Sagesse
Et Prince-de-la Paix
Nous offrant Sa tendresse

Lui Un-avec-le-Père
Apprenant à prier
Et à devenir frères
D’un seul Père-à jamais

A l’heure du destin
Il sera le Dieu-fort
Écrasant le malin
Mettant fin à la mort

Le prophète a dit vrai
Voilà Emmanuel
Dieu-avec-nous paraît
Dieu-de-la Joie :Noël !

PNMA

*Isaïe 9,5 ; **Isaïe 7,14 « Dieu avec nous » en hébreu.

Illustration
Icône roumaine de la Mère de Dieu.

Georgeta Iuga
Le meilleur Noël possible à tous !

Veille ! IP 126
(le 2018-12-16 à 07:00)

Dans l'attente de Noël...Merci de veiller aux dernières lignes de ce mél!

VEILLE !

Il nous dit : Veille
Le temps est court
Chante Mon Amour

Il nous dit : Veille
Tout au long du jour
Pense à Mon Amour

Il nous dit : Veille
Monte sur la tour
Et dis Mon Amour

Il nous dit : Veille
Sors de ta cour
Tu ne sais quand J’accours

Il nous dit : Veille
Le Seigneur qui t’entoure
Nuit et jour

Il nous dit:
Je viens
Un tout-petit

PNMA

Illustration
Les trois bougies du troisième dimanche de l'Avent.
Chers amis lecteurs,
Et bien je vous invite à VEILLER UN INSTANT auprès de ces trois bougies, AVEC TROIS INTENTIONS DE PRIÈRE OU DE PENSÉE pour ceux qui ont ou non une autre Foi :
La première pour Jean-Pierre qui a perdu récemment son épouse et pour tous ceux qui ont perdu un conjoint;
La seconde pour Françoise qui va subir une grave intervention et pour tous les malades de notre invisible communauté poétique;
Et la troisième pour la justice et la paix sociale dans notre pays et en Europe !
Bien à vous tous
PNMA
Nuage en or IP125
(le 2018-12-09 à 07:00)

Le ciel offre parfois un spectacle grandiose, comme celui-ci que j'ai photographiécf ci-dessous) il y a quelques jours . Il méritait ce poème

Au couchant de frimaire*
Le soleil a brodé
Au nuage éphémère
Ses fils d’or hasardés

Il couronne de feu
Le nuage incandescent
Le couple bien heureux
En majesté descend

Et leur masse s’embrase
Soudain dans les cieux
La nature en extase
S’exclame au Merveilleux

Lumière irrésistible
Où l’Espace frissonne
On entend invisible
Un grand bourdon qui sonne

Et les arbres frémissent
Sous le nuage vespéral
D’où les flammes jaillissent
Dans le champ sidéral

Le fleuve se fait beau
Une orange clarté
Vient vinifier ses eaux
Pour le monde invité

Le soleil et le nuage
En leur instant glorieux
Exultent en mariage
Au grand orgue des cieux

PNMA

*Mois du 21/11 au 21/12 dans l'expression poétique du calendrier républicain.


Illustration
Bon dimanche et belle semaine!
Germigny-des-prés IP 124
(le 2018-12-02 à 07:00)

Germigny-des-prés est situé 35 km à l’est d’Orléans. Son oratoire fut construit par Théodulfe, proche conseiller de Chalemagne, abbé de St Benoît/Loire (à 5 km) et évêque d’Orléans.

Germigny-des-près

Il est dans le val de Loire
Aux beautés légendaires
Un très vieil oratoire
Douze fois centenaire

Un enclos et venelle
Tamaris et muret
Cyprès en sentinelle
Font son charme discret

Dans la fraîcheur d’automne
Un porche où s’abriter
Et deux fines colonnes
Sont là pour inviter

Des temps carolingiens
La chapelle est carrée
De lustres byzantins
La nef est éclairée

Mais dans l’abside au fond
On voit le vrai trésor
Mosaïque au plafond
Cent mille cubes d’or

C’est l’Arche du Très-Haut*
Que les anges vénèrent
L’albâtre des vitraux
En pâlit le mystère

Au lieu de Germigny
L’oratoire perdure
Au couchant qui jaunit
Son beau nid de nature

PNMA

*L’Arche d’Alliance qui contenait les tables de la Loi, les 10 Paroles (commandements)


Illustration
SAMEDI 8 DECEMBRE de 14 à 19h à BOUGIVAL,
nous attendons les Franciliens avec plaisir à la maison, pour la signature, le verre de l’amitié et la lecture de poèmes du recueil des 51 Instants-Poésie 2017-18, superbement illustrés et mis en page par le photographe Éric Courtade.

Bel Avent pour ceux qui attendent Jésus,
Et Bon vent à ceux qui scrutent le Dieu Inconnu !
Christ, Roi de l'Univers IP 123
(le 2018-11-25 à 07:00)

Notre alternance du profane au sacré coïncide heureusement avec cette solennité appelant à une litanie royale!

CHRIST ROI DE L’UNIVERS

« Merveilleux-Conseiller,
Dieu-Fort, Père à jamais,
Prince de la Paix »*
Gloire à Toi
Roi du Cosmos entier !

Compositeur des partitions astrales
Roi orchestrant les sphères sidérales
Espaces inexprimables
Immensités incommensurables
Gloire à Toi !

Roi de l’Infiniment-Grand
Prince de l’Infiniment-Petit
Neutrons protons bosons
Courant à l’Infini
Gloire à Toi pour la Vie !

Roi de Tout-ce-qui-naît
Toi le Verbe incarné
Gloire à Toi !

Roi-enfant sur une paille d’étable
Enseignant au Temple vénérable
Gloire à Toi !
Roi des eaux en tempête
Maître du vin à la fête, Gloire à Toi !

Roi humilié
Aux mains liées
Roi au sceptre de roseau
Aux clous dans les os
La Gloire vient à Toi !

Toi Jésus Ressuscité
Roi Vainqueur de la mort
Pour notre Éternité !

Gloire à Toi
Roi du Cosmos entier !

PNMA

*Isaïe 9,5

Illustration
Illustration du poème sur le Ressuscité
Cette illustration figure dans "Flore,Portraits, Sacré" (116 p 21x21,20 €, cliquer sur l'adresse ci-dessous pour l'obtenir).
Bon dimanche et bonne semaine!
Parfum de feuilles IP 122
(le 2018-11-18 à 09:00)

Voilà deux poèmes en deux versions : un nouveau de manière habituelle et un poème de 2017, copalme (liquidambar) dépouillé en photo-poésie dans l'image,et telle qu'apparaissent les 51 poèmes du livre "Flore, Portrait, Sacré", une tout autre façon de vivre la poésie.

Parfum de feuilles

Le bref soleil d’hiver
Avait bien réchauffé
De ses rayons clairs
Le rameau hiverné

Alors fin février
Il vient à bourgeonner
Points verts à s’écrier
Printemps va claironner

Le bourgeon devient feuille
Le copalme est paré
Pour que vraiment l’on veuille
A l’automne l’admirer

Quand octobre arrive
Que ses feuilles rougissent
Ses couleurs se font vives
Une senteur s’esquisse

Quand novembre vient
Par la rosée jaunies
S’en exhale un parfum
De dame rajeunie

Elles tombent fanées
Rapides tournoiements
Ou légers vols planés
Sur le sol posément

C’est ainsi qu’elles meurent
Pêle-mêle jetées
En une suave odeur
De douce sainteté

Illustration
Copalme dépouillé
Comme annoncé dans le mél précédent, j'espère retrouver nombreux à l'Espace Bernanos les amis parisiens et franciliens le samedi 24!
A bientôt! Bon dimanche et bonne semaine
INVITATION IP
(le 2018-11-15 à 14:00)

A l’occasion de la publication de
Photo-Poésie I - FLORE,PORTRAITS, SACRÉ

Patrick Naudin Mac-Auliffe
Sera heureux de vous (re)voir
A LA SIGNATURE ET AU VERRE DE L'AMITIÉ

A PARIS
Espace Bernanos, salle Claudel 4 rue du Havre
(à proximité de la gare Saint-Lazare)
SAMEDI 24 NOVEMBRE de 17 à 19h
Poèmes dits à 18h


A BOUGIVAL
9 chemin du Bas Murget
SAMEDI 8 DÉCEMBRE de 14h à 19h
Poèmes dits à 15h et 18h

Pour la bonne organisation, merci d’indiquer à quel moment vous envisagez de venir
à patrick@instant-poesie.fr ou 07.78.68.18. 94

Pour ceux qui ne peuvent venir? vous pouvez obtenir simplement cet ouvrage (116 p. 21x21, 20€) superbement mis en page par Eric Courtade , conférencier de « Connaissance du Monde », en adressant votre chèque (port offert pour le lancement) et vos coordonnées si différentes de celles indiquées sur celui-ci, à Patrick Naudin 9 chemin du Bas Murget 78380 Bougival.

Illustration
Les disparus et les revenus IP 121
(le 2018-11-11 à 06:00)

La commémoration du 11 novembre 1918 appelle aujourd'hui à un double instant-poésie :
-"Les disparus et les revenus" , les grands-pères d'Anne-Marie et de moi-même;
-et "Charles engagé volontaire", un poème de 2017-18 présenté en photo-poésie, comme les 50 autres du livre "Flore, portraits, sacré" qui vient de sortir avant-hier comme annoncé.Il est dans l'illustration .

Les disparus et les revenus

Juste il y a cent ans
Finissaient ces temps
Où vivaient nos grands-parents
Dans l’horreur et le sang

D’ici même Lucien
Artilleur sur la ligne
Laisse sa vie et siens
La veuve et l’orpheline

Oncle Charles à trente ans
Au foudroyant Vauquois
Dans la Guerre ouragan
Y meurt pour notre droit

Henri d’ici aussi
Soldat Connut Verdun
Vivant il en sortit
Mais perclus de chagrin

Louis eut trois permissions
Ses trois remplaçants
Malheureux y mourront.
Lui par destin revenant…

Et Léon médecin
Dans la neige et le sang
Cris et bombardements
Sourd quand même revient

Et juste en cet instant
Gardons-les en mémoire
Dans notre cœur mettant
En l’Europe un espoir

PNMA
Illustration
Nota : dans le livre n'apparaît bien sûr pas cette pixelisation lié à la taille" réduite"du fichier contrainte par cet envoi en nombre.

Réalisation : Eric Courtade
Bon dimanche et bonne semaine!
Photo-Poésie. IP 120
(le 2018-11-04 à 17:00)

Avec plaisir je vous fais part de la livraison, dès ce vendredi prochain 9 novembre, de « Flore, Portraits, Sacré » (voir en fin de mél les précisions pour le recevoir). Aussi, suis-je heureux pour l’Instant-Poésie d’aujourd’hui de vous adresser l’introduction de notre ouvrage et sa couverture

Photo-Poésie ?

Depuis le premier livre « Quand riment les couleurs » publié il y a dix ans, la question du rapport du texte et de l’image ne cesse de m’interpeller. En 2017 « D’eau, de pierre et d’esprit », le recueil des 51 premiers poèmes de l’ « Instant-Poésie » constituait un nouvel essai (voir Auteur à la fin).
Après une deuxième année d’ «Instants-Poésie », les réactions encourageantes des lecteurs, m’invitent à publier le second recueil des 51 poèmes annuels. J’ai alors eu recours à un ami de longue date, Éric Courtade, que je considère comme l’un des grands photographes d’aujourd’hui (voir Réalisateur à la fin) pour mettre en page et en harmonie poèmes et illustrations.
Il a tout de suite saisi mon désir de conduire le lecteur du visuel à l’écrit, pour le laisser, voguer de l’un à l’autre.
Cet ouvrage est donc une recherche de symbiose, d’osmose même entre la photo et la poésie vivant en parité, pour tracer entre elles un trait d’union et joindre l’émotion des mots à la sensation des photos.

PNMA

Illustration
Quatrième et première de couverture
Afin de mettre à disposition cet ouvrage avant Noël nous avons décidé de faire un premier tirage limité. Les 150 premiers exemplaires seront numérotés et dédicacés. Pour le commander : par mél cliquer simplement sur la ligne contact ci-dessous et adresser votre chèque -20€ l’exemplaire franco de port- à Patrick Naudin Mac-Auliffe 9 chemin du Bas Murget 78380 Bougival ou par tél. : 07.78.68.18.94. Réception prévisible vers le 15 novembre. Toujours en fidèle disposition.
Beau dimanche et bonne semaine!
A la Trinité . IP 119
(le 2018-10-28 à 06:00)

Voilà donc La nouvelle : le recueil « Flore, Portraits, Sacré », les 51 poèmes de l’année 2017/2018, sort ce mois de novembre. Il est magnifiquement illustré et mis en page par mon ami Éric Courtade, l’un des grands photographes d’aujourd’hui . Le poème de ce jour, justement le 51ème du livre, est en photo ci-dessous sous la forme où il va paraître dans cet ouvrage, dans la catégorie des "Beaux Livres ",(cf. la fin de cet I-P).

A LA TRINITÉ

Gloire à Toi Saint-des-saints
Père-Fils-Esprit Saint
Toi Le-UN-Trois-Fois-Saint

Tel un trèfle d’Irlande
Tu viens sur nos chemins
Trois lobes d’une plante

Telle aussi l’« h-deux-o »
L’unique molécule
Des trois états de l’eau

La brume et la nuée
La mer et tous les flots
La glace et les névés

Source fleuve et delta
De la pluie à la mer
L’alpha et l’oméga

Et se fondent trois bleus
Roi marine et turquoise
De la mer et des cieux

Et l’homme à ton image
Corps âme esprit
En un même visage

Issus de notre terre
Que l’on vous vénère
Icônes trinitaires

Gloire à Toi L’Un-en-Trois
Père Fils-Esprit-Saint

Illustration
Par un simple clic sur la ligne contact ci-dessous vous pouvez réserver l’ouvrage (20€, 116 pages en couleurs, 21x21).
Bon dimanche! Bonne semaine!
Celui qui attendait IP 118
(le 2018-10-21 à 05:00)

Voilà le 17ème et dernier portrait avant...

Assis sur un banc
Sous un tilleul peut-être
Il portait croix de bois
Et un polo blanc
C’était un jovial prêtre
Au soleil de la foi

Nous étions retardés
A moitié égarés
Quand de loin il nous dit
« je vous attendais »
Trois mots du cœur sortis
Chauds profonds et vrais

Oh Joie d’être attendus
Joie sans doute d’attendre
Quand tout en soi s’est tu

Dans un hameau perdu
Le tilleul était tendre
On pensait à Jésus

Illustration
jovial prêtre

Evéché de Versailles
Bon dimanche! Bonne semaine!
Et à dimanche prochain pour la nouvelle de l'année pour l'Instant-Poésie!
L'Éphèbe d'Agde. IP 117
(le 2018-10-14 à 05:00)

Selon notre alternance, après le Sacré voici le "portrait". C'est une magnifique statue de bronze de 1,40m découverte dans le fleuve Hérault à Agde. Un musée a été expressément construit pour elle. Elle est d'autant plus célèbre par le personnage identifié qu'elle représente (cf ci-dessous)
Elle est devenue l'emblème de la ville.

Un chercheur en plongée
Dans le lit de l’Hérault
Un jour fit émerger
Un éphèbe des eaux

A un tel être et trésor
Il fallait la maison
Ce bronze valait or
Un musée lui fut don

Sa forme hellénistique
Avait gardé vigueur
Nudité héroïque
De grâce et splendeur

L’adolescent hellène
Portait un fin diadème
L’air sûr et amène
D’un visage suprême

Sans doute a-t-il juré
D’un cœur éclairé
« Oui je les défendrai
Le sain et le sacré »*

Ce que dira l’histoire
Du noble conquérant
De victoire en victoire
Sur les trois continents

L’empereur de haut nom
Franchissant lieux et temps
De son regard profond
Alexandre le Grand**

PNMA

*Texte relevé sur une stèle du IVème siècle avant Jésus Christ.
**Et oui! Le célèbre empereur macédonien de cette époque.

Illustration
Bon dimanche et bonne semaine!
Prochain poème : "Celui qui attendait"!
Je vous salue Marie IP 116
(le 2018-10-07 à 07:00)

Après un portrait et les figues voilà le poème du sacré. Le 7 octobre est la fête de Notre-Dame du Rosaire,( voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Notre_Dame_du_Rosaire). A cette occasion je viens donc simplement la saluer, comme antérieurement Notre Père.

JE VOUS SALUE MARIE
Épouse de l’Esprit

PLEINE DE GRÂCE
Joyau-de-l’Espace
LE SEIGNEUR EST AVEC VOUS
Soit toujours avec nous.

VOUS ÊTES BÉNIE
A Dieu si unie
ENTRE TOUTES LES FEMMES
De toute mon âme

ET JÉSUS
Dieu Élu
LE FRUIT DE VOTRE SEIN
Trois fois saint
EST B֤ÉNI
Infini

SAINTE MARIE MÈRE DE DIEU
Tendre-Amour dans les yeux
PRIEZ POUR NOUS
A vos genoux
PAUVRES PECHEURS
Loin du Seigneur

MAINTENANT
A chaque instant
ET A L’HEURE DE NOTRE MORT
Pour passer au Bon-Port.

AMEN

Illustration
Vierge de Tendresse

Icône AMN
Bon dimanche et bonne semaine!
Prochain poème : l'éphèbe d'Agde.
Figuiers IP 115
(le 2018-09-30 à 05:00)

Après les portraits nous revenons à la flore, à la fin de la saison des figues.

Beaucoup ont pour bonheur
Des arbres familiers
Au jardin de mon cœur
Demeure le figuier

Sous ses feuilles palmées
Je grimpais aux troncs lisses
Cueillant les fruits formés
Pour nourrir en délices

Qu’importe que l’’on cueille
La bourjasotte noire*
La blanche d’Argenteuil*
A chair aux points d’ivoire

Les fleurs infrutessence**
Et pulpe savoureuse
Se fondent en jouissance
En nos bouches heureuses

Et que la figue fut
Le fruit qu’Eve cueillit***
Elle nous réjouit crue
Au-delà du midi

Et pour sûr en Orient
A l’ombre d’un figuier
Il y a deux mille ans
Nathanaël priait

Jésus Philippe et lui
Comme font des amis
Dégustèrent ses fruits
Des lèvres et de l’esprit

*Variétés de figues
** En botanique la figue n’est pas un fruit
Mais un réceptacle qui contient des fleurs !
***Dans la tradition hébraïque c’est la figue
Qui correspond à la fameuse pomme !

Illustration

PHOTO DE NOS AMIS-LECTEURS MONIQUE ET DANIEL GRIESS
Bon dimanche! Bonne semaine!
Dimanche prochain nous saluerons Notre-Dame.
Max le poète IP 114
(le 2018-09-23 à 05:00)

Ayant évoqué Saint Benoît nous restons à Saint Benoît/Loire avec son grand poète du XXème siècle : Max Jacob. Au-delà de ces quelques lignes, le lecteur pourra le découvrir au mieux sur le site www.max-jacob.com . Israélite né à Quimper (1876-1944), converti au catholicisme, son parrain fut Pablo Picasso… Leur forte amitié fit éclore leurs arts réciproques. Max Jacob arrêté par la gestapo mourut au camp de Drancy. Le poème qui suit est un pastiche de son autoportrait (à la fin) que j’ai écrit à l’occasion du 70ème anniversaire de sa mort.

Poète avec peu d’or
L’âme à bâbord
J’ai chanté la mort.

Poète dans les bourgs
Œil vif au petit jour
J’ai chanté l’amour.

Poète et mannequin
Lisez ! Lisez mes refrains ! J’y ai cousu
Les secrets des pardessus.

Poète et chrétien
Ieshoua est mon roi
Et le mot de la fin.

Max Jacob
Patrick Naudin M-A

Illustration
A ton front la clarté de la vie spirituelle,,
Sur bronze l'âpreté de fin de vie cruelle.

Médaillon sur sa stèle à St Benoît/Loire
Poète et ténor l’oriflamme au nord je chante la mort.
Poète et tambour natif de Colliour je chante l’amour.
Poète et marin versez-moi du vin versez ! versez ! Je divulgue le secret des algues.
Poète et chrétien le Christ est mon bien je ne dis plus rien.

Bon dimanche, bonne semaine ! Prochain poème : les figuiers.
Benoît le Saint IP 113
(le 2018-09-16 à 05:00)

Comme annoncé, après quelques fleurs, voilà maintenant quelques portraits. Après avoir évoqué médecin et héros,il fallait naturellement un saint. Voilà donc une modeste esquisse de Benoît ayant vécu en Italie (Nursie 480- 547 Mont-Cassin).

On connaît des humains
Proches amis de Jésus
Comme Benoît le Saint
Pauvre et grand mal connu

Fuyant Rome aux rumeurs
Pour des gorges austères
Seul dans les profondeurs
D’une grotte et prières

Tu fais de forts miracles
Avec des choses simples
Porté au pinacle
Tu t’en caches très humble

Tu fondes des clôtures
D’un esprit intrépide
Fais éclore les cœurs
Des moines Maur et Placide

Messager de la Paix
De l’Esprit artisan
En modeste drapé
Père des moines d’Occident

Ecrivant leur Règle
De prière et labeur
De ta vision d’aigle
Pour tous voie de bonheur

La Parole en pratique
Par lui vers nous rayonne
Depuis sa basilique
Comm’ Loire y alluvionne

PNMA

Illustration
Saint Benoît avec la crosse d'Abbé et la Règle.

icône AMN
Bon dimanche et belle semaine !
Et à dimanche prochain pour un portrait de poète.
Nouvelle-née
(le 2018-09-09 à 05:00)

Un jour de Providence
Elle et lui se croisèrent
Se firent confidences
Et pleinement s’aimèrent

De leur tendre effusion
S’unirent deux gamètes
De joie en expansion
Naîtrait une planète

Le jour si attendu
S’annonce dans la nuit
Les douleurs pourfendues
Et le Bonheur s’ensuit

Arrivé pauvre et nu
Mais pourvu en puissance
Le petit corps ténu
Est la verte espérance

Fille nous est donnée
De brun déjà coiffée
Petit cœur incarné
Dans un être parfait

Miracle de la vie
Une âme se dessine
Nouvelle-née ravie
On l’appelle Faustine

La douce peau rosée
Veut apaiser sa faim
Sur sa mère posée
Les yeux clos sur le sein

PNMA

Illustration
FAUSTINE A UN JOUR
Bon dimanche et belle semaine!
Et à dimanche prochain pour un autre portrait.
Roses trémières IP 111
(le 2018-09-02 à 05:00)

A Cyprien et aux enfants petits et grands

ROSES TRÉMIÈRES

Descendant notre côte
Au milieu du chemin
Des fleurs sur tiges hautes
Réjouirent mon matin

Notre prénom est Rose
De famille « Trémière »
Car de curieuse chose
Nous venons d’ « outre-mer »

Les premières au rouge vif
Arrêtaient tels les feux
D’un ton impératif
« Admirez nos beaux yeux »

Les secondes en blanc
Maternelles veillaient
Comme leurs enfants
Celles qui les suivaient

Elles étaient bien roses
Filles des rouges et blanches
Et prenaient leur pose
Sur leurs fines hanches

Et c’est ainsi qu’essaiment
En nombreuses contrées
Les Trémières qui s’aiment
Jusqu’à l’île de Ré

En chemin à leur guise
Sur murs blancs en contour
Les Trémières nous disent
La Nature en amour

PNMA

Illustration
Bon dimanche! Bonne semaine
Rose de jour. Instant-Poésie 110
(le 2018-08-26 à 05:00)

Chers amis-lecteurs,
Tout d’abord j’espère que vous avez passé un heureux mois d’août !
L’été va à son terme mais toujours en fleurs, et l’Instant-Poésie reprend avec une rose, et ce, finalement, sur son mode initial ! Jusque vers la mi-octobre il se poursuivra donc selon notre triptyque « Flore, Portraits, Sacré ». Cet ensemble comprendra alors les cinquante-et-un poèmes de l’année écoulée. Puis, si Dieu le veut, il continuera sur d’autres thèmes,et restant fidèlement à votre écoute…

A Esther et aux enfants, petits et grands

Ouvrant fenêtre et volets,
Je vis rose s’éveiller,
Qui tel un rossignolet
Me salua air gentillet

Vers la fin de matinée,
La rose en pleine fleur
Me souhaita « Belle journée ! »
Et moi un temps de bonheur

L’après-midi passa chaud
Caressant rose Lyna ;
Au soleil d’été si haut
L’abeille y butina.

Puis quand le jour fut allé,
Rose et moi se retrouvèrent,
Elle aux rayons hâlée
Et son corsage ouvert

On se dit « Bonne nuit »
Sifflotant mi-fa-sol
Ferma volets sans bruit
Et rose sa corolle

PNMA

Illustration

CHRISTIANE DUBREUIL, AMIE LECTRICE
Bon dimanche!
Bonne reprise ou bonne suite!
Soir d'été
(le 2018-07-22 à 05:00)

Soir d’été

Le soir d’été descend
Devant le vent qui fuit
Sur terre calmement
Il tombe en tendre gris

Le ciel s’est coloré
De fraîcheur et de paix
Un bien-être discret
Vous prend de volupté

Un vol d’étourneaux file
Sans savoir qui le suit
Vibrant d’ailes fébriles
En crainte de la nuit

L’hirondelle frivole
Enlace l’air léger
Un goéland s’envole
Au soleil apeuré

Alors passe une sterne
A tête fine et noire
Son regard nous entraîne
Jusqu’à la fin du soir

Les nuages amoureux
Sur les monts adoucis
Embrassent en à-Dieu
Le soleil qui rougit

Leur robe en camaïeu
Ondule et glorifie
L’Invisible-des-Cieux
Au soir qui pacifie

PNMA

Illustration

Couchant en été dans l'Hérault
L'Instant-Poésie prend un temps de vacances et vous dit "au mois de septembre". Bel été à tous!
Notre Père Instant-Poésie 108
(le 2018-07-15 à 07:00)

Ayant évoqué les beautés de la Création les six Instants précédents, voilà une méditation sur le Créateur, Notre Père, selon notre habituelle alternance de l'une à l'Autre

NOTRE PÈRE QUI ES AUX CIEUX
De tous bleus de pleins feux

QUE TON NOM SOIT SANCTIFIÉ
Par nos cœurs pacifiés

QUE TON RÈGNE VIENNE
Avec Marie pour Reine

QUE TA VOLONTÉ SOIT FAITE
Dans la peine ou dans la fête
SUR LA TERRE COMME AU CIEL
Et nous soit essentielle

DONNE-NOUS AUJOURD’HUI
Hommes de tous pays
NOTRE PAIN DE CE JOUR
Avec un goût d’Amour

PARDONNE-NOUS NOS OFFENSES
Ce que faussement l’on fait et pense
COMME NOUS PARDONNONS AUSSI
En miséricorde et merci
A CEUX QUI NOUS ONT OFFENSÉS
Un coin de cœur blessé

ET NE NOUS LAISSE PAS
Nous pauvres d’ici-bas
ENTRER EN TENTATION
Sombrer aux séductions

MAIS DÉLIVRE-NOUS DU MAL
Pour le Bonheur final

Amen

Illustration
Beau dimanche ! Allez, que la France gagne (même si la Croatie est superbe!) ! Et bonne semaine estivale!
Rouge-gorge familier
(le 2018-07-08 à 05:00)

Instant-poésie 107

Rouge-gorge familier

Pour un furtif bonjour
Je vol' sur un piquet
Au bec un brin d’amour
Souriant à tes côtés

Leste et bref passager
Petit on m’a orné
D’un fin col orangé
Pour la joie à donner

Instant de compagnie
Pour un furtif bonjour
Un clin d’œil aujourd’hui
Au bec un brin d’amour

Illustration
Beau dimanche et belle semaine estivale!
Fleurs cachées
(le 2018-07-01 à 05:00)

Instant Poésie 106

Il y a tant de fleurs
Et tant de fleurs cachées
Et tant de fleurs gâchées

Les fleurs du végétal
Aussi celles de l’homme
L’animal et son âme

Où sont donc les asters
De l’homme astral ?

PNMA
Illustration
Eglantine sous acanthe

PHOTO DE NOTRE AMI LECTEUR JEAN-PIERRE MORTAUD
Bon dimanche et belle semaine d'été!
Acteurs d'Amour IP 105
(le 2018-06-24 à 05:00)

Acteurs d'Amour


L’air respire l’Amour
Les fleurs exhalent l’Amour
Les oiseaux chantent l’Amour

Les pierres l’éternisent

L’eau transporte l’Amour
Les nuages diffusent l’Amour
L’herbe verdit l’Amour

Et le Ciel le bleuit

PNMA

Illustration
Fleurs de Fiejoa

PATRICE DAUBERT AMI LECTEUR
Beau dimanche et belle semaine estivale!
Flore et Zéphyr IP 104
(le 2018-06-17 à 05:00)

Par un jour de printemps
Flore errait en forêts
Quand Zéphyr dieu du vent
S’éprit de ses attraits

Dans un nid de campagne
Il souffla ses ardeurs
Et la prit pour compagne
Promettant tout bonheur

Caressée par Zéphyr
Les fleurs virent le jour
Respirant de plaisir
Réjouissant nos parcours

Puis les abeilles au ciel
Descendirent pour offrir
Une lune de miel
A Flore et à Zéphyr

Lui mué en Mistral
L’emmena sur le Rhône
En un voyage astral
Semant en longues aunes

Puis mué en Sirocco
Pour d’autres graminées
Ils traversèrent tout chauds
La Méditerranée

Ainsi Flore et Zéphyr
Partout et de tous temps
En d’éternels soupirs
S’aimeront à tout vent

PNMA

Illustration
Cyste de Corse

MONIQUE ET DANIEL GRIESS AMIS-LECTEURS
Beau dimanche et belle semaine
Coquelicots IP 103
(le 2018-06-10 à 06:00)

"La poésie demeure peut-être l'ultime territoire où il serait encore possible de rêver en solitaire ou collectivement." Claude Beausoleil.
Et c'est pourquoi les fleurs nous chantent...

Coquelicots

Quand l’été vient demain
Frêles coquelicots
Eclairent champs et chemins
Egayés et si chauds

Plus fort que vermillon
Plus clair que carmin
Sonne leur carillon

Alors le végétal
Se mue en papillon
Aux ailes en pétales

Volant coquelicot
Si beau coquelicot
La si do ré mi do

Je chante en ma corolle
Point noir en mon coeur
Mais légère parole
Rouge d’un clair bonheur

PNMA
Illustration
Champ de coquelicots

CLAUDE TURLAN AMI-LECTEUR
Beau dimanche! Que ces coquelicots vous apportent un brin de joie du pré-été!
Fête-Dieu IP 102
(le 2018-06-03 à 06:00)

Par lampe témoigné
Dans l’église serti
Tout au long de l’année
Veille l’Hostie-Jésus

Mais mû par l’Esprit
Aujourd’hui Fête-Dieu
Bonheur Je suis sorti

Pour montrer que Je t’aime
Voici Mon Corps Mon Sang
Je fis l’Offrande-même

Moi Jésus qui nourrit
Par le Saint Sacrement
Et les dons de L’Esprit

Goûté en blanche hostie
Au tabernacle perçu
En l’ostensoir-serti
Je-suis l’Amour-Jésus

Illustration
Beau dimanche! Belle semaine
Vieille photo IP 101
(le 2018-05-27 à 10:00)

Instants de bonheur saisis
Ces heures-là nous étions heureux
Et le temps est passé
Il y eut d’autres temps heureux

Des malheureux aussi
Mais ceux-là, sans photographie,
Pour qu’il ne reste que l’heureuse nostalgie
Et en dire à Dieu merci.

PNMA

Illustration
Petites parisiennes vers 1890

Archives PNMA
Bon dimanche ! Bonne semaine!
Le centième instant IP 100
(le 2018-05-20 à 06:00)

Une aventure inattendue...

Fin juin 2016, à la suite d’une forte intuition, j’adressai le premier Instant-Poésie, puis, dimanche après dimanche, un poème-bonjour à toutes mes relations, des plus proches à des des plus lointaines.

DEUX ANS APRES, pour une petite « base » passant sans publicité humblement de 500 à 600 personnes, plus de 90 poèmes nouveaux sont parus.

SURTOUT, des amitiés se sont renforcées, d’autres nouées. Nous avons donné un récital. J’ai publié mon quatrième recueil « D’eau, de pierre et d’esprit » et reçu un prix.

Pour tout cela, une aventure, chers amis lecteurs : MERCI ! Sans vos nombreux encouragements et félicitations, tantôt inattendus, tantôt affectueux mais toujours authentiques, cela ne se serait jamais fait.

L’une des plus grandes beautés de la poésie, comme de tout art, n’est-il pas de vivre, s’envoler un instant ENSEMBLE vers quelque lieu peut-être plus réel que le Réel ?

ET MAINTENANT ?
Vous vous imaginez peut-être, le nombre d’heures nécessaires chaque semaine pour composer un « instant-poésie » : écriture surtout, photo et son choix et la mise en ligne informatique.
Aujourd’hui, cher lecteur, il ne m’est plus possible pour la raison évoquée ci-dessous de poursuivre à la fois en « qualité » et en régularité soutenues. MAIS je vais continuer assidûment le travail d’écriture SOUS TROIS FORMES :

a) Par un récit et une iconographie, raison majeure de cette évolution, je vais modestement « m’associer » au travail de mémoire sur la Première Guerre Mondiale. Cela m’est une double nécessité : extérieure à cause du centenaire de 1918 et surtout intérieure du fait de son empreinte dans la mémoire et les archives familiales. J’ai d’ailleurs commencé à l’évoquer dans trois portrait-poèmes.

b) La quarantaine de poèmes écrits après « D’eau, de pierre et d’esprit », sera rassemblée et publiée, sous la même forme que ce recueil, électroniquement et sur papier avec pour titre : « FLORE, PORTRAITS ET SACRÉ ».

c) Et connaissant l’attente de beaucoup d’entre vous, et si vous le voulez bien, je vais MAINTENIR TRÈS ALLÉGÉ l’envoi hebdomadaire : 2, 3, 4 vers ou haïku et /ou une photo.

Enfin,
en ce jour de Pentecôte, je forme ce vœu ardent :
que chacun développe pareillement son « coin de poésie » en lui, qu’elle qu’en soit la nature,
Et qu’à l’invitation du poète,« Courons à l’onde en rejaillir vivant !»*, nous ouvrions largement nos poumons-voiles au souffle de l’Esprit !

Avec toute mon amitié poétique,

Patrick NMA

Illustration
Comme les fleurs sauvages se parlent,
ainsi le poète et son lecteur...

PHOTO DE NOTRE AMI-LECTEUR BERNARD ICARDO (NICE)
*Paul Valéry, le cimetière marin.
ATTENTION : Pour les lecteurs qui ne reçoivent pas régulièrement l'IP, (blocage spam ou autre) , deux moyens faciles pour y parer : a) inscrire l'adresse patrick@instant-poesie.fr dans votre agenda; b) sur le blog www. instant-poesie.fr en haut à droite cliquez simplement pour vous inscrire.
Belle Pentecôte et à dimanche prochain!
La Madone des fleurs
(le 2018-05-13 à 06:00)

Mai : mois des fleurs et mois de Marie. Elles sont ici conjuguées en suivant le canevas de la prière traditionnelle du Rosaire. Elle médite, en récitant des aves, les vingt (4x5) Mystères ou vingt grands moments de la vie de Jésus et de Sa Mère.

Aux Heures de Joie

Marie le lys du Ciel
Marie sous les glycines
A l’annonce de Gabriel
Visite sa cousine

Marie Rose de Noël
Enfante l’Emmanuel

Marie fleur d’agapanthe
Au Temple le présente
Jésus perdu l’y repère
Fleur du trèfle trinitaire

Aux Heures de Lumière :

Toi lotus du Jourdain
Au Baptisé Très-Saint
Toi la vigne de Cana
Ton Fils presse le chasselas

Tu l’ornes de boutons d’or
Transfiguré au mont Thabor

Toi fleurissant d’arums
Quand il annonce le Royaume
Réjouis-toi fleur du froment
Tu prépares le Pain Vivant

Aux Heures de douleurs

Marie fleurs d’Ancolie
Pour Jésus en agonie
Marie bleu des chardons
A sa flagellation

Marie des myrtes fines
Soulageant les épines

Marie rouge œillet
Sur son chemin de croix
Marie d’iris violets
Au mourant sur le bois

Aux Heures de Gloire

Marie lys argenté
Pour le Ressuscité
Marie asters qui blanchissent
Quand s’élève ton Fils

Marie oiseau de paradis
Quand Il envoie Son Esprit

Marie rose trémière
Elevée jusqu’au Ciel
Y devient notre Mère

Couronnée par son Fils
D’amour et lys pastel
Marie d’amaryllis

Illustration
"Le jardin de Paradis". Maître du Haut-Rhin . Début XVème
Bonne semaine et à dimanche prochain pour le numéro 100!
Muguet de mai. Instant-Poésie N° 98
(le 2018-05-06 à 06:00)

Voilà un poème sous la forme classique de la ballade, hormis pour les purs de la poésie la coupure des trois strophes de huit vers en deux et la règle des trois rimes. Néanmoins, qu'il apporte à chacun, du bonheur en petits brins!

Encore tout jeune écolier
Fleur-de-muguet et moi s’aimèrent
C’était dans la cour de gravier
Au pied d’un grand mur de pierres

Ta verdure me réjouissait
Et tu me plaisais à jamais
En bande feuillue tu poussais
Muguet premier du joli mai

Alors tes clochettes grenelaient
Et je voulais mieux t’appeler
Disant Lily of the valley
Pour imiter le bel anglais

Maïgloekchoen*, en allemand gai
Campanelles tant parfumées
Restant dans mon cœur aux aguets
Muguet premier du joli mai

En légende on t’a chanté
« Les larmes de la Madone » coulées
Et le Jour du Travail fêté
Tu viens dans les rues jubiler

Apportant des bonheurs secrets
Que ballade ne suffirait
Pour dire merci aux brins discrets
Muguet premier du joli mai

Toi le prince des porte-bonheur
Et le sonneur pour embaumer
Quand joue la symphonie des fleurs
Muguet premier du joli mai

*Une transcription phonétique de « Maiglöckchen », clochettes de mai, pour faciliter la lecture.

Illustration

PHOTO A-M.N.
Attention le spécial n°100 arrive!
Bon dimanche et belle semaine de printemps!
"Ouistérillia!" 97bis
(le 2018-04-29 à 21:00)

La note de l'astérisque s'est envolée dans la grappe de glycine!
Veuillez m'excuser ."Ouistèrillia" est une une transcription phonétique du beau mot anglais embaumant "wistaria" , glycine!


Illustration
Glycine Instant-poésie 97
(le 2018-04-29 à 06:00)

La floraison de ces jours!

D’une brise longue de Chine
Courant l’immense continent
Nous parvient la glycine

Passant au mont Olympe
Leur douce odeur y grimpe
Elle enivre les dieux

Ils chantent « Ouistèrillia »*
Tel les Anglais entre eux
Ouistèrillia Mystère y a

Ces vignes de senteurs
Embaument les palais
Treilles flottant en fleurs

Légères grappes mauves
Ces tourterelles calmes
Roucoulent leur vie suave

Et leurs grains gouttes d’eau
Perlent en notes claires
Nocturne glissando

Cascades opalines
Sérénades de Schubert
Aux blanches capelines

Les grappes suspendues
Par des mains invisibles,
En Joie sont répandues

Glycine en luxuriance
Sublime inflorescence

Illustration
Bon dimanche et bon Premier mai !
Quêtar, chercheur de la Paix. IP n°96
(le 2018-04-22 à 14:00)

De la fleur à l'arbre!! Invité mardi dernier aux VI rencontres des Poètes pour la Paix à l'Hôtel de ville de Paris, j'ai composé ce poème allégorique pour cette occasion. Il s'illustre bien évidemment par un olivier!

Quêtar, chercheur de la Paix

Inquiet des guerres qui grondaient,
Quêtar cherchait un lieu de paix.
Il partit six jours cheminer
En villes et forêts.

Le premier soir il s’arrêta
Dans une clairière où l’on dansait.
Un vent de Liberté y respira,
Juste un souffle de Paix.

Au jour deux, sous un olivier
Où l’on rendait justice,
Quêtar sentit l’Egalité,
De la paix sa prémisse.

Le troisième jour nous allâmes
A l’«Oasis de Paix », petite cité
Newe shalom, wahat-al-salam,
Juifs et musulmans
Ensemble vivant
Lieu de Fraternité.

Le jour suivant à Jérusalem
Quêtar scruta les pierres qu’il aime.
Emu par leur Beauté,
Il pressentit la Paix

Cinquième jour il se rendit
En un lieu de culte prédit.
On méditait la Vérité?
Il approcha la Paix.


Le lendemain, accidenté,
Quêtar fut recueilli, soigné
En un lieu où régnait la Bonté,
Le signe de la Paix.

Lorsque le soir fut arrivé,
Il revit les six journées :
La clairière et l’oliveraie,
L’oasis et les pierres édifiées,
La maison où l’on priait,
La demeure où l’on s’aimait.

Quand, pensant à ces belles idées,
La devise des Français,
Et le Beau, le Bien, le Vrai,
Survint le Maître du foyer,
Annonçant alors pour nous :
La Paix soit avec vous !

Illustration
Olivier de la Paix!

PHOTO DE NOTRE AMI CLAUDE TURLAN
Bon dimanche et belle semaine printannière!
La tulipe. Instant-poésie n°95
(le 2018-04-15 à 06:00)

Si le printemps aujourd'hui montre peu d'ardeur,
Que cette tulipe vous réchauffe le coeur!

Venant de la Turquie
Et sa coiffe d’antan,
La fleur avait acquis
Le nom : « plante-turban ».

Le Français s’en éprit,
Et comme en tutoiement,
Tulipe traduisit.

En Hollande adoré,
L’oignon valut diamant,
En champs fut cultivé.

Embryon en sa mère,
L’oignon fut bien caché
Au chaud en bonne terre.

Six mois il attendit
Que l’hiver ait séché ;
Il sortit et verdit.

Puis, tendresse à la fleur,
Le vent d’avril qui vint
Lui offrit ses couleurs.

Blancs, orangés, rubis,
Les pétales modulent,
Doux et lisses habits.

Bien resserrés la nuit,
Ils protègent son cœur
Du froid et des ennuis.

Mais quand sort le soleil,
Ils s’ouvrent en corolle
Où en elle il gouleye.

Dans sa vive tunique
La tulipe sensuelle
En son cercle magique
Y aspire le ciel.

PNMA

Illustration

Photo AMN
A dimanche prochain pour une autre fleur.Bonne semaine!


Anne de Carnac. Instant-poésie N°94
(le 2018-04-08 à 06:00)

Voilà un poème sur un portrait. Celui-ci a été peint à la gouache à Carnac et signé « Pâques 1925 » par mon arrière-grand-mère Germaine Mac-Auliffe déjà évoquée. Cette Anne a été dessinée plus d’une dizaine de fois. Cette version est la dernière et la plus vivante.

Anne s’était posée,
Le visage et l’habit
Méritant ce portrait.

A quoi songez-vous Anne ?
« A ces années passées
En multiples brassées…

A notre destinée,
Au passage du temps
Et des travaux des champs. »

Et qui vous a coiffée ?
« C’est la coiffe d’antan,
Donnée par nos mamans…

Au bourg ou paysannes,
Au pays de Carnac
Le dimanche en Bretagne. »

De simple et fière tête,
Vous paraissez duchesse
En costume de fête.

Anne ainsi, dîtes-nous,
Qui donc regardez-vous ?
A qui souriez-vous ?

« Je revois pour toujours
Ma lande de bruyères,
Et au large la mer…

Et plus loin en ces jours,
Joie de pâques fêtées,
Comme une éternité. »

Illustration
Anne en coiffe de Carnac

Tableau de GMA
Bonne semaine et à dimanche prochain pour chanter les tulipes!
Trois invitations. Instant-poésie 93bis
(le 2018-04-01 à 08:00)

Invité aux trois manifestations suivantes,
Et lauréat de la troisième,
Avec grand plaisir je vous y convie .

MARDI 17 AVRIL 10h-17h
HOTEL DE VILLE DE PARIS
VIèmes Rencontres des Poètes pour Paix

Avec des poètes de 16 langues et des 5 continents
J’y dirai trois de mes poèmes sur la Paix.

LUNDI 30 AVRIL 19H45-22H
THEATRE DES DECHARGEURS .PARIS
3 rue des déchargeurs, RER/métro Châtelet/Les Halles
Soirée de la « Cave-aux-poèmes »

Première partie consacrée à la lecture d’une vingtaine de mes poèmes
par les poètes de la cave et suivie d’un verre de l’amitié.

SAMEDI 12 MAI 15h
Maison Saint André 85000 LA ROCHE/YON VENDEE

Remise des prix des 45èmes Jeux Floraux de l’Essor Poétique
Où je recevrai le 1er prix « recueil de poésie »
Pour « D’eau, de pierre et d’esprit », éditions Stellamaris

Avec joie je vous accueillerai à l’un de ces rendez-vous.
Merci alors de me prévenir afin que je vous adresse une invitation complète.

« D’EAU, DE PIERRE ET D’ESPRIT »

Ce sont les 51 premiers poèmes de l’instant-poésie dominical avec illustrations en couleur .82 p. 21x21 18 €
Ces poèmes aux tonalités variées, de la ballade à la méditation, chantent des lieux d’universelle beauté, tel le Parthénon, ou de charme caché, tel Maguelone.
Evoquant le site, image et poésie vivent en symbiose.
L’eau y coule et les pierres y vibrent nous suggérant toujours une Présence.
Celle-ci se précise, en approchant la Terre Sainte dans les méditations de la troisième partie, en quête du discret murmure de l’Esprit.

Référencé en toute librairie, mais vous l’obtiendrez facilement et directement chez l’éditeur www.stellamaris.com sans frais de port, ou je me ferai un plaisir de vous l’adresser ou le remettre dédicacé.

Illustration
Il est en Galilée! Instant-poésie n°93
(le 2018-04-01 à 06:00)

Pâques ! L’histoire la plus extraordinaire. Pour les uns la réponse à notre seule question : la mort, et après ? Pour d’autres qu’une proposition de réponse.
Pour chaque ami-lecteur : qu’il soit jour de joie !
Et annonciateur d’autres jours de joie :voir les trois invitations qui suivent !


Il est en Galilée ! *

« Il est ressuscité ! **»
L’éclair a traversé
Ces deux milles années.

Ce dimanche aujourd’hui
On en reprend le cri :
Vraiment ressuscité !

Mais où, où Le chercher ?
Au tombeau restauré ?
Il est vide, c’est vrai.

Ecoute... on a parlé :
« Il vous précède en Galilée ».***

Où est la Galilée ?
Et on nous répondit :
Elle est tout près d’ici…

La Galilée est Joie
Aux jardins des bambins
Qui cherchent les œufs peints.

Galilée est Parole
De Bible aux saintes pages,
Les vibrants paysages.

Galilée est Promesse
Au culte à la messe,
Aux pays de Sagesse.

Galilée est Amour :
Alors ! Que l’on accourt
En ses lieux de plein jour !

Galilée mort vaincue
Par l’Homme-Dieu Jésus
L’Eternité rendue !

Illustration
Christ en Gloire

Icône AMN
*En Israël, 80 km au nord de Jérusalem
**Bonne Nouvelle de Luc 16,6
*** Marc 16,17
A tout de suite dans les invitations qui suivent !
Joyeuses Pâques !
Le vendredi sinistre. Instant-poésie n°92
(le 2018-03-25 à 06:00)

Nous marchons vers Pâques, le printemps, la Résurrection. Mais il faut avant passer par la Semaine Sainte et le vendredi de la Croix. Pour l’’évoquer, comme pour quelques poèmes précédents, j’ai repris la tradition syrienne transmise par Samir, un dialogue entre le Christ et sa Mère.

L’heure arriva
L’heure horrible
L’heure de malheur

Ténèbres sur obscurités
L’hiver surprît l’été
Les soleils se couchèrent
Les étoiles tombèrent
Les mers se desséchèrent
Les terres tremblèrent
Et les oiseaux du firmament
Pleurèrent amèrement


Et le Christ dit :
« O Mère ! Ils m’ont flagellé,
Tressé des épines
Pour me couronner,
M’ont humilié de fausse pourpre,
Donné un roseau pour sceptre.
Ils n’ont pas reconnu mon Père.
Ah !S’ils l’avaient reconnu!
Ils m’auraient vu
A la tête de tous les êtres. »

La Vierge lui répondit
« O mon fils !
Comment regarder tes supplices ?
Ton sang coule en océan.
Tu es la Passion .Tu es mourant. »

Et le Christ reprit :
« O Mère, cesse de pleurer ! Cesse !
Tes larmes ont noyé ta robe !
La nuit va passer
Et demain viendra l’aube.
Ils m’ont abreuvé de vinaigre et de fiel,
Ils ont rejeté mon Père,
Et refusé la Grâce!"

Malheur !
Malheur aux masses
Qui ont rejeté ces grâces!

Samir Tahhan et Patrick NMA

Illustration
La Crucifixion, à l'extérieur des remparts de la ville sur la colline du Golgotha.

Icône AMN
Belle montée vers Pâques!
Grands-mères. Instant-poésie N°91
(le 2018-03-18 à 06:00)

Cette série de portraits n'aurait su se terminer sans femmes!

Enfant et grand garçon,
Dieu, comme un tendre père,
M’offrit trois grands-mères,
Trois grâces à leur façon.

Germaine bisaïeule,
L’artiste qui peignait
Et devint aveugle,
M’apprit des mots d’anglais
D’allemand et d’esprit
Et un brin d’ironie.

Jacqueline sa fille,
Malgré sa vie difficile,
Avait gardé les traits
De sa jeune beauté
Et d’un fonds de gaieté
Qui venait rayonner.

Et Benoîte portait
Bien son nom de bonté,
Toujours de noir vêtue
De son enfant perdu,
Mais ceinte en cordon bleu
Rendait son monde heureux.

Parentes ou d’adoption
Nos grands-mères se donnent ;
Leur art de l’affection
Longtemps en nous résonne.

Même si nos mercis
En leur temps n’ont suffit
Que prière ou pensée,
Leur dise là en secret.

PNMA

Illustration
Germaine Mac-Auliffe 1879-1963 par Frédérique Vallet-Bisson
Bon dimanche! Bonne semaine!
Louis, le médecin.Instant-poésie n°90
(le 2018-03-11 à 06:00)

« Rien n’est plus vivant qu’un souvenir. » dit le poète Federico Garcia Lorca. Aujourd’hui j’évoque donc la vie de mon grand-père qui me fut une figure paternelle particulièrement proche. La ville de Niort a donné son nom à une rue ainsi qu’à deux autres grands médecins-chirurgiens de la ville déportés et revenus.

Je suis né en Anjou
Aux coteaux du Layon.
Mon père y élève la vigne,
Ma mère deux garçons.
Je ferai médecine,
Précoce en vocation.

Carabin de vingt ans,
Je pars soigner au front
Dans la guerre et le sang.
Trois fois en permission,
Mes trois remplaçants
Malheureux y mourront.

Par destin je survis.
Médaillé plein d’ardeur
Deviens père et docteur.
Du métier j’ai la flamme
Et j’apprécie les femmes,
Le bon vin et la vie.

J’encourage et guéris
Dans le pays niortais,
Et fonde une œuvre
Pour que les enfants pauvres
Retrouvent la santé
A la mer sans soucis.

Une autre guerre vient.
Il me faut, médecin,
Sauver les pourchassés.
Suis arrêté, interné,
Un héros intervient :
Du seuil de la mort je reviens.

J’en écris le récit,
Mais aussi celui des heures jolies :
« Médecine, amour et fantaisie »,
Le noir et le rose de ma vie.

Illustration
Louis Epagneul 1895-1968
Bon dimanche! Bonne semaine aux couleurs pré-printannières!
Charles, engagé volontaire. Instant-poésie n°88
(le 2018-03-04 à 06:00)

Un grand merci aux très nombreux amis-lecteurs qui se sont manifestés pour l’anniversaire de Samir et lui ont ainsi procuré une vive lumière !
Voilà aujourd’hui une image-souvenir, du courage également.
Il y a 103 ans exactement, le 4 MARS 1915, notre grand-oncle Charles Prost était tué à Vauquois (à 25 km de Verdun, cf wikipedia), connu en 14-18 comme la plus grande bataille de mines, là aussi !, 509 explosions qui transformèrent un village sur une butTe en un cratère impressionnant !

Je suis né à Mâcon
Comme un bon bourguignon,
De père tailleur de pierres
Et mère couturière.

De mes dix-huit ans fier,
Dans l’armée coloniale
« Engagé volontaire »
Je fus tôt Caporal,

Petit, mais regard grand,
Sous casque ou le képi,
Moustache de ce temps,
Yeux marron sans répit.

Sur terre et mer chemine,
Au Tchad et au Congo,
En Chine et Cochinchine,
Je prends cent rares photos.

Mais à trente-quatre ans
Au foudroyant Vauquois,
Je meurs pour notre droit
Dans la Guerre ouragan.


***
Quatre-vingts ans plus tard
Nous nous rendions sur place,
Un autre Trafalgar,
Rechercher quelque trace.

On sortait à l’instant de la terre
Capote et ossements militaires.
C’étaient ceux d’un Karl
Et non toi notre Charles,

Morts en face tous deux,
Cousins en Charlemagne,
Par devoir et le feu,
Dans un coin de campagne.

PNMA

Illustration
Charles Prost 1880-1915
Charles adjudant-chef a eu la citation :"A été tué à la tête de sa section, en faisant bravement son devoir". Il était célibataire sans enfant. Comme dans ces millions de nos familles, la flamme courage et souvenir plus que de nous attrister nous éclaire! Bon dimanche, bonne semaine!
Samir, compagnon de la nuit. Instant-poésie n°88
(le 2018-02-25 à 06:00)

Suivant le thème de cette année « Flore, portraits et sacré », et pour des raisons d’anniversaire, les quatre prochains poèmes vont être dédiés à des destins particuliers.
Le premier est celui de Samir déjà évoqué (I-P n°83).
Ce portrait, inimaginable et véridique,est composé d’après les notes qu’il ma remises et nos échanges. Il l’a authentifié, approuvé et m’a autorisé à le publier. Par ailleurs, merci de prêter attention à la conclusion.

Né au bord de l’Euphrate,
D’une mère « encyclopédie »
De culture populaire
Et de père menant carrière
Aux postes de frontière,
Je suis pétri de la pâte
Des multiples Syrie.

A huit ans je note sur petits carnets
Les traditions populaires de mes aînés,
Des quartiers et familles
D’Alep devenu ma ville.

A treize ans j’écris des poèmes
Et des prophéties même :
J’annonce un lendemain
Où serai sans yeux ni mains.

Pendant dix ans j’étudie, euphorique,
L’Egypte et la Perse antique,
Théologie, mystique ;
Passe un bac scientifique,
Scrute le fallacieux communisme
Et le profond soufisme*.

Avec mes yeux et mes mains
Croyant en Dieu et en demain


***
Puis à l’armée faisant mon service,
Je deviens spécialiste en explosifs.
Alors, un jour sur le Golan
Je ramasse une mine.
L’Ange de chaque instant
Cette heure-là est absent*.

Pour sauver mes camarades
Je retiens la mine
Elle explose

Et m’arrache l’ouië gauche,
La vue et les mains :
Prophétie du destin.

***

Envoyé à Madrid pour être soigné
Ma vue est en partie retrouvée :
Avec bouche et bras je me mets à dessiner.
L’Ange blanc est présent.

Mais par une méchanceté,
Je ne peux à temps être réopéré.
Ma vue pour toujours disparaît.
Je deviens compagnon de la nuit.
L’ange noir a œuvré.

Sans yeux sans mains
Croyant en Lui et en demain

***
Un an plus tard j’épouse une jeune alépine.
Par la grâce de générosités
J’achète une maison digne,
L’offrant à la bien-aimée.
En arabe et espagnol j’écris
Et six premiers livres publie.
L’Ange blanc est présent.

Mais neuf ans après,
Par ma femme suis maltraité.
En une nuit et par des jours de folie
Tous mes manuscrits sont brûlés.
De tous mes biens je suis spolié.
De ma maison je suis chassé.
L’ange noir a œuvré.

Sans yeux sans mains
Croyant en Lui et en demain
***
Chez mon frère et sa famille réfugié
Trente ans durant je suis hébergé.
Pour vivre j’enseigne le français,
L’arabe, l’espagnol et l’anglais.
Mes livres sont édités
L’Ange blanc est présent.

Mais la guerre est arrivée
Alep comme Berlin est broyé,
Mon bureau dévasté.
Nous devons émigrer
L’ange noir a œuvré.


Sans yeux sans mains
Croyant toujours en Lui et en demain

Mais en France depuis deux ans,
En paroisse j’ai retrouvé la Fraternité.
L’Ange blanc est présent.

Sans yeux ni mains
Croyant en Lui et en demain


PNMA

Illustration
Aujourd'hui de vous propose d'adresser un "Bon anniversaire" à Samir à l'occasion de celui-ci tahhan.sa@gmail.com . Merci!
Bon dimanche! Bon carême "dans la joie de l'Esprit Saint" à ceux qui le font et bonne semaine à tous!
Aux pins. Instant-poésie N°87
(le 2018-02-18 à 06:00)

Un nouvel hommage à la Création!

Les pins, toutes hauteurs,
Se dressent en service,
En sombre ou en verdeur,
Parfois même en délices.

Leurs pignes bien ouvertes,
Par les doigts des gamins,
Offrent l’instant de fête
Des pignons dans la main.

Leur résine colophane
Aux archets des violons
Lisse les sons diaphanes,
Mélodies aux fils blonds.

Canopées déployées
En large majesté,
Ils ombrent nos allées
Du soleil trop zélé.

Les hommes reconnaissent
Tant de délicatesses ;
En mémoire civile
Ils en nomment leurs villes :

Roquefort et Juan,
La Baule et Saint-Brévin,
Du Sud à l’Océan,
Gagnent Mention : « les pins ».

Pin noir de la Styrie,
Pin d’Alep en Syrie,
Cueillez notre merci,
Pins de tous les pays.

PNMA
Illustration
A la Grande Motte.

Photo AMN
Bon dimanche et bonnes vacances à ceux qui partent!
Mimosa.Instant-poésie n°86
(le 2018-02-11 à 06:00)

Un instant méridional par ce temps hivernal!

Il fallait en hiver
Aux terres du midi
La fleur chauffant les airs :
Mimosa je fleuris.

D’Australie venu loin,
Pour l’Italie là-bas,
On me nomme en latin :
Acacia albata* !

Au jardin en solo,
En chœur sur les collines,
Vocalisant mi- mots
Mimosa j’illumine.

Quand vient la rare neige
Blanchissant ci et là,
Je chante les arpèges
Mimosa mi-sol-la.

Parmi toutes les fleurs
Me voilà la diva,
Par ma voix en couleurs
C’est moi la Mimosa !

De vif jaune parée
Et de forte fragrance,
Perles en soie dorée
Et de fine élégance,

Gouttes d’eau qu’il a plu
Ou flocons suspendus,
Mutés en or ténu
Par l’Alchimiste des Nues.

PNMA
Illustration

Photo AMN
*En toute rigueur botanique famille "mimosascae", genre "acacia dealbata" que j'ai altéré au profit de la musicalité ternaire!
Beau dimanche blanc et bonne semaine!
La Rencontre de la Lumière.Instant-poésie N°85
(le 2018-02-02 à 14:00)

C’est fête aujourd’hui : la chandeleur, les crêpes (symbolisant le soleil et le Soleil de Justice, le Christ), la Présentation de Jésus au Temple, une fête de Lumière. Nous avons donc anticipé le poème de dimanche pour la chanter. La lumière vient de l’Orient et donc, naturellement, ce sont les paroles transmises par Samir Tahhan ( cf poèmes antérieurs sur www.instant-poesie.fr) ,elles-mêmes issues de la Bonne Nouvelle de Luc, que j’ai versifiées. Elles étaient chantées par les enfants d’Alep rentrant chez eux de la messe un cierge allumé à la main. Et gare si en chemin il s’éteignait, ils devaient retourner pour le rallumer !

Le cierge brille d’éclat
Ici-bas et au-delà ;
Le Christ-Lumière est là,
Nul vent éteint son éclat.

Syméon sage et vieux
Reçoit cet Enfant-Dieu
Et il présent un feu :
Sa couronne d’épines
Deviendra églantines ;
Les voilà qui s’enflamment
Eclairant toutes âmes.

Anne la prophétesse
L’embrasse en allégresse.
Les blessures prédites
Seront les belles fleurs
Exhalant les odeurs
De l’Éden inédit ;

Les étoiles le voient
Lune et soleil le voient
En un seul chœur ils prient :
Apocalypse de feu
Tu emplis tous les cieux !

Joseph lance très fier
Deux jeunes tourterelles,
Le mâle et la femelle,
Pour la mère de la Lumière
Et la Lumière de la Lumière,

Et qu’ainsi leur lueur
Rayonne dans les cœurs
Et que partout demeure
Ce germe de Bonheur.

Samir Tahhan et Patrick Naudin M.-A.

Illustration
La Présentation de Jésus au Temple dite "la Sainte Rencontre" en orthodoxie.

Icône AMN
Bon week-end et bonne semaine!
Poinsettia. Instant-poésie N°84
(le 2018-01-27 à 06:00)

Le temps de Noël est certes passé mais demeure l'étoile de Noël (Weihnachtsstern en allemand) ou Poinsettia. Le début de ce poème est une réminiscence de jeunesse où je séjournais en Allemagne. Le prénom évoqué était celui de la maîtresse de la maison . Ces instants rappellent le vers d'Albert Samain: "Il est d'étranges soirs, où les fleurs ont une âme."

Tout rouge il arriva
Dans les bras d’une dame :
C’était un Poinsettia
Les feuilles en flamme.

« Weihnachtsstern » me dit-elle,
Comme on présenterait
Deux amis à dîner
Dans le temps de Noël.

Liselotte et l’étoile
Apportaient l’amitié,
Les feuilles en pétales,
L’écarlate en gaieté.

Ainsi le Poinsettia
Nuit et jour me veillait ;
Ensemble on conversait,
Sa présence choyait.

Des yeux je le soignais,
Son grenat réchauffait ;
La vie d'affinités
Chaque année renaissait.

Liselotte est passée
Et bien des amitiés
En ces fleurs ont migré,
Poinsettias enflammés,

Etoiles de Noël,
Parfois brillants parfums
Aux pieds de la si belle
Etoile du Matin*.

PNMA

*Un vocable de la Vierge.

Illustration

Photo AMN
Bonne semaine à toutes et tous!
Les trois aveugles. Instant-poésie n°83
(le 2018-01-21 à 11:00)

Voilà pour ce dimanche, des rencontres aussi, d'un autre ordre. Mais Tous les instants, portent leur fulgurance, surtout dans ces cas particuliers.

Dans le métro un soir,
Nos hasards se croisaient ;
A l’angle d’un couloir,
L’inconnu hésitait.

Il butait de son pas,
Avait cheveux crépus,
Sourire barbu ;
Je lui prenais le bras.

Sa canne tapotait,
Son être tâtonnait.

***
Et je me souvenais
De Germaine grand-mère,
Bien cinquante ans naguère,
Son bras je le tenais.

L’âge et le mal venus,
Celle qui dessinait
Les Bretons en portraits,
Avait perdu la vue.

Sa canne tapotait,
Son être tâtonnait.

***
Et au théâtre un soir,
Nous jouions en tandem
Clarinette et poèmes ;
Samir était sans voir.

Espérant qu’il sourie,
Nous mettions de l’entrain ;
Il venait de Syrie,
Migrant sans yeux ni mains ;

Mais son cœur écoutait
Et son être chantait ;
Voguant sur les rangées,
Nos esprits se trouvaient.

Illustration
SAMIR TAHHAN transmetteur des trois ballades orientales précédentes.
(www.instant-poesie.fr )
A dimanche prochain!
Bonne semaine!
Le voyage des mages . Kassid. Instant-poésie n°82
(le 2018-01-14 à 06:00)

Après les Instants 79 et 80, voilà le troisième poème composé avec Samir (voir la présentation de ces deux précédents) C'est un Kassid, ballade arabe chantée, en cinq strophes, de la tradition chrétienne d'Alep.

Partis sous d’autres cieux
Gaspard, Melchior et Balthazar
Portent cadeaux et vœux
Au Bébé tel un phare.
***
Grands chameaux sous la lune
Courrez au Roi des rois !
Sautez vite les dunes !

Etoile au feu des sphères
Couvrez le Dieu des dieux
De flambante lumière !

Gaspard, Melchior et Balthazar
Suivent l’éclat inné
Du Bébé tel un phare..
***
Chez Hérode arrivé,
Il demande malin :
« Vous me direz où est
Ce destin des destins ! »
***
Et les rois repartis
Vont offrir tendrement,
L’or, la myrrhe et l’encens.

Puis un songe avertit :
« Hérode ce barbare,
Veut éteindre le phare…

Changez de voie amis!
Ainsi dans notre vie
Faut-il changer d’avis ».
***
Et les Mages sont rentrés
Pleins d’amour et de paix
Heureux du Roi-Bébé,
Phare à nos destinées.
***

Transmis de la Tradition par Samir Tahhan
Mis en forme poétique par Patrick Naudin M-A

Illustration
L'Adoration des Mages de Niccolo Tommaso.(2ème moitié du XIVème siècle)
Bon voyage tout au long de la semaine!
Bois sous la neige.Instant-Poésie n°81
(le 2018-01-07 à 07:00)

Que ce premier poème de l'année remercie tous ceux qui m'ont adressé leurs vœux et redise, à ceux qui n'auraient pu lire le dernier I-P., les miens d'une année aux belles couleurs.

Les bois nus attendaient
Leur vêtement de neige ;
En silence ils voulaient
Chanter leur florilège.

Ils n’étaient que bras noirs
S’élevant tout tordus,
En prière d’espoir,
Leurs branches tendues.

Mais cet hiver un soir,
Le Ciel les entendit
Et fit alors pleuvoir
Ses flocons inédits.

Les arbres s’égayaient
De ces nouvelles manches ;
Le soleil d’un seul rai
Éclairait blanc leurs branches.

La forêt, alignée
En portée de musique,
Faisait haut résonner
Des airs mirifiques.

Les grands rameaux lançaient
Notes blanches et noires ;
La nature jouait
Un hymne incantatoire.

Instruments sous le vent
Que leur Dieu dirigeait,
Les bois nus blanchissaient
Au bonheur de l’Instant.

PNMA

Illustration

PHOTO DE CHRISTIANE DUBREUIL, AMIE LECTRICE .
A dimanche prochain pour un nouveau poème avec Samir Tahhan.
Belle entrée en 2018!
En chemin (tarhilé). Instant-poésie n°80
(le 2017-12-31 à 06:00)

Chers amis-lecteurs,
Le poème de dimanche dernier écrit en collaboration avec Samir Tahhan, poète syrien chrétien d'Alep, a suscité de nombreux encouragements. En voilà donc un deuxième, un tarhilé, chanson populaire de voyageur, sur le thème de la fuite en Egypte de la Sainte Famille. Il s'élargit naturellement à celui de notre voyage sur terre, au cours duquel ce soir-même nous franchissons un nouveau pas!

Joseph est en chemin,
Tenant derrière lui
Son ânon en chemin.

Sur l’âne sont assis
Marie et son Bambin,
Serein entre ses mains.
***
Les arbres plient genoux
Et inclinent leurs palmes
En priant pour leurs âmes.

Les étoiles descendent,
Belles incandescantes,
Lumière à leur chemin.

Les brebis, tout devant
La Famille émigrant,
Écartent les cailloux.

Les colombes aussi,
En un vol au bruit doux,
Font un dais parapluie.

Le vent souffle chaud
Pour apaiser leurs maux.
***
Vous tous sur le Chemin,
Arrivez saufs et sains !
Bien arrivés enfin,
Ça sera le festin.

Ennemis ou amis,
Etant tous en Chemin
De la Vie infinie,
Serrons-nous fort la main !

Transmis par Samir Tahhan
et versifié par Patrick Naudin M-A

Illustration
D'après une icône copte de la fuite en Egypte.

Icône AMN
A CHACUN TOUS NOS VOEUX
POUR QUE 2018
SOIT UN CHEMIN HEUREUX

Pour notre part, si vous le voulez bien, nous allons continuer modestement de le fleurir, et avec vous. En effet, la flore (fleurs et arbres) sera l'un de nos thèmes. Vos photos sont très bienvenues pour inspirations et publications!
Bon Premier de l'An!
Noël nouveau ! Instant-poésie n°79
(le 2017-12-24 à 07:00)

NOEL! NOEL! Miracle de la naissance toujours nouvelle!
Voilà donc un Instant tout nouveau !La Providence vient de mettre sur notre route un vrai poète syrien chrétien d'Alep, aveugle et sans bras, ayant sauté sur une mine, mais vivant de sa Foi et d'une très très grande culture. Nous avons travaillé ensemble pour ce poème du IXème siècle de la tradition chrétienne d'Alep. C'est un "maoual", composé originellement comme ici de sept vers-strophes.

"Feu de l’Omniprésent
Dans la nuit d’Orient,
Nul ne peut le ceindre,
Qui peut l’éteindre ?

Il a illuminé
La ville Bethléem ;
Heureux qui s’est lancé
Tout droit vers ce Feu-même.

Gabriel avait dit
A la Vierge Marie,
En mots fins et légers,
Qu’elle enfanterait.

Mais des gens l’ont dénié
Avec des mots cruels :
Eloignez-vous d’elle,
Car elle est trop souillée !

Mais non, non, non vraiment,
Elle est la Pure-et-Belle,
Jeune fille diamant
Sertie de femmes-perles.

Et ces gens reprirent :
Elle a commis péché
Avec le charpentier !

Mais ils se repentirent
Quand vint le Bébé,
Car juste nouveau-né
Il se mit à parler…"

Et le feu crépita...

Samir TAHHAN et Patrick NMA

Illustration
Icône russe dite « Notre-Dame du Signe »,
une des plus anciennes images de la Mère de Dieu et de son Fils.

Icône AMN
Que cet Instant-Poésie soit un modeste trait d'union avec les martyrs d'Orient ET avec CHACUN d'entre vous dans la peine ou dans la joie, une flammèche d'amitié ou d'affection, d'ESPERANCE de toutes façons!
Instant-Poésie n°78 Attente
(le 2017-12-17 à 22:00)

Nous voilà dans le temps de l'Avent et Avent signifie Attente...
Et veuillez excuser cette attente involontaire, lié à une succession d'incidents heureusement résolue. A l'heure où cet "Instant"part, c'est encore dimanche !

A ton écran assis
Qu’attends-tu donc, ami ?
Un mot qui te sourie
Un coin de parapluie ?

Que le temps soit serein,
L’enfant qui vient demain,
Grandes choses, petits riens ?

Une santé meilleure,
Le temps des belles heures,
Un train pour un ailleurs ?

Des mots qui vont et sonnent,
Ou parfois téléphonent,
Et la vie qui se donne ?

Qu’attends-tu donc poète ?
L’éclair qui se reflète,
La Beauté en requête,

Les mots dessus dessous,
Musique, on ne sait d’où,
Pour toi, et vous et nous.

Qu’attendons-nous ensemble
A l’ombre des trembles
Appartements et temples ?

Le soleil des beaux jours
Et cet enfant d’un jour,
Son sourire d’Amour,

Le temps rajeuni,
La Vie, la Vie, la Vie,
Et l’Amour infini …

Illustration
Fleur islandaise attendant la pluie!

Françoise Perrier
Vous avez de belles photos de fleurs ou d'arbres à partager à l'Instant-Poésie ? N'hésitez pas à nous les communiquer. Merci!
Belle semaine le cœur en Avent de Noël!
Instant-poésie en vidéo ! IP 77
(le 2017-12-10 à 07:00)

Merci pour vos mots nombreux d'encouragements! La soirée fut effectivement belle. Malgré de multiples empêchements nous étions plus de soixante-dix. Pour tous les autres, nous avons la joie, avec le concours de frère et neveu, de vous transmettre, sauf le rappel, l'intégralité de ce récital d'une heure. Voire ci-dessous.
Plaisir donc de partager ce moment avec tous les lecteurs.

Pour accéder à la vidéo , pour chacune des deux parties faites un copier/coller (ou recopier) dans la barre d'adresse supérieure de votre navigateur et "entrée"!

Partie I = https://youtu.be/aAqY1pb31zU

Partie II : https://youtu.be/PKtp5I-jNj8

PROGRAMME

AU FIL DE L’EAU

Seine, Loire, mer chorégraphe, mer déclinaison, mer des saisons Eté camarguais, ciel d’Orient, ciel mer inversée,
soleil mage d’amour, lune chinoise.

Musique de Claude Debussy et Francis Poulenc

LIEUX DE L’ESPRIT

Alyscamps, Saint-Benoît/Loire-Fleury, Acanthe, Petra, Ephèse.
Musique d’inspirations grégorienne et hébraïque

PIERRES

Ouessant, Moher, Carillons, Andalousie, Venise, Paix.
Airs classiques et populaires.

Ces 23 poèmes sont partie des 23 du recueil
"D'eau, de pierre et d'esprit".






Illustration
Récital au Grenier de Bougival le 2/12/2017
Rose Bacot et PNMA

Hubert Jeu
Bonne séance, bon dimanche et bel Avent !
Instant anticipé
(le 2017-12-02 à 08:00)

Nous entrons donc dans le temps de l'Avent, Noël vient.
Que ces brèves lignes et cette photo de chaises vous disent
simplement qu'ici et là nous sommes ensemble.

Au Grenier près de la Seine,
ou au bord de mer,
où que nous soyons :
Ce soir ensembble
Goûtons un verre
Attendant qu'Il vienne.

Illustration
En attente sur une île grecque!
A la joie de se voir ce soir au Grenier de Bougival (Grand nombre de réservations mais il reste quelques places) .
Bonne soirée où que vous soyez!
Copalme dépouillé. Instant-poésie n°76
(le 2017-11-26 à 06:00)

Une semaine s'est écoulée : voilà le même copalme,
tel qu'il apparaît suivant la loi de la nature.... et les règles (répétition et rimes) du triolet. Voir aussi la fin. Merci

Copalme s'est dépouillé
De ses couleurs, de ses mots;
Laissant palmes étoilées,
Copalme s'est dépouillé.

Ses feuilles vont en volée,
Tels ces étranges oiseaux:
Copalme s'est dépouillé
De ses couleurs de ses mots.

PNMA
Illustration
Copalme (liquidambar) fin novembre.
Bon dimanche! Bonne semaine!
Merci à ceux qui nous ont fait part de leur regret de ne pouvoir venir le 2 décembre à Bougival, et à tous ceux qui se sont inscrits.
Nous attendons le plaisir de vous voir et avec vos amis à notre récital poèmes-clarinette "D'eau, de pierre et d'esprit": heureux moment promis!
75 bis : le programme du 2 décembre
(le 2017-11-19 à 18:00)

Voilà le programme de notre soirée au théâtre du Grenier de Bougival.
Ces 22 poèmes ont tous été publiés sur www.instant-poesie.fr entre juillet 2016 et juin2017 et font partie des 51 du recueil :
"D'eau, de pierre et d'esprit".

AU FIL DE L’EAU
Seine, Loire, mer chorégraphe, mer déclinaison, mer des saisons ;
Eté camarguais, ciel d’Orient, ciel mer inversée,
soleil mage d’amour, lune chinoise.
Musique de Claude Debussy et Francis Poulenc

LIEUX DE L’ESPRIT
Alyscamps, Saint-Benoît/Loire-Fleury, Acanthe, Petra, Ephèse.
Musique d’inspirations grégorienne et hébraïque

PIERRES
Ouessant, Moher, Carillons, Andalousie, Venise, Paix.
Airs classiques et populaires

Fin vers 22 heures et verre de l'amitié !
Illustration
Déjà 51 réservations.
Venez nombreux et avec vos amis et vous vivrez une soirée de couleurs!
Instant-poésie n°75 Le copalme
(le 2017-11-19 à 07:00)

Après deux portraits d''hommes, revenons à la nature et aux arbres, eux aussi des êtres vivants. Voilà donc un portrait de copalme, ou styrax, ou liquadambar, de la famille des saxifragales !

Les arbres tels les hommes
Apprécient qu’on les nomme,
Et celui-là magique :
Copalme d’Amérique.

Quand le soleil te frôle,
Tout ton être rougeoie
Et quand le vent t’enjôle
Ta parure flamboie.

Tu sembles cette femme
Qui s’appelle Carmen
Et déclare sa flamme
Au héros des arènes.

Tes feuilles vocalisent
L’ardeur de ton idylle,
Ecarlate et cerise
Et couleurs volubiles.

Aux journées automnales
Tu chantes en tons chauds,
Toi le saxifragale
A la façon d’un saxo.

Et en novembre gris
Pour la joie de nos yeux,
Tu es l’arbre de feu,
Dont nous sommes épris.

Prends donc ces noms et palmes :
Prince en la Création.
Compagnon Copalme
De la jubilation.

Illustration
Le copalme ou liquidambar.

Photo AMN
Bon dimanche! Bonne semaine!
Et au 2 décembre avec vos amis, au théâtre du Grenier de Bougival!
Le programme détaillé suit.
Instant-poésie n°74 Le sourire d'Aimée
(le 2017-11-12 à 07:00)

L'histoire d'Aimé m'a valu un grand nombre de mails émus. Merci à tous.Voilà donc maintenant celle d'Aimée sa sœur, ma tante et marraine. Le personnel rejoint l'universel. Un peu de gaieté en ces jours de grisaille.

A la fin de la guerre,
Ce temps où l’on perdait
Père et mère, fils et frère*,
Le quatorze juillet
Le ciel enfin s’ouvrit,
Et notre Aimée naquit.

Une jeunesse suivait
D’études et de piano,
D’été à Châtelaillon**,
D’hiver gris de donjon***,
Aimée sur les photos
En allégresse souriait.

Puis au temps du métier,
En campagne niortaise,
Aimée venait créer
Pharmacie de santé,
Long labeur avant l’aise,
Toujours elle souriait.

Quand vint naturellement
L’aimable prétendant…
Le Père alors décréta :
« Tu as épousé ici
Ta propre pharmacie
Tu n’te marieras pas.»

Le sourire d’Aimée
Ce jour-là fut rentré.
Mais vite revenait.
Elle se relevait
Dans une robe allongée
De sa jovialité.

Tout au long de la journée,
Entourée de ses pots,
Faïence blanc et bleu,
Notre Aimée leur souriait
Et eux brillaient tout beau,
Doux et droit dans ses yeux.

Après le déjeuner
Aimée allait jouer
Hardiment au piano,
Dans des airs de gaité
Au tempo enlevé,
Allegro con brio.

Et après le dîner,
Dans son officine
Elle redescendait,
Compter la monnaie
Mesurer l’albumine
Mais encore souriait.

Quarante ans durant,
La pharmacie tenant
Les malades sortaient
Visages apaisés ;
Son sourire épanoui
Rayonnait dans le « pays »…

Jusqu’à cet aujourd’hui
Par cette page-ci,
Ou au lecteur ami
Aimée toujours sourit.

PNMA

Illustration
Aimée Naudin 14 juillet 1918- 22 sept. 2002
Entre 1915 et 1917 les parents d'Aimée ont alors effectivement perdus leur fils Aimé (cf IP 73), un père et une mère (causes hors guerre) et un frère mort héroïquement sur le front et dont le portrait viendra au temps voulu.
Châtelaillon : plage de Charente.
Le donjon : monument emblématique de la ville de Niort, berceau de la famille.
Bon dimanche! bonne semaine ! Et au 2 décembre au Grenier de Bougival pour les Franciliens!
Instant-poésie n°73 Le jeune Aimé
(le 2017-11-05 à 07:00)

Dans la ligne de nos pensées à ceux qui sont "partis",
Ce poème fait mémoire de mon oncle qui ne fit qu'un bref passage sur terre avant et pendant la grande guerre de 14-18.
Mystère de la mort et de la résurrection qui peut être vécu dans de nombreuses familles. Tout ce qui est écrit est authentifié par les lettres qu'il envoyait à ses grands-parents.

Il s’appelait Aimé,
Un jeune enfant doué.
Du violon il jouait
Et aimait dessiner
Et caricaturait.

Dans sa dixième année,
La guerre est arrivée ;
Dans sa classe il a quêté
Pour les soldats qui mourraient.

Dans sa onzième année,
Première communion
Dans son lycée niortais,
Pour la paix il a prié.

Dans sa douzième année
La guerre a continué.
Un concert il a donné
Jouant Bach en solo
Et des hymnes nationaux.

Mais un jour à treize ans,
Dans l’hiver guerrier,
Il prit froid fortement
Et se mit à tousser.

Ainsi les mois passèrent
Jusqu’à la mi-juillet ;
Et les toux emportèrent
Notre petit Aimé.

Mais douze mois après
Un nouvel été venait;
La guerre finirait,
Une sœur naîtrait :
On l’appela Aimée.

PNMA

Illustration
Aimé Naudin 1904-1917
Prochain poème, naturellement : Aimée!
Bon dimanche! Bonne semaine!
Instant-poésie n°72 bis
(le 2017-11-01 à 17:00)

Une grande et une humble nouvelle

-UNE GRANDE nouvelle: la fête de tous les saints
Qui vaut bien un modeste quatrain :

Pour tous ceux qui les invoquent dans la Foi,
Voilà un grand jour de joie!
Et pour ceux qui ne croient aux cieux,
Tous les saints prient pour eux !

-Une humble nouvelle :
"D'eau, de pierre et d'esprit" recueil des 51 poèmes de 2016/2017
de votre poète et 31 illustrations vient de paraître (cf instant-poésie 70bis) .

Vous pouvez vous le procurer :

-par simple commande dans toutes les librairies
-directement par internet chez l'éditeur : www.stellamaris.com

-lors du récital du 2 décembre à Bougival
espérant être nombreux à partager le plaisir de s'y rencontrer!




Illustration
Bonne fête à tous!
Instant-poésie n°72
(le 2017-10-29 à 07:00)

Le début du mois de novembre nous porte naturellement à méditer sur notre passage terrestre (voir la conclusion) et aussi le 11 novembre à notre Patrie. Ce double thème se fond en un en ce poème.

Nous marchons en nos pays,
De celui où l’on naquît
Jusqu’à nos lieux de vie
Sous des cieux élargis.

Le premier, nostalgie,
Un logis ou colline,
Fleure les origines
De l’enfance bleuie.

Puis la France, bénie
De contrées qui sourient,
Varie à l’infini,
Sa langue en mélodie.

Puis l’Europe en chemin,
Où l'on vit nos destins,
France étoile au drapeau
D’un espace plus haut…

Et nos marches finissent,
Nourris de ces pays,
Et nos âmes se glissent
En l'éternelle Patrie.

PNMA

Illustration
Si vous voulez poursuivre cette méditation je vous invite à vous rendre sur le site sûr https://www.youtube.com/watch?v=wmajIMnP_70 Le témoignage d'Olivier est totalement exceptionnel d'amour et d'authenticité.
Bon dimanche! Bonne semaine!
Instant-poésie n°71 Autre devise
(le 2017-10-22 à 06:00)

Après les trois mots de notre devise, j'ai repensé à une autre, que l'on voit parfois au fronton de certains opéras

Un soir je repensais
A ces mots d’un fronton,
« Au Beau, au Vrai, au Bon »,
Ces mots illuminés
Et en eux se voyaient …

Les paysages-magie
Des cimes enneigées
Sommets en majesté,
De mer mille étincelles
Vibrant sous le soleil ;
D’ondulement des forêts
Par l’automne enflammés,
La Création-Beauté ;

Les pages qui rutilent
Du feu de l’Evangile,
Ou bien d’hommes-vigiles,
Don Quichotte et Ulysse
Faust et le Petit prince ;
Personnages miroirs
De notre humanité
Cherchant la Vérité;

Les êtres de Lumière,
La « grande âme » Gandhi
Pouvoir de modestie ,
L’Abbé Pierre en béret
Et barbe de bonté,
Mère Térésa-charité
Couvrant les miséreux,
Irradiant de bonté.
.
Paysages inouïs,
Ces pages éblouies,
Ces visages amis,
Monde transfiguré
Nous disant tout de Lui.

PNMA

Illustration
La Transfiguration du Christ.

Icône AMN
Bon dimanche et belle semaine d'automne!
Instant-poésie n°70
(le 2017-10-15 à 06:00)

Un ami nous a suggéré le thème du "Rêve" et j'ai rêvé sur des mots-idéaux...
Pour un autre temps de rêve, merci de lire aussi le mot en conclusion.

Sur un bâtiment gris
Pâlissant sous la pluie,
Trois mots rêvaient en grand,
En majuscules noires,
De désirs et d’histoires.

Le signe tout premier
Semblait un L léger
D’un mot sérieux et gai
Que le vent emportait.
Deux autres mots suivaient
L’en-tête Liberté.

Mais à terre ils tombaient.
Des feuilles colorées
Chaudement les teintaient.
La Justice et la Paix,
Idéale feuillée,
Couvaient l’Egalité.

Puis le vent soulevait
Les mots qui s’endormaient.
Au ciel ils s’assemblaient
Tels les oiseaux en V.
Ils migraient et chantaient
L’hymne Fraternité…

…Sur un bâtiment blanc,
Les trois mots en grand
Volaient en devisant,
Dans l’Amour empourprés,
Italiques dorées.

PNMA

Illustration
En automne

MACROPHOTOGRAPHIE DE CLAUDE TURLAN
Ce même dimanche suit un Instant-poésie bis : l'invitation au récital.
Bon dimanche! Bonne semaine
IP 70 bis INVITATION A NOTRE RECITAL
(le 2017-10-15 à 07:00)

Ouvrez grand l'image
et engrangez la date au théâtre du Grenier de Bougival ! Merci !

Au programme :

D’EAU : Fleuves, mers, en saisons, sous le ciel ;
DE PIERRE : du midi, d’ailleurs en France, d’Europe
D’ESPRIT : lieux de l’esprit, en l’Esprit Saint, présentement.

Retrouvons-nous le 2 décembre
et nous passerons ensemble
une belle et heureuse soirée
suivie du verre de l’amitié !

Avec nos amitiés poétiques et musicales

Patrick et Rose

Voir aussi les dernières lignes


Illustration
Pour poèmes et clarinette
et le verre d'amitié!
La réservation est ouverte :
A tout bientôt sur nos lignes (fil, sms,mail) !

Bon dimanche!
Les messagers de Mambré. IP n°69
(le 2017-10-08 à 06:00)

Le mot "ange" apparaît plus de trois cent fois dans la Bible. Ils désignent tant ceux qui nous gardent, évoqués la semaine dernière,que ceux des grandes annonces. La toute première (Genèse 18) est celle-ci dans une transcription résumée, ayant humblement tenté d'être aussi proche du texte biblique que poétique.

Les anges vont discrets
Mais parfois messagers,
Envolant l’auréole
En de bonnes paroles.
---
Trois hommes passaient
Il y a quatre milles années,
Un midi de Judée,
Aux chênes de Mambré.

Leur force toute ombrée
Baignait ces êtres légers
Et Abraham offrait
Son cœur hospitalier…

Ses yeux mouillés d’émoi
Ne savaient plus
S’ils étaient un ou trois…

Ils firent bon repas,
Appelèrent Sarah
Bientôt centenaire,
Alors lui annoncèrent...

L’avenir maternel.
Elle s’en moqua,
Mais Jacob-Israël
Pour de vrai enfanta.



Illustration

Icône AMN
Bon dimanche et bonne semaine!
Aux anges. Instant-Poésie N°68
(le 2017-10-01 à 06:00)

Le calendrier nous le dit
Fêtons nos anges gardiens
Demain lundi!

Dans le silence ami
Secrets passent les anges
Dans le bleu de la nuit
A eux notre louange !

Aux yeux des tout-petits
Qui aux anges sourient
Invisibles on les voit
Quand ils volent tout bas

Et songeant aux enfants
Les blonds anges gardiens
Arrivent descendant
Aux cordes des jardins

Les envoyés du ciel
Y saluent de leurs ailes
Fleurs de cosmos, d’asters
Que leur offre la terre

Compagnons dès matin
Ils gardent nos chemins
Et au bord du trépas
Tendent fort leurs deux bras.

Secours aux accidents
Coups d’ailes aux dénouements
Pensons les remercier
Les anges passent près

Illustration

ICONE AMN
Bonne semaine sous la protection de nos anges gardiens!
Pluie. IP 67
(le 2017-09-24 à 05:00)

Le soleil a rapidement suivi la pluie...

Quand vient le temps d’automne
Souvent il nous présente
Sa compagne la pluie
Aux carreaux elle sonne
Sur l’avenue s’évente
Sur le bitume fuit

Bruine, brune grisette
Caresse nos visages
Puis se glisse sans bruit
Si fine si discrète
Envoûte paysages
Couleur de nostalgie

Devenant virago
Elle attaque en rafales
Et traverse en torrents
Ces gros mots sont des flots
Qui tombent et s’affalent
Et coulent en courant

Jusqu’au soleil qui luit
Illuminant ses eaux
La pluie s’arque sous le ciel;
De l’Archer-du-Très-Haut
Délivrant un courriel
La pluie tombe en extasie.


Illustration
Arc-en-ciel sur le Connemara (Irlande)

FLORENCE NAUDIN-PINELLI (21.09.2017)
Beau dimanche et bonne semaine!
Soir. IP 66
(le 2017-09-17 à 07:00)

Bonjour...
Petit problème technique résolu...

Le Soleil comme un fruit
Fond aux lèvres de Terre
Et engendre la nuit

Le brûlant encensoir
Aux parfums de santal
Tourne sans reposoir…

Et attendant son retour,
Deux ardents compagnons
D'Emmaüs vieux bourg,

Visitant leur passé
Au sombrement du jour,
Se confient en secret :

Te souviens-tu de ce beau soir
Où tu dis à Notre-Ami :
« Reste avec nous, il se fait tard ? »*

Illustration

D'une amie-lectrice
*Parole de l'un des deux pèlerins d'Emmaüs à celui qui les accompagne sans qu'ils l'aient encore reconnu : le Christ ressuscité.
Bonne semaine
Un soir. IP 66
(le 2017-09-17 à 07:00)

Le Soleil comme un fruit
Fond aux lèvres de Terre
Et engendre la nuit.

Le brûlant encensoir
Aux parfums de santal
Tourne sans reposoir…

Et attendant son retour,
Deux ardents compagnons
D'Emmaüs vieux bourg,

Visitant leur passé
Au sombrement du jour,
Se confient en secret :

Te souviens-tu de ce beau soir
Où tu dis à Notre-Ami :
« Reste avec nous, il se fait tard . »*

Illustration

D'une amie-lectrice
Parole de l'un des deux pèlerins d'Emmaüs à celui qu'ils n'ont pas encore reconnu, le Christ ressuscité (Luc, 24,29)
Midi à Sychar. IP 65
(le 2017-09-10 à 06:00)

Cette scène a eu lieu à Sychar, ville de Samarie, il y a 2000 ans. A la sixième heure, midi, la Bonne Nouvelle nous livre
une page de soleil. Ce poème voudrait en être un humble et partiel rayon. Merci de bien lire aussi le mot de conclusion.

A Sychar ce midi,
"Fatigué du chemin".
Un sage" homme est assis"
Tranquille" au bord du puits".
Sychara*passe là,
Une cruche au bras.

« Donne-moi à boire »
Lui demande l’homme.
La femme s’étonne.
Il est juif, elle pas,
Et l’on ne s’aime pas
Dans ce pays-là.

« Si tu savais le don de Dieu…
C’est toi qui aurais demandé
Et il t’aurait donné de l’eau vive.»
Il parle de l’Esprit ;
Celle qui tient la cruche
Pense à l’eau du puits.

Et cet homme lui dit,
Partage de midi,
« Tous ses faits, ses cinq maris. »
Sychara reste coite,
Serrant tout contre soi
La cruche sous son bras.

Alors elle se dit:
« Serait-il le Messie ? ».
En ville elle repartit,
Répandit la nouvelle,
Ayant abandonné
La cruche à la margelle.

Elle avait gagné
La Paix de Ieshouah,
A midi, Sychara.

Illustration
Les mots entre guillemets sont extraits de l'évangile de la Samaritaine (version TOB).
Jean 4,1-42, dans la Bible ou instantanément lisible sur internet.
Ieshouah est Jésus en hébreu, mais Sychara une invention,
APPEL A PHOTOS .Par ailleurs les deux prochains poèmes ont pour thème le soir et la pluie. Si vous avez de belles photos pouvant les illustrer, merci de me les envoyer.Les deux plus belles et plus rapides photos gagneront leur parution dans l'Instant-Poésie correspondant!
Rentrée nouvelle. IP 64
(le 2017-09-03 à 06:00)

Chers amis-lecteurs,
Merci à tous les amoureux des hortensias qui m'en ont envoyés en photo ou par mots.Les deux nouvelles de la rentrée, d'abord en bref 1) A la demande de beaucoup d'entre vous, après ordonnancement, révisions et corrections, le recueil illustré en couleurs des poèmes de l'année précédente est terminé...: "D'EAU, DE PIERRE ET D'ESPRIT"et en cours d'édition...
2) UNE INVITATION : samedi 2 décembre 20h45 au théatre du "Grenier de Bougival", avec Rose Bacot, nous donnerons un récital
Poèmes et clarinette. Il sera bien sûr suivi d'un verre de l'amitié auquel avec joie nous nous (re)verrons.
Pour ce dimanche de rentrée, un poème pour enfants ET parents!

Matin a ses humeurs,
Ses humeurs de saison :
L’été, de lumière qui luit,
L’hiver, sombre de nuit,

L’Homme est semblable à lui :
Preste ou lent au lever,
De soleil ou de pluie
Commencent ses journées.

Ainsi main dans la main,
Homme et Matin souvent
En gare « Le-Gré-du-Temps »
Prennent le même train.

Echangeant un regard,
Rencontre de hasard,
Quand l’un est assombri,
L’autre lui sourit.

Matin parla du ciel
Et l’homme de la terre.
On envoya ses courriels
A Pierre et Demeter.

En gare de « Midi »
Du train l’on descendit.
L’Homme sous la pluie,
Matin, sans faire de bruit.

PNMA

Illustration
Après matin plaisant
Midi sera méditant.
Bonne rentrée!
Hortensias bretons IP 63
(le 2017-08-26 à 06:00)

Que ces fleurs soient dédiées à tous les amis-lecteurs qui vivent en Bretagne, ou l'aiment, ou un jour l'ont aimée.

La Bretagne a choisi
Pour seyant habillage
Les hortensias amis
Des hommes et des ombrages.

Terre en prédilection,
Ils entourent chaumières,
D’une ronde affection,
Maisons et longères.

Fidèles où que l’on vienne,
Callac, Landevennec,
Carnac, Perros-Guirec,
Roscavel, Pont-Aven..

Rarement solitaires,
Ils vivent à toute heure,
Pour hommes et demeures,
Blottis et solidaires.

Ils disent tout rosés
Les mystères joyeux,
De leurs têtes frisées,
Les blancs, les lumineux.

Et semblant en douleurs,
En enclos paroissiaux,
Ils chantent, mauve adagio,
Un requiem de fleurs.

PNMA

Illustration

PASTEL DE GERMAINE MAC-AULIFFE (1879-1963)
Bon dimanche et bonne semaine encore fleurie de l'été!
L’œillet d'Ouglitch IP 62
(le 2017-08-20 à 06:00)

Ouglitch fait partie de lAnneau d'or de Russie, constitué de plusieurs villes princières autour de Moscou.Son long passé fut somptueux et martyr. Des trois cathédrales et 150 églises il n'en reste aujourd'hui que quelques unes.

Au seuil de la Beauté,
A Ouglitch en Russie,
Dans l’allée j’écoutais…

L’église se hissait,
Ses bulbes verts gonflaient,
Mais silence gardaient.

La Volga à ses pieds
En flots larges coulait,
Mais silence gardait.

Et de l’autre côté,
En blanc et oranger,
La belle allée courrait.

Ses fleurs comme étoiles
Etaient des astérales,
Mais silence gardaient.

Quand, d’une voix humble,
De loin sous un tremble,
Murmura un œillet :

« Chemin, lumière et vie,
En l’allée l’as-tu vu
Le visage de Lui ?»

PNMA
Illustration
La cathédrale de la Transfiguration d'Ouglitch.

Photo AMN
Bon dimanche et belle semaine d'été!
Lauriers d'amour. IP n°61
(le 2017-08-13 à 06:00)

La Transfiguration poursuit son oeuvre dans les fleurs d'été!

Blancs, rosés, carminés
Nous sommes les lauriers
Fleuris en Rosanie*,
Sœur Agnès, Magaly,

Claudia, Otalia
Et Angolio Pucci.
En saints ou héroïnes
Avec les humains on chemine :

Buissons de mille fleurs,
Feuilles lancéolées,
Lauriers roses de bonheur,
Elégamment lancés.

La Capucine aux yeux bleus
Parfois nous fait la cour ;
Alors aux cieux tous deux
Y vivons notre amour.

Mais célibataire ou marié,
Comme toi l’homme, moi le laurier,
Nous sommes faits pour Dieu louer,
Et dire : « Je t’aime, tu sais ! »

Illustration
Lauriers et capucines à la Grande Motte (34)

PNMA
*espèces de lauriers

Bon dimanche et bonne suite dans la lumière de l'été!
La Transfiguration. IP 60
(le 2017-08-06 à 04:00)

Par un bonheur du calendrier de cette année, le 6 août, fête de la Transfiguration du Christ coïncide avec un dimanche. Notre poème dominical lui sera donc naturellement consacré.

Dieu forgeur des luminaires
A illuminé Jésus
De rayons diamantaires
De soleil en lin cousu.

Le Ciel sur la terre descend
Devant Pierre Jacques et Jean,
Rêve ancestral,
Bonheur sidéral.

« Celui-ci est mon Fils bien aimé.
Ecoutez-le !»*, dit la voix des cieux
Aux trois élus effrayés,
Mais brûlants à jamais;

Et à tout être unique
Message cosmique :
Jésus révélé Le Messie,
Plénitude de Midi.

Illustration
La Transfiguration de Théophane le Grec (XIVème siècle).
Galerie Tretiakov, Moscou.

Photo AMN
*Bonne Nouvelle selon Saint-Matthieu 17,5.
Bon dimanche et bonne semaine dans la lumière de l'été !
Homme dans la nature IP 59
(le 2017-07-29 à 07:00)

Où les immensités russes rejoignent la célèbre interrogation de Pascal.

« Car enfin qu’est-ce que
L’homme dans la nature ? »,
Cause si peu sûre.

Seul, à deux, fol, sage,
Sur les flots à son image
Radeau il surnage

Sur terre-toupie
Tourne autour du soleil
Pomme de vermeil

Un jour dure sa vie
De maux, de Beau et va
Tourner en l’Au-delà

Illustration
Deux pêcheurs en canot sur la Neva.

Photo AMN
Bon dimanche et bel été!

(le à )


Illustration
Foule fervente . IP 58
(le 2017-07-23 à 06:00)

La photo ci-dessous est prise à Moscou ce 30 juin. Les reliques de Saint Nicolas de Bari (Italie) à l'origine du Père Noël, sont alors à la Cathédrale du Christ-Sauveur en arrière-plan. Cette église construite an action de grâce dans les années 1820-30 pour la victoire sur les troupes de Napoléon... a été dynamitée par Staline et transformée en piscine ...et reconstruite à l'identique et inaugurée le 31.12.1999.
Lors de notre passage à Moscou nous avons été profondément saisis par l'image de cette foule sur plus d'un kilomètre le long de la Moscova, avec bébés en poussette et vieillards sur béquilles, attendant dans la joie et la prière de vénérer ces reliques

Fervente, elle attend,
Lame du fond des âges russes,
L'Amour en Reliques.
Illustration
Foule devant le Christ-Sauveur (Moscou 29.6.2017)

PHOTO AMN
Bon dimanche , bonne semaine!
Tailleur de bois IP 57
(le 2017-07-16 à 06:00)

Cette scène se passe à Kiji au nord du lac Ladoga, Les tuiles taillées
vont servir à la rénovation de l'église aux vingt-deux bulbes de bois.

Regard et bras forts
Taillent les tuiles de tremble
Lumière du Nord






Illustration

PHoto PNMA
Bon dimanche, bonne semaine!
IP 56 Bulbes d'or
(le 2017-07-09 à 06:00)

Merci beaucoup à tous ceux qui m'envoient des mails bien sympathiques. Sachant beaucoup d'entre vous "partis", mais un bon nombre aussi" restants", et de mon côté préparant la rentrée, et laquelle!, je fais une demi-pause. L'instant dominical sera donc cet été un haïku et une photo aux couleurs de la Russie ... Où que vous soyez, bel été!

Soudaine hauteur
Sautent cinq bulbes dorés
Eclats d'or au coeur
Illustration
La chapelle du château de Tsarkoïe celo "village du tsar", à
une vingtaine de kilomètres de Saint-Pétersbourg.

PHOTO AMN
Eté russe. Instant-poésie N°55
(le 2017-07-02 à 18:00)

Chers amis pèlerins,
Avec plaisir je vous ai donc inscrit à l'"Instant-poésie" dominical.
Vous retrouverez tous mes poèmes antérieurs de cette série sur le site www.instant-poesie.fr .
Bel été!
Bien amicalement en Lui
Patrick NMA

Du géant Ladoga
Et de la belle Olga
Près de Schlüsselbourg
Neva je vois le jour.

Pins trembles et bouleaux
Contemplent mes longs flots
Denses forêts d'honneur
A mes larges splendeurs.

Puis vient Saint-Pétersbourg
Les hommes s'y assassinent,
Mais de mille immeubles et palais signent
La majesté de mon cours.

Et vers la Finlande en son golfe
Finissant mes jours
Non loin à Peterhof...

Les fontaines irisées
Me pleurent d'amour
Neva en mer éternisée.
Illustration
Fontaines du château de Peterhof (Petrodvoresk)

Pnma
Bonnes pensées de Russie où nous nous retrouverons dimanche! Bonne semaine!
L'été. Instant-Poésie n°54
(le 2017-06-25 à 06:00)

Poème en forme de trois haïkus (modèle japonais de 17 syllabes) , clôturant un bref cycle de saisons ( cf www.instant-poesie.fr n° 21,30 et 40) et notre année poétique.

Au matin rieur
Mouettes et goélands
Sur les eaux ont plané

Au midi d’ardeur
Chevaux et taureaux flânant
Cigale a crissé

Et au soir vainqueur
Dans le vol des flamants
Tous ils s'en sont allés.

Illustration
Flamants roses

Photo Pixabay
Dimanche prochain : annonce de l'été...
Bon dimanche! Bonne semaine!
Mer. Instant-poésie n°53
(le 2017-06-18 à 06:00)

Mer vient dans mon cœur
Mer vit en nos cœurs
Et vibre sa rumeur


Devenir imminent
Inlassable mouvement
Plaine au Transcendant


Mer décline les mots
Sans fin dans ses flots
Un sang fin file l’eau

Illustration

MACROPHOTOGRAPHIE DE CLAUDE TURLAN
Pour notre dernier poème de l'année nous fêterons l'été!
Bon dimanche et bonne semaine!
Trinité. Instant-Poésie n°52
(le 2017-06-11 à 06:00)

Dieu!? Différentes sont les Fois ou croyances des lecteurs de l'instant-poésie. Tout en manifestant grand respect à leur égard, le calendrier nous invite à fêter ce dimanche Dieu Père, Fils et Saint-Esprit le même pour toutes les confessions chrétiennes. Ce poème n'en est qu'un humble "flash".

Dieu-Père-de-Vie
Si Vous étiez seul étant si haut
On ne Vous entendrait pas

Dieu-Fils-Jésus-Christ
Seul Tu serais encore au tombeau
Et on ne Te connaîtrait pas

Et Toi Dieu-Saint-Esprit
Seul Tu n’aurais eu de flambeau
Pour brûler nos cœurs las

Mais Dieu-Vivant-Messie
Vous êtes Un-en-trois comme il le faut
Pour que nos cœurs vous croient

Gloire à Toi
Vous l’Unique-en-trois
Qui est, vit et vient
Vous et Toi !

Illustration
La Trinité d'après la célèbre icône d'Andreï Roublev.

ICONE A-M.N.
Dimanche prochain, pour l'avant-dernier poème de l'"année" nous repartirons vers une nouvelle "Mer"!
Bon dimanche! Bonne semaine!
Feu de l'Esprit. Instant-poésie n°51
(le 2017-06-04 à 07:00)

« Alors leur apparurent
Comme des langues de feu…
Ils furent tous remplis d’Esprit Saint. »*

L’Amour de Dieu,
Le vent et le feu en fusion,
Se fait effusion.

Chaque cœur chante son chant,
Et tous ils s’entendent
En un même élan.

« Tous comptent sur Toi…
Tu envoies Ton souffle
Ils sont créés. »**

Tu ouvres la main,
Tu abreuves et tu nourris
Tant de créatures.

Tu ouvres la bouche
Et envoies Ton souffle-esprit,
Haleine de vie.

Tu ouvres Ton cœur
Tout grand, pour qu’il nous soit
Abri de bonheur.

Illustration

Macrophotographie de Claude Turlan
*Actes des apôtres 2,3-4; Psaume 104,30
Bon dimanche et bonne semaine sous la mouvance de l'Esprit!
Près de la mer. Instant-poésie n°50!
(le 2017-05-28 à 06:00)

Elégie aux Iles Marquises (Polynésie) où sont enterrés Paul Gauguin et Jacques Brel.

« Fatata te miti »:
« Près de la mer »
Dit le maohi :

La mer-clapotis
Alanguie au ciel gris
Ou amante de midi
Fatata te miti

Aux Marquises près d’elle
Repose Brel
En lieu marin
Aussi Gauguin

Terre et Mer
Vous bénissent !
Fatata te miti

Illustration
Stèle de Jacques Brel, île Hiva Oa (archipel des Marquises)

Photo ERIC HEDUIN
Bon dimanche! Belle semaine!
Acanthe. Instant-poésie N°49
(le 2017-05-21 à 06:00)

Feuille d’acanthe
Pour les sculpteurs modèle unique
Pierre qui chante
Depuis les temples antiques

Elevée au ciel en oblation
L’acanthe se fait incantation

Aux synagogues mosquées basiliques
Ses feuilles ornent les portiques
De Jérusalem à Compostelle
En prière universelle

Et que leurs toits s’effondrent comme des mortels
Elles tiennent encore la voûte du ciel

Illustration
Temple de Jupiter à Gerash (Jordanie)

Photo CLAUDE TURLAN
Bon dimanche! Bonne semaine!
Cana. Instant-poésie n°48
(le 2017-05-13 à 05:00)

Le beau mois de mai est aussi celui de Marie. Pour l'évoquer j'ai choisi le bien connu premier miracle du Christ à Cana en Galilée (Jean 2). Il est ici transcrit et médité en six haïkus (17 syllabes, en général 5+7+5, non rimé).

« Le vin manqua ».
Alors le cœur de Marie
A son fils se confia.

Jésus commanda l’eau ;
Touchant le cœur des servants,
En vin la changea.

Ouvrant Les cœurs
A la Lumière de la Foi,
La merveille œuvra.

Le vin de vermeil,
Fruit de la vigne et du labeur,
Un soleil au cœur.

Raisin que Dieu donne,
Entre les champs d’oliviers,
Un chant qui résonne.

Le vin, comme un baume,
Recèle une lueur
Du ciel et son royaume.

Illustration
Changement de l'eau en vin.

Macrophotographie de CLAUDE TURLAN
Bon dimanche et bonne semaine!
La mer toujours...! Instant-poésie n°47
(le 2017-05-07 à 05:00)

De rocher et d'eau, encore et autrement...

Ballet incessant
Aux vagues longues,
Tambour vibrant
De folksongs

Roulement de mer
Du fond des antres
Des profonds abers
Aux voix de chantres

La mer qui hante
Vieux rêves et vastes songes
Toujours mouvante
Sur les sables s’allonge

Comme chante la vielle
Ou chouette hulule
La mer en kyrielle
Trame sa majuscule

Illustration
Ile de la Réunion: Cap-méchant

PHOTO DE NOTRE AMI-LECTEUR CLAUDE TURLAN
Bon dimanche en île-isoloir! Et bonne semaine!
Falaise de Terre Sainte. Instant-poésie n°46
(le 2017-04-30 à 05:00)

D'une falaise à une autre, d'Irlande en Terre Sainte...Dans cet oued profond où cent-cinquante moines furent massacrés par les Perses au début du septième siècle, demeure le monastère Saint-Georges où vivent quelques moines grecs-orthodoxes.

Dans la gorge, en chemin
Jérusalem-Jéricho,
Les moines de leurs mains
Se sont accrochés
Au Rocher au Très-Haut

Dans le canyon creusé
Par le torrent grondant
L’oued a prophétisé
Acteur intermittent

Et les martyrs un temps
Y ont laissé leur sang
Au rouge des auvents
Et aux coupoles bleues
L’espérance des cieux

Illustration
Le monastère Saint-Georges dans le wadi (oued) qelt

AMN
Bon dimanche! Bonne semaine!
Falaises de Moher. Instant-poésie n°45
(le 2017-04-23 à 05:00)

Sans doute le site le plus saisissant de toute l'Irlande, reminiscence d'un voyage au pays d'une branche ancestrale. Au centre ouest de l'Irlande sur la façade atlantique, ces falaises de plus de 200 mètres de haut s'allongent sur huit kilomètres!

Forteresse cosmique
Falaise de colosse

Abrupt fascinant
Vertigineusement

De notre être abyssal
Miroir brutal

Terre et océan
En combat de géants

Dents de scie de titan
Aux mains
du Bûcheron des rocs

PNMA
Illustration
Falaises de Moher

Pixabay
Bon dimanche! Bonne semaine!
Il est ressuscité! Instant-poésie n°44
(le 2017-04-16 à 05:00)

La mort est vaincue! Oui la mort est vaincue! Il est ressuscité! Il est vraiment ressuscité! La nouvelle qui révolutionne tout et nous fait entrer dans l'Eternité!
A mes tout proches, frères et sœurs, amis ou plus lointains,
dans la peine ou dans la joie, croyants ou pas :
BEAU DIMANCHE DE PAQUES!

Il était mort, enseveli;
Du tombeau
Il est sorti ! Il est parti!

« Il n’est pas ici
Mais Il est ressuscité! »*

Tout était perdu,
Et du tréfonds de l’enfer
Le voilà revenu.

Ils n’ont pas rêvé ;
Son corps n’était pas volé :
Ils l’ont revu...

Jailli
De la souche cachée
Rameau d’olivier

Flot bleui
Remontant le sable
Flux de vive-eau

Surgi
De l’hiver encapé
Printemps enflammé

Jésus
Christ Incandescent

Promesse d’efflorescence
De l’âme et des sens

PNMA

Illustration

macrophotographie de notre ami-lecteur CLAUDE TURLAN
*Evangile de saint Luc 24,6.

Belle semaine à tous!
Rameaux. Instant-poésie n°43
(le 2017-04-09 à 05:00)

Voilà le dimanche des Rameaux et de la Passion. Une vieille tradition faisait fleurir les tombes ce jour-là. Aussi irons-nous au cimetière marin de Sète sans doute le plus beau de France.

A Sète au mont Saint-Clair,
Sous les feux du phare,
Au-dessus du fort,
Les déjà-partis
Se reposent de leur sort.

Midi au promontoire,
Le vaisseau chargé de pierres,
Songé, prémonitoire,
Se prépare à la mer.

Des promeneurs-passagers
Dans les allées des absents
Font crisser les graviers
En remontant le temps.

Ils se croisent sans se voir
Près des pins et cyprès,
Au soleil parlant bas,
Echangeant leurs secrets.

Valéry et Vilar,
Tout le peuple des rues
Ne dorment pas au hasard,
A jamais disparus.

Ils pensent sous la terre
Au regard bleu de la Mer,
Têtes et corps tournés
Vers l’Eternel-côté

Où la Mer à la mort se jointoie
En rive inespérée,
Ses flots venant muter
La tristesse en la joie.

Les croix ont repéré
La Mer aux blancs rochers.

Illustration
Le cimetière marin de Sète

PHOTO D'HUBERT JEU, AMI-LECTEUR
Belle Semaine Sainte pour les fidèles
et bonne semaine printanière à tous!
Carnac. Instant-poésie n°42
(le 2017-04-02 à 05:00)

Une vieille attache familiale et une affection pour les "grandes
pierres" nous conduisent aujourd'hui dans ce beau bourg du Morbihan, aux huit mille âmes et trois mille menhirs, édifiés il y a six mille ans.

A Carnac en soirée,
Près des mille menhirs,
Au Menec je songeai :
Leurs files me saisirent.

Des pierres se dressant
En bergers de moutons,
Ou gardiens de maisons
Eparses sur les champs.

L'esprit partit en quête
Sur les pages des landes,
Lignes-pierres secrètes
En points de suspension

De sagas interrompues
Et d’interrogations
A l’horizon inconnu ;
D’exclamations tues

D’ancêtres celtiques
Comptant à ces bouliers,
Perpétuel calendrier
Des peuples d’Armorique.

Qui empierra leur désir
D’établir à Carnac
Cet éternel bivouac ?

L’oreille collée au roc
On entend monter le secret
De la lointaine époque :

« Comme aux dieux des Champs Elysées,
L’Architecte planétaire
Fit dresser ces pierres
Aux Celtes des terres sacrées,

Mémorial Millénaire
Aux longs champs menhirés. »

Illustration
Alignements de Carnac

TABLEAU DE CLAUDE BERNARD, ami-lecteur de Carnac
Bonne semaine et à dimanche prochain!
Ouessant. Instant-poesie n°41
(le 2017-03-26 à 06:00)

En sorite de printemps, voilà un poème sur des souvenirs de cette île extra-ordinaire de la Création, à l'extrême pointe du Finistère.

Atteindre Ouessant
C'est franchir la frontière,
La mer et ce courant :
Le Fromveur au son de peur.

Ouessant pièce de puzzle,
Travaillée du Sculpteur,
Et puzzle en soi-même
Aux pointes extrêmes.

Stiff, Creac’h, Kereon,
Nividic et Jument
Scandent l’éclair de leurs phares
Guerriers des brouillards.

Stiff, Pern, Corz, Ker here,
Bretons de caractère,
Leurs noms couvrent la terre
De contraste et mystère :

De ces volets bleus
Chantant « Vie ! » de leurs yeux,
Et d’une croix de pierre
Où Jésus veille sur eux ;

Des rocs déchiquetées
Par les flots en affront
Et des prés emmurés
Où paissent des moutons ;

Et du Statuaire de l’Océan
Au burin des vents,
Sculptant rocs en cohorte,
Gardiens de l’île-forte.

PNMA

Illustration
Rochers de la pointe de Pern à Ouessant

Photo de l'amie-lectrice Nanette Courtade
Dimanche prochain nous descendrons, toujours en réminiscences, à Carnac.
Bon dimanche, bonne semaine!
Printemps. Instant-poésie n°40
(le 2017-03-19 à 05:00)

Et oui : c'est demain!

Le souffle de ventôse
Est passé sur la terre
Et voilà germinal.
La Nature sort de pause
Pour la fin du désert
Et l’attente pascale.

L’espace d’une nuit
De fraîcheur et d’amour,
Le bourgeon a verdi.

Les vieillissants mimosas
Poudroient de leur or
Les jeunes forsythias,
Et caressant ceux-là,
Le prunus en rosée
S’incline plus bas.

Les torrents s’ébruitent,
Aux Lieder de Schubert,
Aux sauts de la truite.

Jaillis de son pinceau
Deux mains et quatre fleurs
Nous chante Picasso.

L’humus prie et s’écrie,
L’humain crée et procrée,
Tout l’hémisphère frémit.

PNMA

Illustration
Prunus et forsythia

Photo Séverine de Scorraille
Bon dimanche, bonne semaine!
Et à dimanche prochain en Bretagne!
Crypte. Instant-poésie n°39
(le 2017-03-12 à 05:00)

L'abbaye de Fleury à Saint-Benoît/Loire doit la source de sa renommée aux reliques de ce saint. Elles se trouvent dans la châsse au cœur du pilier central.

Passant la forte tour,
Puis la nef de plein jour,
On descend l’escalier,
De clartés en secrets.

La crypte de mille ans
Chauffe moines et chants ;
Le silence et les mots
Rapprochent du Très-Haut.

Les piliers en grand calme,
Au rythme de leur âme,
Lèvent les bras en courbes
Sur les moines en coules.

Auprès de la châsse,
Longuement je regardai
Une humble veilleuse,
Désirant l’entendre parler…

Quand, inattendu,
Intérieurement entendu,
Elle me dit :
« C’est ici ».

Trois mots pour moi ?
Pour vous, pour toi… ?
Les os de Saint-Benoît
Nous brûlent-ils de sa Foi… ?

Personnel, universel,
Intemporel…
Du reliquaire serti
L’Amour nous irradie…

Blottie au fond de soi,
Dans le silence des pierres,
L’âme envoûtée reçoit
Son baptême de Terre.

PNMA
patrick.naudin@sfr.fr

Illustration
La crypte et son pilier central avec la châsse de Saint Benoît.

Photo du monastère de Fleury
Bon dimanche! Bonne semaine!
Chapiteaux. Instant-poésie n°38
(le 2017-03-05 à 05:00)

Après plusieurs poèmes profanes, en ce temps de carême nous revenons à la magnifique abbaye de Fleury à Saint-Benoît/Loire.

Sur la levée de la Loire
Apparaît un grand phare :
De Saint-Benoît on approche,
De la rare tour-porche.

Imposante et posée,
Elle oblige à l’arrêt.
De curieux chapiteaux
Font lever les yeux haut.

Regardant au coin nord,
Des lions crachent d’abord
Des paroles en lianes :
Effrayant et insane !

Puis à l’arche suivante,
Des entrelacs celtiques
Supportent des acanthes
En Moyen-Age antique.

Dans une autre travée
Se plie un contorsionniste.
Faudrait-il être un tel artiste,
Pour devant Dieu se tenir prêt ?

Pénétrant sous le porche,
Je vois alors à gauche
Marie et Elisabeth s’embrassant,
En leur Dieu exultant.

A un pilier de là,
Dans l’amour en écho,
Au pauvre transi de froid
Martin tranche son manteau.

Et au chapiteau dehors,
A Jean prosterné qui adore,
Jésus, « Celui qui nous aime »
Révèle son Livre-même.

Illustration
La tour-porche de l'abbaye de Fleury

Photo du monastère de Fleury
Dimanche prochain nous poursuivrons notre visite. Après avoir traversé la nef (cf IP n°11 sur www.instant-poesie.fr ) nous descendrons dans le secret de la crypte.
Une vie de Seine. Instant-poesie n°37
(le 2017-02-26 à 05:00)

Dans une grotte claire
En Côte-d’Or je nais ;
Une Nymphe de pierre
Veille à ma destinée.

Devenue jeune fille,
Troyes, Nogent, Montereau
En costume de ville,
Font la cour à mes eaux.
Melun indifférent,
Ne sera mon galant.

Alors, passé Vitry,
La Marne me grandit.
Prête pour le promis,
Sous le pont de Bercy,
A la vue de Paris,
Tout mon corps frémit.

De mes flots, de mon âme,
J’embrasse l’Ile Saint Louis
Et la Cité chérie.
Au pied de Notre-Dame
Nous échangeons nos oui,
Paris et moi pour toujours unis.

Passés les jeux d’enjambements,
Les bruits, les emmurements
Et les hommes en peine,
Dont je porte les fardeaux
Les glissant sur mes eaux,
Au vert je revois un autre temps :

Bougival m’égayait
Du bal des canotiers
Et mon flot leur plaisait.
Ainsi j'impressionnais
Peintres et chevalets
leurs joies en mes reflets.

Puis vergers et forêts
Penchés aux douces pentes
S’écartent en respect
De mes belles années ;
Je coule en boucles lentes
Pour les remémorer.

Alors je fonds ma vie…
A la mer joies et peines
Des hommes et les miennes
Et désirs infinis.

PNMA
Patrick.instant-poesie@sfr.fr

Illustration
Novembre à Bougival (2016)

Tableau de notre ami-lecteur MICHEL REY
Bon dimanche! Bonne semaine!
Pont. Instant-poésie n°36
(le 2017-02-19 à 05:00)

Nous revoilà dans le midi, l'Hérault, à mi-chemin entre Nîmes et Montpellier, où du temps des Romains passait la via domitienne reliant l'italie à l'Espagne. Elle enjambait donc les fleuves côtiers, dont le Vidourle descendant des Cévennes, traversant Sommières et fameux pour ses terribles crues : les vidourlades. Ce grand pont de onze arches et onze mètres de haut le franchissait à Ambrussum (transcrit poétiquement en Ambrossom).Gustave Courbet le peignit au milieu du XIXème siècle quand il avait encore deux arches.

En un début d’automne,
Près du pont d’Ambrossom,
Je venais écouter
Ce pan d’Antiquité.
Bouche coulant le flot,
L’arche soufflait ces mots :

Dirais-je mes bonheurs,
Quand à toute heure,
Je portais empressé
Légions et commerçants,
Tendrement caressé
Aux rayons du levant.

Dirais-je mes malheurs
Quand les hommes
Arrachaient mon tablier,
Et les crues acharnées
Attaquaient et noyaient
Les dix arches mes sœurs.

A la fin je criais :
« Et s’il n’en reste qu’une
Serais-je celle-là ! »
Mais à l’heure opportune
Les hommes m’étayaient
A force pierres et bras.

Veillant à ma pérennité
De vieux pont d’Ambrossom,
Ils formaient à l’automne
Leur vœu d’éternité.

PNMA
Patrick@instant-poesie.fr

Illustration
L'arche d'Ambrussum sur le Vidourle.

Photo AMN
A dimanche prochain sur un autre fleuve...
Bonne semaine!
Ciel. Instant-poésie N°35
(le 2017-02-12 à 05:00)

Un autre chant de la Création!

Le ciel en partance
A passé un habit
En camaïeu de gris,
Gris d’argent scintillant
et gris-blancs grisonnants
Envol d’élégance.

Mais se pensant Narcisse
Au milieu des flots glisse.
Et les nuages renversés
En mon imaginaire,
Au ciel, mer inversée,
Se changent en bestiaire.

Etres aventureux
Passagers mystérieux
Ils quêtent leur auteur,
Dans l’air gris de bonheur
Nuages voguant à Dieu
Inclinement des cieux.

PNMA
Patrick@instant-poesie.fr

Illustration
Ciel-Narcisse en camaïeu de gris

Photo AMN
Bon dimanche et bonne semaine en gris de clarté!
Soleil. IP n°34
(le 2017-02-05 à 05:00)

A la lune devait succéder le soleil et le 2 février, Chandeleur, nous faisions sauter nos crêpes, emblèmes solaires, signes naturels des jours qui s'allongent, eux-mêmes symboles du Christ, en la fête de sa Présentation au temple.

Le soleil a embrassé
Les eaux cieux et forêts
Eblouissement tropique
Et la terre lui a tressé
Sa couronne de palmiers
En bacchanale épique

Soleil bel esthète
Posant le rouge aux lèvres
Des nuages en fête
Soleil illusionniste
Des levers et couchers
Nous tournons effrénés

Soleil magicien
Se jouant de la mer
Le matin en jaillit
Et par une autre sortie
Dans la foule des flots
Le soir s’y engloutit

Soleil fidèle amant
Aux brûlures cruelles
Et caresses sensuelles
Mage ardent
En éternel retour
Donneur de vie d’amour

Beau sonneur des solstices
Et maître des saisons
Soleil de Justice
Soleil en soi
Plus que signe de roi
Gloire du Roi-des-rois

Illustration
Lever de soleil en Polynésie.

Photo PNMA
Bon dimanche! Bonne semaine!
Lune. Instant-poésie n°33
(le 2017-01-29 à 05:00)

Après le dernier poème bien sérieux, voilà pour changer une fantaisie. C'est un pastiche de la célèbre "Ballade à la lune" d'Alfred de Musset, inspiré au retour de Chine par la photo ci-dessous. L'ami-lecteur se réjouira également de lire le poème de Musset que l'on trouve très facilement sur la "toile".

C’était dans la Chine qui fume,
Près de la grue assoupie,
La lune
Comme l’oeil qui épie.

Lune, quelle idée incongrue
Te promène loin en Asie
Près d’une grue
Pour telle facétie ?

Ou pour un stratagème
A la vue d’un dragon
Blême
Sors-tu donc de tes gonds ?

Car on ne sait quel bruit
Comme un grand coup de gong
Subit
Te fit danser qi-jong.

Voles-tu vers Pékin
A voir ton visage
Taquin
Scruter les paysages ?

Ou alors vers Shangaï
Pour surveiller son port
Pagaïe
Et jeter quelque sort ?

C’est en fait au Se-Tchouan,
Pour consoler les hommes,
Bonne âme,
Que tu apaises leurs sommes.

Et qu'il vente ou qu'il neige,
Au pays du Levant
Que fais-je
Sur la place venant ?

Je viens voir en Chine qui fume
Près de la grue assoupie,
La lune,
Comme l’œil qui épie.

PNMA
patrick@instant-poesie.fr


Illustration

Photo de JEAN FREMONT ami-lecteur
Bon dimanche! Bonne semaine
Haut-lieu de l'Esprit. Instant-poésie n°32
(le 2017-01-22 à 05:00)

Ce dimanche les chrétiens, catholiques, protestants, orthodoxes, célèbrent "la semaine pour l'unité des chrétiens" par de multiples temps de prière et conférences.
C'est l'occasion d'évoquer un haut-lieu de l'Esprit au cœur de l'Allemagne, en Thuringe à La Wartbourg. C’est la traduction que j’ai choisie de « die Wartburg », die Burg, château-fort étant donc féminin, pour en respecter l’origine et la sonorité.

En pèlerinage d’hiver, un jour,
Nous montions à la Wartbourg,
Saisis et élevés
Dans l’air glacé.

Là, voilà huit cents ans,
Les troubadours de tous pays
Rivalisaient en chants
De l’amour courtois,
Encore planant
Tout autour de soi.

Là, à la Wartbourg,
vécut en ces temps aussi
Sainte Elisabeth de Hongrie.
Par les fresques ressuscitée,
Brulant d’Amour pour Dieu et son prochain,
Elle offrit sa couronne et son pain.

A la Wartbourg :
Luther traduisit en allemand
Le Nouveau Testament,
Permettant aux laïcs et clercs
De chanter et prier
En parler courant.

Et aujourd’hui à la Wartbourg,
En une même chapelle,
Leurs cultes se succédant,
Ensemble parfois aussi
Les chrétiens de toutes confessions
Vénèrent le même Saint-Esprit,

A la Wartbourg-oriflamme,
Posée sur un éperon béni,
Comme l’accent sur l’âme,
L’âme de la Germanie.

PNMA
Illustration
La Wartbourg l'hiver.

Photo Tourispo
Aux amis-lecteurs intéressés par notre voyage j'adresserai volontiers les 3 pages scannées de l'article que j'ai publié en mars 1985 "Quelques jours en
Allemagne de l'Est". Bon dimanche! Bonne semaine!
Oiseaux. Instant-poésie n°31
(le 2017-01-15 à 05:00)

Ailes déployées
Sur les déserts orientaux
Tournoient les étourneaux
En rondes sacrées.

Plumes noires au trait orangé
Ils volent Cantabile
Lançant leurs trilles gais.


Ailleurs les cris des hirondelles
Strient d’étranges ciels
Dans le vent évasif
où tout s’évanouit.

Vols d’hirondelles
Mouvements planés
Où l’âme renaît.

PNMA
Patrick@instant-poésie.fr

Illustration
Vol d'étourneaux de Tristam au-dessus de Massada (Israël)

Photo PNMA
Au cours de ce premier trimestre nous allons tantôt chanter les beautés de la Création tantôt l'âme de lieux uniques. Que l'ami-lecteur ne soit pas désorienté par un apparent manque de suite. D'ici juin seront publiés 21 poèmes composant donc au total 51 instants-poésie en un tout organisé.
Bon dimanche et bonne semaine!
Hiver. Instant-poésie n°30
(le 2017-01-08 à 05:00)

Au ciel de l’Orient, l'étoile-conseillère
Révèle aux mages d'hier
Le Tout-Petit,
Roi des espaces infinis.

Ici le ciel a dressé la nappe de blanc ;
Un corbeau, trois corneilles
Y picorent
Au soleil rasant.

Sous le ciel la fée Gelée,
Dentellière des arbres nus,
A brodé
De lin blanc leurs tenues.

Et au ciel des lumières,
Une magicienne de l’eau,
La fait jaillir de son sein-vasque,
Et s'en revêt de glace.


PNMA
Patrick@instant-poesie.fr

Illustration
Paris, place de la Concorde, la fontaine des Mers gelée, le 1er janvier 2017.

Photo SIMON-PIERRE PINELLI
Vif merci à tous ceux qui m'ont adressé leurs vœux encourageants.
Bon dimanche, goûteuse galette, et bonne semaine!
Voeux .Instant-poésie n°29
(le 2016-12-31 à 05:00)

Quand les hommes se séparent,
Se battent en guerre…
Paix,
Sur les murs,
Peignons ton visage !

Quand nos corps souffrent,
Nos esprits s’égarent…
Paix,
Dans nos cœurs,
Gravons tes rivages !


Quand la fleur ou l’enfant sourit,
Que les hommes s’unissent…
Paix,
Sur terre et mer,
Ecrivons ton sillage !

Et quand vient l’an nouveau,
Que par le Bon, le Vrai, le Beau,
La Paix
Dans nos vies
Tisse un radieux paysage !

PNMA
patrick@instant-poesie.fr

Illustration
Pour ce 1er janvier, journée mondiale de la Paix... et fête de Marie, Mère de Dieu, Vierge peinte sur le mur de séparation à Bethléem, côté palestinien.

Photo AMN février 2015
Avec camaraderie, amitié, fraternité, ou affection,
que ce poème dise à chacun, de tout cœur,
personnellement :
HEUREUSE ANNEE 2017 !
Noël! Instant-poésie n°28
(le 2016-12-24 à 12:00)

Bienvenue à tous les nouveaux lecteurs!
Nous terminons donc naturellement notre court voyage oriental à Bethléem, "Maison-du-pain".
Poème publié en 2015 dans "Vingt Mystères de Dieu" et remodelé.(Pour la forme, chaque strophe comprend 17 syllabes en 3 vers comme le haïku japonais.)

Il fait nuit. La nuit tourne autour de la terre. Litanie des nuits : Irak, Syrie, Le Caire, Londres, Bruxelles, Paris, Nice, Berlin. Litanie que l’on voudrait finie. Dehors et dans nos vies aussi, la nuit voudrait éteindre la poésie. Nuit de la solitude subie, de la maladie, du deuil…

Mais

Dans la nuit nuptiale
Au sein du vaste cosmos
Dieu a fécondé.

Dans la nuit des mages
L’étoile radieuse
A éclairé le mystère.

« Dans la ville de David,
Est né le Sauveur,
Le Messie Seigneur. »

Dans la Maison-du-pain
Marie a pétri
La fleur de la farine.

Dans une étable,
Soudain Jésus a surgi
La fleur de minuit.

Patrick Naudin
patrick @instant-poesie.fr

Illustration
Vierge de tendresse.

Icône AMN
Que cette Tendresse aux reflets bleus
Souhaite à chacun un NOEL HEUREUX!
A Nazareth. Instant-poésie n°27
(le 2016-12-18 à 05:00)

En ce dernier dimanche avant Noël, nous allons à Nazareth
où Marie reçut l'annonce de la naissance de Jésus.

Nazareth, bourg de Galilée,
S’apaisait en cette soirée,
Comme Myriam,
Pieuse fiancée.

Elle songeait,
Quand survint un messager,
Gabriel, « Force de Dieu »,
Au sourire affectueux.

Ailé de couleurs, voilé d'or blanc,
Shalom, salue-t-il divin,
La vierge drapée de lin
Et de frémissements.

Au creux de l’oreille
Il lui glisse le secret saisissant :
« D’un Roi éternel
Tu seras Maman ».

Myriam s’émerveille,
Acquiesçant :
« Que tout soit pareil
A ta parole, heureusement »

La nuée couvrit l’ange amoureux
Et Myriam ferma les yeux.

Illustration
L'archange Gabriel.

Icône A.-M.N.
Pour beaucoup c’est déjà samedi soir prochain que nous fêterons et célèbrerons Noël ! Et nous préparons des cadeaux. Pour cette belle occasion je vous propose de FAIRE PLAISIR ENSEMBLE. Vous appréciez ces poèmes et vous pensez qu’un, deux, trois ou plusieurs proches pourraient y être sensibles ? Voudriez-vous alors bien leur offrir une inscription à l’instant-poésie ?
Selon votre idée, vous pouvez soit les inscrire directement sur mon site www.instant-poesie.fr , soit leur remettre une enveloppe avec l’indication du site, ou encore me communiquer leur mail. Comme vous le savez, c’est gratuit, sans cookie et en confidentialité d’adresse. Faites ce petit cadeau, ce sera le mien aussi, et vous aurez le plaisir d’élargir cette modeste chaîne d’amitié-beauté. Merci beaucoup !
Bonne semaine et à samedi prochain à Bethléem !
Jourdain. Instant-poésie n°26
(le 2016-12-11 à 05:00)

Allant de Jordanie vers Jérusalem-Bethléem, dans notre voyage en esprit, nous passons le Jourdain

Du haut du mont Hermon
Je saute de pierre en pierre,
Du Liban en Palestine
Me joue des frontières.

Adolescent je plonge
En mer de Galilée
Et au temple des eucalyptus
La prends pour mariée
Aux reflets
De leurs feuilles parfumées.

Bonheurs aux courtes durées,
Dans l’Histoire millénaire,
Fleuve élu on me fit des gués.
Je vis l’Arche d’Alliance et Josué*,
Peuples de paix de guerre,
Mystiques solitaires.

Cordon le plus profond de la terre
Au rift du désert,
Trop vite viennent les maux.
Barré, cerné de barbelés,
On vole mes plus belles eaux
Jusqu’à la mer où me jeter.

Mais à Beth araba, dernières lieues,
Je me souviens du Jour le plus heureux :
Jean baptise sur mes rives,
Le Ciel se fend, l’Esprit descend,
Jésus arrive
Plongeant en moi Son corps de Dieu…

Et ma course finie,
Dernier flot de ma vie,
Je me rends en torrent
Ou filet limoneux
A cette mer Morte
Et ses eaux de sel bleu.

PNMA
www.instant-poesie.fr

*Bible : Josué 3

Illustration
Le Jourdain à Yardenit (Israël) au sortir du lac de Tibériade ( mer de Galilée) tel qu'il devait être au baptême de Jésus le Messie.

Photo PNMA
Bon dimanche et belle semaine vers Noël!
Petra. Instant-poésie n°25
(le 2016-12-04 à 05:00)

Nous nous retrouvons au Moyen-Orient. Il y a deux mille ans s'y côtoient des cultures diverses, dont celle des Nabatéens demeurant entre autres à Petra, en Jordanie actuellement. Elle se situe à trois heures de route de Jérusalem.

Le torrent a creusé,
Forcé un défilé,
Et les eaux retirées,
Hommes et Soleil sont passés.

Ils ont en temples fiers
Façonné les falaises,
Fragments de Lumière,
Ardentes braises.

Lourds secrets
Que ces pierres recèlent,
Les sculpteurs ont susurré
Ce que le silence révèle.

Ailleurs, les trous noirs et béants
Qui abritaient durement,
Ce jour, d’un air absent,
Regardent les passants.

Non dernières demeures
Mais vivantes pierres,
Dont l’ocre de pleine heure
Clame la prière.

PNMA

Illustration
Petra : temple dit du "Trésor"

PHoto AMN
Ce poème est une réécriture d'un autre publié en 2008 ("Quand riment les couleurs"). Vous retrouverez les 24 précédents sur instant-poesie.fr. Belle marche vers Noël et bonne semaine!
Près de Rome. Instant-poésie n°24
(le 2016-11-26 à 05:00)

Aujourd'hui, premier dimanche de l'Avent, nous commençons à attendre Noël. Symboliquement nous partons du port de la Rome antique, Ostie, regardant passé et présent se fondre comme l'exprimait le psalmiste :"Oui, mille ans à Tes yeux sont comme hier..."

Sur les gradins millénaires
Les pins ombrent et ondoient
Au spectacle des pierres
Le soleil chatoie

Dans la nature prise pour loge
Trois comédiens ont laissé
Leurs masques horrifiés
Par le vent de la nuit pétrifiés

Au premier passant venu
Ils crient yeux écarquillés
Gueules grandes ouvertes :
« Le spectacle continue »

Au fond de la scène
Les acteurs figés en fûts de colonne
Immobiles, amaigris par les ans,
Déclament : « durs furent les temps »

D’un tragédien soudain statufié
La main d’un bras coupé
Vole quelque part
A perpétuité

Dehors le chien gris
De la mosaïque aboie
Avec le dogue passant entre les briques
Ils reniflent de pair le désarroi

Un moineau pépie sur un arbre
Et chantant les mêmes mots
la colombe gravée sur le marbre
Tend au Ciel son rameau

PNMA

http://instant-poesie.fr

Illustration
Fond de scène du théâtre d'Ostie

Photo Valentin Jeremy
De nouveau et différemment nous allons donc partir en trois étapes pour être le jour de Noël à Bethléem. Voyage-pèlerinage fictif en trois étapes, lieux où PNMA est passé il y a quelques années ou décennies...!
Andalousie. Instant-poésie 23
(le 2016-11-19 à 04:00)

Ces notes sont à la fois souvenirs et musiques. Passant du nord au sud de l'Europe, allons aujourd'hui au soleil de l'Andalousie!

Coule Guadalquivir,
Les Sévillanes s'y mirent
Dansant la séguedille.
Chante Séville,
Galeries ombragées
Et parfum d’orangers.

Patios ouvragés,
Alcazar secret,
Eau lisse des bassins,
Senteurs de jasmins
Eglises colorées,
Vierges aux Jésus adorés.

Et Grenade Alhambra
Pierres taillées sur vert major,
Terre rosée des murailles maures,
L’altière Alhambra
Sous le ciel bleu perdure,
Lumière au couchant d’or.


Coule Guadalquivir
A Cordoue Cordoba
Sous le pont romain
Et passe l’âge d’or
Des juifs, chrétiens, musulmans,
En féconds croisements.

Et Ronda juché de blanc
Enjambe le ravin.
Ronda ardent,
Arènes séculaires
Pasodobles et habits de lumière
Vibrent les foules et les pierres!

Clameurs des arènes
Guitares des tavernes
Bat, frappe , claque !
Staccato, Flamenco !

PNMA

Illustration
Jardin de l'Alcazar à Séville

Photo JEAN-LUC MAS ami-lecteur
Vous retrouverez les 22 poèmes précédents sur le site http://instant-poesie.fr .Bonne semaine et à dimanche prochain !
Haltes rhénanes. Instant-Poésie n°22
(le 2016-11-13 à 05:00)

Au lendemain du 11 novembre... nous allons en Rhénanie, pays où je vécus dans ma jeunesse. Un instant-poésie est dérisoire, quand une bibliothèque ne suffit pa à cette artère au cœur de l’Europe, à ce fleuve né suisse, à moitié français en longeant l’Alsace, allemand essentiellement et néerlandais en rejoignant la Mer du Nord. En quelques haltes, à l’inverse, remontons le Rhin.

Cologne, Cologne, cloche de joie
Qui cogne dans mon cœur.
La cathédrale des Mages et empereurs
Regarde du haut de ses flèches de Foi
Passer les trains à ses portes,
Flots, carnavals et cohortes.

Coule le Rhin, roule le Rhin,
Rhin païen, Rhin chrétien.

Passe Bonn, Berceau de Beethoven,
Parcs où sa musique résonne,
De l’hymne européen
Quand le printemps vient :
« Tous les hommes deviennent frères »
Au bord du Rhin fêté en Père.

Passe Coblence, confluent,
Moselle méandreuse et Rhin puissant
Conjuguent leurs virées,
Et de leurs vignes enivrés,
Au « Coin allemand »
S’enlacent en amants.

Il a forcé son chemin en géant,
Entre monts et murailles
Le fleuve viril, imposant,
Pour couler d’amour vers Lorelei
Entre châteaux et bourgs,
Sentinelles-tambours.

Passe Rüdesheim et ses chants
Ses tavernes en ivresse,
Quand se mire sur l’autre flanc
Bingen au souvenir saint,
D’Hildegarde la prophétesse
Musicienne médecin.

Coule le Rhin, roule le Rhin,
Rhin païen, Rhin chrétien.

Passent Kehl et Strasbourg enfin,
Le temps vient
Où elles ne feront qu’un
De l’Ill au Rhin,
Par-dessus le Rhin,
Le Rhin européen.

Illustration
La vallée supérieure du Rhin et ses vignobles.

Photo pixabay
A dimanche prochain pour une nouvelle visite dans un pays voisin ! Bonne semaine!
Automne. Instant-Poésie n°21
(le 2016-11-06 à 04:00)

Nous restons ce dimanche dans la tonalité de novembre, passant du regard intérieur à celui sur la nature.

Lassée de sa tenue verte d’été,
Délaissée de nos regards habitués,
La Nature se fait une autre beauté.

Vignes mordorées,
Erables pourprés,
Leurs feuilles réchauffent les cœurs
D’un feu de couleurs.

Elles s’offrent en voletant
Pour tapisser les sentiers,
Crisser sous les souliers,
Les feuilles foulées.

Les arbres se sont défaits,
Frémissant,
De leur tenue de soirée
Aux couleurs de couchant...

Puis apparaît aux lueurs du levant,
Par le Créateur des Nuées
Délicatement posé,
Un pointillé de frimas blanc.

PNMA

Illustration

Photo AMN
Dimanche prochain nous reprendrons nos visites dans nos pays voisins. Bonne semaine!
Toussaint. Instant-Poesie n°20
(le 2016-10-31 à 05:00)

Après les deux dernières ballades profanes, le temps est venu d'un poème spirituel. Ce dimanche précédant la Toussaint nous y conduit naturellement.

Toussaint, jour de Fête,
Plus même, Solennité,
Félicité.
Saint-Jean, l'écrivain-prophète,
Prisonnier dans une île grecque,
Transmet cette Nouvelle :

Il l’a vu, qu’on le croie :
"Une foule immense" dans la joie,
Vêtue de bonheur et lin blanc,
Eblouie "les palmes à la main,
Devant le Trône, l’Agneau, le Saint",
Vivants devant "le Vivant".

Ce jour premier du mois,
L’Espérance est donnée,
De l’Eternité
Pour franchir le jour deux,
Celui des pensées à Elle, à Lui, à Eux
Creux et caresses au fond de soi.

Au-delà de la béance,
En l’intérieur, en silence,
Secrète, parvient une voix
Toute ténue
-L’ai-je bien entendue ?-
Je suis près de toi.

Là, derrière la cloison,
Un souffle, frêle son,
Légère flamme,
Survient réchauffer l’âme :
Elle, Lui, Jésus, Quelqu’Un,
T’aime sans fin.

PNMA


Illustration

Photo AM et PNMA
En union de pensée et de prière, plus particulière avec les ami(e)s-lecteur(rice) veuves et veufs et orphelin(e)s ces derniers temps, à qui ce poème est dédié.
Bienvenue aux nouveaux lecteurs. Ils trouveront les poèmes précédents sur le site http://instant-poesie.fr .
Tallinn. Instant-poésie n°19
(le 2016-10-23 à 05:00)

Ce poème est un souvenir de voyage en 2002. Tallinn, capitale de l'Estonie (1,3 M. d'habitants), est le plus septentrional des trois pays baltes sur le golfe de Finlande et frontalier de la Russie. Un charme très particulier lui, et leur, est conféré par la situation au carrefour des influences nordique, slave et germanique.

Tallinn du Nord
Elle a son port
Ville de Hanse
Le port y danse

Mer-ville alliées
Airs familiers
Quais allongés
Murs orangés

Dans la Tallinn
Sous la colline
Place carrée
Si colorée

Place Raekoja
Siècle au-delà
Au pays balte
La belle halte

Les fières demeures
Grandes allures
Rouges toitures
Ont oublié les heures

Calme cité
Sérénité
On y est bien
Charme estonien

PNMA
Illustration
Tallin : vue sur la vieille ville et le port.

Photo PNMA
Bonne semaine de vacances automnales! Et à dimanche prochain, "si vous le voulez bien"!
Carillons de Hollande Instant-Poésie n°18
(le 2016-10-16 à 05:00)

Ce quatrième trimestre nous allons poursuivre nos voyages en Europe et ce dimanche aux Pays-Bas.

Carillon sonne à Middleburg
Quarts d’heure clairement
Il rappelle le temps

Le carillon sonne à Veere
Soufflant au vent
Airs de trouvères

Le carillon sonne à Flessingue
Au rythme des passants
Calme les cœurs battants

Le carillon sonne à Delft
A ses faïences bleues
Donne le ton des cieux

PNMA
juin2016

Illustration
Le Beffroi de Veere

Photo de nos amis-lecteurs Mathot
Bonne semaine et à dimanche prochain à Tallinn!
Lourdes. Instant-poésie n°17
(le 2016-10-09 à 05:00)

Depuis 158 ans, Lourdes ne se présente plus. Citant les "lieux où souffle l'Esprit", Barrès la nomme en premier.
Lourdes, ce sont certes les marchands, les artisans, les restaurants, mais infiniment plus : les souffrants, tous ceux qui viennent espérer, les cœurs touchés, les cœurs touchants.

Pour la neuvième fois, dans le froid de février,
Une Belle Dame à Bernadette apparaît.
Elle lui parle en secret :
« Allez boire à la fontaine et vous y laver… »

Pas de source. Bernadette à genoux va chercher.
La Belle Dame, alors, montre où cheminer.
La fillette à mains nues vient creuser.
De la vase, une eau pure sourd au fond du rocher.

« Aquero » « Cela »,
Bernadette l’entend et la voit.
Par le Maître-de-Toutes-Sources,
La Dame guide ses pas.

Les ans passent : la source ne cesse de couler,
Les lourds fauteuils de rouler.
Et s’ils ne sont guéris, les corps et les cœurs blessés,
La source fait signe, Marie vient les caresser.

Et chantant la Miséricorde du Père
Toute cette année, sortant de terre,
La source signe sous l’Immaculée Conception
Je suis «Marie-de-la-Tendre-Onction ».

PNMA
Ce 7 octobre 2016, en la fête de Notre-Dame du Rosaire


Illustration
La source de la grotte de Lourdes.

Photo Vincent
Que ce poème soit à chacun une goutte d'eau de cette source
de Vie! Bon dimanche!
Exposition à Lourdes IP n°16
(le 2016-10-06 à 20:00)

Tout le mois d'octobre, à la galerie Sainte Véronique du Centre d'information des sanctuaires, Claude Turlan photographe et moi-même pour les poèmes, réexposons les "Vingt Mystères de Dieu, ou les vingt grands temps de la vie de Jésus et Marie, le Rosaire. Pour en donner une illustration, voilà le premier Mystère de Lumière.

« Commencement…
Sur la face des eaux
Planait le souffle de Dieu. »*
Parcourant tout l’univers,
« La voix du Seigneur
Domine les eaux. »*

Vent de la mer
Mouvant les vagues, Il murmure,
Maître-des-Flots.
Brise de ruisseau,
Il passe dans le silence,
Le Seigneur-des-Eaux.


« Et dans l’eau du Jourdain,
Jean baptise Jésus. »*
Initiant son destin.
Un rais de Lumière
Fend la voûte de verdure ;
L’Esprit y descend.

Noce cosmique
De Terre et Ciel,
D’où l’Eau et l’Esprit coulent à flots.
La voix du Père sur l’eau
Couronne Jésus,
Fils du Très-Haut.

Illustration
"LEsprit de Dieu planait sur la face des eaux..."

macrophotographie de Claude Turlan
A dimanche , encore près de l'eau , à la source de la grotte de Lourdes.
Mer des saisons. IP n°15
(le 2016-10-02 à 05:00)

Les fleuves nous conduisent à la mer. Nous y revenons après le changement de saison.

J’ai vu houle floue
Sous le haut vent qui résonne
A l’heure d’automne

Puis mer sous soleil
Et le soleil sur la mer
Jour brillant d’hiver

La mer entre les pins
Aux reflets d’or et d’argent
Dira le printemps

Instant fulgurant
Ce grand feu d’éternité
Beau comme l’été

PNMA



Illustration
Coucher de soleil à Santorin (Grêce)

AMN
Dimanche prochain nous serons à nouveau près de l'eau,
mais très différemment... puisqu'au bord du Gave à Lourdes. Nous y sommes de fait ce dimanche, où nous pensons à nos amis-lecteurs.
Bonne semaine et bon dimanche.
Nous y serons de fait
Vos réponses. Instant-poésie n°14
(le 2016-09-25 à 05:00)

70 réponses exactement au questionnaire ! Vraiment un vif merci pour :
-votre forte participation
-vos encouragements intenses et chaleureux à poursuivre les instants-poésie.

1) Support et fréquence : L’envoi électronique hebdomadaire convient à 93% !
Il est donc ainsi maintenu avec deux propositions intéressantes (voir à la fin).

2) Souhait de récit complémentaire (prose/vers alternés) : oui 85%, non 15%.

3) Méditation approfondie sur les grands sujets de l’Amour, du dernier passage, de la Beauté… : oui 80%, non 20%.

Pour 2 et 3 je note bien une aspiration certaine. Au fil des thèmes et de l’inspiration j’y viendrai.

4) Votre participation : pour une adhésion 43%, une cotisation libre 34%, autre 10% (sous-total 87%), non 13%.
La question de fond était de dire notre reconnaissance à Emmanuel Pottier pour l’ « application » qu’il a créé pour l’Instant-poésie .
J’adopte une idée parmi les 10% « autre » : de mon côté lui offrir une « gourmandise » et de votre côté je vous invite à quelques mots de remerciements soit en cliquant sur « contact » ci-dessous soit directement en le rencontrant à Bougival.
Que vive ainsi l’esprit de gratuité de la poésie par électronique!

5) Partage des joies et des peines pour en faire un « merci » ou un « s’il-te-plaît » à Dieu : oui 61%, non 39%.
L'adhésion est moins forte que pour 1,2 et 3. Elle est donc laissée à maturation.

6) Suggestions
-Publication sur facebook : épisodique jusqu’ici je vais la rendre plus systématique.
-Enfin plusieurs personnes aimeraient avoir un recueil des poèmes sur papier. Avec plaisir je le ferai.

Illustration
Nous poursuivons donc ensemble avec joie.
Bonne semaine et à dimanche prochain
pour une nouvelle méditation en chemin...
L'offrande de la Loire. Instant-poésie n°13
(le 2016-09-18 à 05:00)

De la basilique de Saint-Benoît/Loire où nous étions dimanche dernier, nous parcourons aujourd'hui les quelques centaines de mètres jusqu'au fleuve.

A l’heure du levant
Me voilà Loire aux sables mouvants
Lit vermeil et reflets d’argent

A l’heure de midi
Me voici rivière de diamants
Entre églises et châteaux galants
Pierres précieuses à ses rives serties

Et quand vient l’Or du couchant
J’offre mon corps saphir
Aux bras du ciel amant

PNMA

Illustration
Aube sur la Loire

Photo-paysage
Vif merci aux bien nombreux amis-lecteurs qui ont répondu au questionnaire. Vous pouvez encore le faire (deux minutes) jusqu'à ce dimanche minuit (si difficulté, n'hésitez pas à m'appeler 07.78.68.18.94). Dimanche prochain je vous en livrerai les résultats et conclusions. Bonne semaine!
Notre sondage de rentrée Instant-poésie n°12
(le 2016-09-11 à 05:00)

Après les onze instants-poésie de cet été (sur le site http://instant-poesie.fr ), le moment est venu à cette rentrée de faire ensemble, si vous le voulez bien, un point « stop ou encore ?», avec un regard : rétrospectif, un projet et un court questionnaire (lien dans le texte ci-dessous). D’avance merci d’y répondre nombreux.

REGARD RESTROSPECTIF
Un grand nombre, 116 ! parmi vous m’ont envoyé spontanément des mails ou des messages d’encouragement et souvent plusieurs fois : 276 au total ! C’est un succès inattendu. Je vous en remercie de tout cœur.
Merci aussi parce que vous m’avez incité à la création. Hormis Venise, Athènes et Saint-Benoît-sur-Loire, les 8 autres poèmes ont été écrits cet été
Vos encouragements sont forts. Pour vous en donner la tonalité je me dois, malgré le souci d’humilité, je n’en citerai que deux :
« Quelle fraicheur, quelle sensibilité, quelle émotion alors que notre monde est continuellement dans les affres. Je te remercie.» ML
« Je tenais à te remercier de m'avoir nourri tout cet été de tes magnifiques poésies, qui me touchent beaucoup par leur spiritualité et leur beauté! » HN
-C’est La confirmation d’un double besoin : le vôtre, d’avoir cet instant de méditation, et le mien, d’être artisan de mots
PROJET
Naturellement donc cela m’invite à poursuivre le voyage : déceler, regarder, contempler la Beauté de la Création, des sites et des hommes.
Je me prépare à vous adresser un autre poème par semaine jusqu’en juin méditant sur les trois thèmes évoqués ci-dessus (nous irons, entre autres, en Bretagne…)

QUESTIONNAIRE
Vous l’obtenez directement en cliquant sur le lien ci-dessous :
questionnaire
(ou bien collez le lien dans votre navigateur : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScZVjoeCuwyYjtRodaYhVpMgoZK2PIaoAdyNggLj0Xep1L6Aw/viewform ).

Illustration
ATTENTION : le poème de dimanche prochain ne sera envoyé qu’à ceux qui d’une manière ou d’une autre m’auront fait signe : réponse à ce sondage, mail à mon adresse, telephone, facebook, texto, clic sur http://instant-poesie.fr/ et un seul clic en haut à droite.
Le bateau est prêt à jeter l’ancre avec vous... à hisser les voiles et les laisser gonfler au souffle de l’Esprit !

PNMA
07.78.68.18.94
L'instant-poésie N°11
(le 2016-09-04 à 05:00)

Dernière étape de notre voyage estival, l'abbaye de Saint-Benoît/Loire, appelée aussi de Fleury, est une abbaye bénédictine, communauté de 32 moines, située à 140 kilomètres au sud de Paris et 40 en amont d'Orléans, dans la partie du Val de Loire inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Essentiellement édifiée au XIème siècle, elle est un modèle d'art roman lumineux. Elle abrite les reliques de Saint-Benoît (480-547), père des moines de l'Occident et patron de l'Europe.

Saint-Benoît
Blanche basilique
Chœur mystique
Appel à la Foi

Corps de pierre
Où coule la vie
Nef-lumière
L’amour s’irradie

Basilique de Fleury
Blanche clarté
Nef qui sourit
Beauté

Basilique de Fleury
Temple de lumière
Et de l’Esprit
Ave !

PNMA

Illustration
Nef et chœur de la basilique

Photo Abbaye de Fleury
Nous voilà rentrés et le moment est venu de faire le point sur cet été poétique. Plus de 110 amis-lecteurs ont cliqué spontanément sur contact avec parfois de forts encouragements. J'ai donc, naturellement l'intention de poursuivre. Mais c'est AVEC VOUS que je souhaite en préciser les modalités. DIMANCHE PROCHAIN donc je vous enverrai un questionnaire ouvert avec une esquisse de projet, espérant que vos réponses seront toujours aussi nombreuses. Vous pouvez toujours consulter les instants-poésie antérieurs sur le site http://instant-poesie.fr/ Bon dimanche! Belle semaine!
L'instant-poésie n°10:
(le 2016-08-28 à 05:00)

Située à une vingtaine de kilomètres au sud de Montpellier, Maguelone fut à l'origine de cette ville. Ce sanctuaire connut pendant un millénaire un destin glorieux, siège d'un grand évêché, refuge temporaire de plusieurs papes, avant d'être abandonné et pillé. Il demeure aujourd'hui un pur joyau du Sud. Que ces vers-éclairs soient souvenirs ou invitation à venir en ce site magique, où le soleil fait jouer les eaux et les mots.

Maguelone entre étangs et mer
Que d’étroits cordons relient à la terre
A quelle étoile du Ciel une corde te relie-t-elle ?

Promontoire au milieu des eaux
Tu focalises toutes les lumières
Tu vocalises de ta nature et de tes pierres

La basilique-cathédrale
Y chante purement
En cintres forts son art roman

Les temps y furent parfois durs
La Vierge en a les mains coupées
Mais la prière des bougies y perdure

L’Esprit-solidaire aussi
Les compagnons de Maguelone
Y aident les handicapés de la vie

Pour que donnent
Abondamment les fruits
De la terre et des eaux

Celles que toujours sur une stèle
Chante Mistral
En vers provençaux :

« Nautre en plen jour
Voulèn parla toujour
La lenguo dóu Miejour… »*

Langue du midi
De la mer saoulée de soleil
De l’air qu’enivrent les vignes

Plus haut sous les lauriers
Un paon blanc
Passe majestueusement

PNMA


Illustration
Maguelone

Photo Anne-Marie Naudin
* « Nous autres, en plein jour-nous voulons parler toujours-la langue du Midi ». Frédéric Mistral, "La Respelido" (La Renaissance ). A cette 9ème étape s'achève notre "voyage" en Méditerranée. Dimanche prochain, sur le chemin du retour en Ile de France, nous nous arrêterons à Saint-Benoît/Loire. Bon dimanche et bonne "rentrée"!
L'instant n°9
(le 2016-08-22 à 10:00)

Dans notre « voyage » en Méditerranée, l’escale de Nice n’était pas prévue. Mais je pensais réserver un « instant » aux quatre-vingt-cinq migrants qui, dans « Notre mer », meurent chaque semaine depuis le début de l’année. Quatre-vingt-cinq !! Comme à Nice en une heure... Et je suis aussi niçois. De trois à dix-huit ans, courant dans ses collines, allant dans ses montagnes, me jetant dans sa mer, élevé par ses professeurs et ses prêtres, Nice m’a enfanté. Et qui, un jour, de près ou de loin, sur la terre, sur image ou en un roman, un instant ou une éternité, à (ou de) Nice n’a pas rêvé ? Le 14 juillet 2016 c’est le cauchemar. Sans vers, ni rime, ces lignes, sans coupures, tentent pauvrement de dire aux victimes, aux Niçois et mes amis de jeunesse, ma compassion.

Ce soir-là, la courbe ample et parfaite de la Baie des Anges s’illumine de feux et paraît celle des Archanges.
Subitement, Lucifer sort de ses chaînes, écrase, massacre, au bord de la mer. Tuerie d’hommes, crime cosmique. Sainte-Réparate, la patronne, implore. Le mont Chauve, gardien bafoué, rentre ses épaules, effaré. A Cimiez les toiles des musées muent. Les bleus de Matisse foncent en noirs et les rouges de Chagall deviennent sang. A la colline du Château, les tombes du cimetière tremblent : laquelle recevra un corps écrasé ? A Gairaut, la cascade gronde et la chapelle se terre. Crime cosmique. On prie et pleure sous la lueur d’un vitrail violet.
Mais Nice restera « Nikaïa », « celle par qui la victoire est arrivée"*.
PNMA

Illustration

En signe de deuil, pas d'image cette fois.
*Etymologie possible du nom de la ville.
Qu'un beau rayon de soleil éclaire aussi votre dimanche!
Nous le retrouverons en tous cas dimanche prochain à Maguelone . Bonne semaine!
A la maison de Meryem-Marie, Ephèse, Instant-poésie n°8
(le 2016-08-14 à 05:00)

Dans notre voyage spirituel, nous revenons en Europe par la Turquie. Dans le district d'Izmir/Smyrne se trouve la maison de Marie, contrastant avec les vestiges imposants des grandes cités antiques d'Ephèse et Aphrodisias . Elle est un lieu de culte pour les musulmans et pour les chrétiens. Une des traditions catholiques la considère comme le lieu de l'Assomption de la Vierge, fêtée demain. Elle y aurait passé avec Saint-Jean l'évangéliste les dernières années de sa vie. Ce poème est une réminiscence d'un temps fort de 1994.

Au milieu des pins, yeuses et cyprès
Nous montons un chemin de Méditerranée
En une douce chaleur ombragée.
Au mont "Bülbul", "Rossignol",
Un chant viendra-t-il nous charmer?

Une maison de pierres apparaît
Petite chapelle voûtée
Semblant un logis de bergers.
Deux pièces à peine séparées
Mènent à la statue de Meryem-Marie vénérée.

Là vécut celle qui fut jeune fille d'Israël
Aux uns la mère du prophète Issa*
Aux autres la Mère de Dieu venue ici-bas
Aux croyants la Mère Universelle
Qui nous aime et que l'on aime.

Dans la pièce d'entrée
Nous attendons en silence et respect.
Un faisceau de jeunes femmes
En d'amples voiles enveloppées
Chantent à Meryem leurs mélopées.

Et pour aller prier Marie
Nous nous croisons
Nous nous sourions
Comme d'une même fratrie.

Deux chants deux Fois
En la maison de Meryem-Marie
Un cœur un instant sous le même toit.

PNMA
Illustration
La maison de Marie à Ephèse

Imagessaintes
*Jésus en arabe
Les sept instants-poésie précédents sont sur le site http://instant-poesie.fr/
Prochain étape-instant : Nice
Bon dimanche! Belle semaine d'été!
L'instant-poésie N°7 : Galilée, la Mer et le Mont
(le 2017-09-24 à 07:00)

Nous poursuivons donc notre voyage-pèlerinage-souvenir en Galilée, "carrefour des Nations", à 120 kilomètres au nord de Jérusalem, dans ce triple pays : Terre Sainte-Israël-Palestine

Voilà l’étendue d’eau
Mer ou lac comment te dire
Toi qui as forme de lyre ?
Revient-Il pour te faire chanter,
L’Homme sorti du tombeau ?

Le Mont regarde la Mer, La Mer reflète le Mont.
Elle lui murmure en vagues légères :
« Te souviens-tu du jour de ma grande colère ?
C’est bien Lui : Il était venu apaiser mes fonds.

Et un matin, en merci
J’avais offert à Ses amis pécheurs
De grands lots de poissons
Qu’ils sortaient de mes flots*. »

Et le Mont de rive en rive à la Mer répond :
« Oui, les foules Le suivaient sur mes pentes et plateaux
Et jamais je n’oublierais ses mots :
- Heureux … Heureux…Heureux…
Heureux les artisans de paix…**- »
De rêve en rêve on en entend l’écho.

Et l’Homme reprit
« Que l’on s’aime ! »
Lui, le Poète Suprême.

PNMA

Illustration
Lac de Gennésareth (ou de Tibériade ou mer de Galilée) vu du Mont des Béatitudes où Jésus Christ prononça ces paroles.
*Les miracles de la "tempête apaisée" (Bible :Marc 4,35...) et de la première "pêche miraculeuse" (Luc 5,1...); les béatitudes ou promesses de bonheur (Matthieu 5,3...).
Prochain Instant-Etape en Turquie : "Ephèse, la maison de Myriam".
Bon dimanche! Bonne semaine!
L'instant-poésie N°6 : Jérusalem, les trois rochers
(le 2016-07-30 à 07:00)

Horreur après horreur : silence, prière, recueillement...
______
D'Athènes à Jérusalem : oui. Pendant 270 ans, avant les Romains, la Judée et toute la Palestine ont été pétries par la Grèce. Jérusalem ! Il faut quinze psaumes pour monter vers toi. Voilà quinze lignes, pardonne-moi.

Jérusalem, rocher sous dôme d’or
Sur ton esplanade, veillent aussi des oliviers
Leurs feuilles frissonnent « Salam ! Shalom ! »
Pour offrir la Paix

Jérusalem, rocher sous le Mur des prières,
Un juif appelle « Elohénou»,
« Notre-Dieu », l’Un parmi nous,
Comme s'il parlait à son voisin


Jérusalem-Golgotha, rocher du crucifié Ieshouah*
Rocher de vie et de mort, toujours et encore
Son tombeau est là tout près…
un murmure dit :« Il n’est pas ici… Allez voir en Galilée »**

Alors nous nous en sommes allés
Et sur la route avons revu les trois rochers,
Au loin, bien au loin ils ne faisaient qu’un
La silhouette de l’appelé UN

PNMA

Illustration
Jérusalem. Rocher du Golgotha ("lieu du crâne" ou Calvaire)
vu en bas, sous le lieu de vénération.

Pinterest
*Jésus en hébreu; ** Bible : Matthieu 28,5-7; Marc 16,6-7
L'ami-lecteur pourra poursuivre le voyage ou le pèlerinage en parcourant la Bible, en "surfant" ou en lisant les 56 autres méditations de PNMA.
dans "Traces en Terre de Dieu" (Amazon).
Prochain "Instant" : Galilée, mer et mont.
Bon dimanche! Bonne semaine!
L'instant-poésie n°5 : Athènes, Parthénon
(le 2016-07-24 à 10:00)

Poursuivant notre voyage, une escale s’oblige à Athènes, au Parthénon, littéralement “demeure des vierges”.
Construit au Vème siècle siècle avant Jésus-Christ, il était consacré à la déesse Athéna Parthenos, protectrice de la cité et déesse de la guerre et de la sagesse.
Symbole de la démocratie, , le Parthénon a été le modèle de temple qui a le plus inspiré les monuments du XIXe siècle :Assemblées nationales, bibliothèques, universités, musées et institutions financières.

Parthenon Temple absolu
Posé tel sur le mont nu
Au bleu du Ciel jailli
Éclat blanc marbre poli

Colonnes de marbre
Plus belles que palabres
Temple par l'homme rongé
Mais par LUI toujours songé

Mouton d'écume pétrifié
Au sommet de la vague immolé

Sur le mont personnifié
Au doigt de la déesse bague ciselée

Le Front regarde la Mer
Les Pierres affrontent le Vent
Envoûtent l'Air
Au delà des temps

Façade de blanches colonnes
Rideau de théâtre sans frise
Où sans cesse se joue et sonne
La "Sagesse jamais conquise"

Force des fûts au Ciel dressés
Forgeant de sept espaces l'air azur
Tels sept lettres calme murmure
Couleur Eternité D I E U E S T

PNMA

Illustration
“Quand je vis l’Acropole, j’eus la révélation du divin.” Ernest Renan

Photo howsuffworks
Nouvelle aux “passagers” : grâce à notre informaticien Emmanuel, nous avons désormais un site : http://instant-poesie.fr !
Vous y retrouverez directement tous les “instants” précédents.Vous pourrez également vous y inscrire en un clic pour être
sûr de recevoir régulièrement “l’instant-poésie”.
Bon dimanche!
Prochaine étape : Jérusalem.
L'instant-poésie n°4 : Mer d’amour
(le 2016-07-17 à 08:00)

Aujourd’hui, avant tout,
Deuil national, régional, personnel, universel.
Art, Poésie, Culture, Foi, Compassion, Amour vaincront toujours.
Mais nous poursuivons notre voyage vers la Grèce, aujourd'hui en contemplant la mer...

Mer du matin
Voile vert de nouvelles clartés

Mer du soir
Aux impressions d’argent sur robe de lamé

Mer langoureuse des sables
Enlacements inépuisables

Océan combattant des rocs
Frappeur des falaises

Mer turquoise jade émeraude
Aux tons clairs des eaux chaudes

Mer on t’aime comme une femme
Te voir seulement comble l’âme

Mer au Monde Majuscule enluminée
Mer à la terre respiration innée

De Dieu-Père à la Mer
Baiser infinissant

Patrick Naudin Mac-Auliffe
Illustration
”Elle est retrouvée. Quoi? L’éternité,
C’est la mer allée avec le soleil”. Arthur Rimbaud

Photo Geneviève Durand, amie-lectrice
En route vers la Galilée, prochaine escale : "Athènes, le Parthénon".
Bon dimanche! Bonne semaine!
L'instant-poésie n°3
(le 2016-07-10 à 13:00)

D'Arles, poursuivons notre voyage.

Voici Venise aux tons pastel
Posée comme une frise sur la mer sous le ciel


Venise ville rose
Belle promise sur l’eau repose


Venise ville douce
Tendre Anaïse à peine rousse


Venise couleur de Sienne
Belle marquise en méridienne


Venise comme un berceau
Parfois grise toujours joyau


Venise ville aquarelle
L’eau t’éternise calmes venelles


Venise ville sereine
De l’eau éprise elle se fit reine


Venise ville phare’
Fleur sur l’eau sise beau nénuphar

Venise qui chante tellement
Que les Pierre et Louise y viennent en amants


Venise sur l’eau sinueuse
Coulant à la guise de leurs amours flâneuses


Venise qui tant nous plaît
Que les Princes t’élisent pour bâtir leurs palais


Venise qui mire dans les flots
Ses maisons de porphyre ses palais orientaux


Venise rêves flottants
Eglises et bateaux blancs


Venise aux pierres luisantes
Où l’eau s’irise noce fervente


Venise s’endort beau soir de l’Orient
En robe d’or d’eau et d’argent

Patrick Naudin Mac-Auliffe


Illustration
Vue du Grand Canal

Photo Florence Naudin-Pinelli.
Poème in "Quand riment les couleurs" lelivredart 2009,
poèmes illustrés par l'artiste-photographe Claude Turlan.
________

Embarquons maintenant,
pour le voyage d'Orient, vers Jérusalem....
où nous devrions arriver après une dizaine d'instants-poésie.
Prochain instant-étape : en mer...
Bon dimanche! Bonne semaine!
L'instant poésie n°2
(le 2016-07-02 à 22:00)

Pour cette série d'été je vous invite à un voyage en Méditerranée. Arles, grand port du Rhône, la desservait dans l'Antiquité. Les Alyscamps, Champs-Elysées en provençal, cité des morts vertueux dans la mythologie grecque, sont une nécropole païenne puis chrétienne, de l'époque romaine jusqu'au moyen-âge.

Aux Alyscamps, l'été,
Le Temps vient s'arrêter.

Aux cigales enchantées,
Le lézard glisse,
Le pin se hisse.

Les cyprès,
Cierges toujours verts,
Flèchent le Midi.

Flamboiements austères,
Ils prient et veillent
Les nacelles de pierres.

Sous les ombrages passagers,
Sommeillent les marins,
Dans leur éther nuité.

Leurs barques de marbre
Reposent en paix
Au port d’Eternité.

Illustration
Les Alyscamps

(photo Hubert Jeu)
Merci à tous ceux, nombreux, qui ont envoyé un mot d'amitié ou d'encouragement. A ceux qui n'ont pas reçu le N°1 explicitant la démarche, il sera mis en ligne dans la semaine.
Prochain instant-étape : une porte de l'Orient...
Bon dimanche, bonne semaine!
L'instant poésie n°1
(le 2016-06-26 à 10:00)

Voilà l’été, un temps pour chanter,
A l’ami, au frère, à l’inconnu
Aux souffrants, aux blessés de la vie,
Aux gens heureux aussi.

Voilà la premier “instant- poésie”
Pour être unis
En pensée ou dans l’Esprit.

Chanter la Création, chanter Dieu,
Un air profane, un air sacré,
La Beauté à nos yeux.

Un poème, une image
Glissant sur l’écran,
Frêle étincelle un instant.

Une brève visite,
Un je-pense-à-toi,
Le dimanche, un bonjour insolite.

Quand tant de miroirs renvoient si bas,
Un regard vers le haut, le Très-Haut,
Juste une gorgée d’eau.

Patrick Naudin Mac-Auliffe


Illustration
La visitation de Marie à Elisabeth,
Chapiteau de la tour-porche de Saint-Benoît-sur-Loire.

Pour recevoir régulièrement « l’Instant-Poésie » merci d’inscrire votre adresse ci-dessous
Patrick Naudin Mac-Auliffe, né le 6 juin 1947 à Niort (Deux-Sèvres),a vécu sa jeunesse à Nice. Marié, et père de trois enfants, il a mené une carrière de responsable de formation et de relations humaines). PNMA a publié successivement : « Quand riment les couleurs », « Traces en Terre de Dieu : méditations illustrées en Israël/Palestine » et « Vingt Mystères de Dieu ». Le premier et le troisième ouvrage, illustrés par le photographe Claude Turlan ont donné lieu à plusieurs expositions : à Paris et en Province.

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